21 septembre 2019

Le Stade Dijonnais patron de la Bourgogne

Après avoir battu Mâcon la semaine passée (23-19), le Stade Dijonnais recevait d’autres Bourguignons. Nevers, plus gros budget de la division, se déplaçait aujourd’hui à Bourillot après une courte victoire face à Montluçon la semaine passée (12-10). L’occasion pour le Stade de s’octroyer la suprématie régionale…

(Photos : Anatole Barbier)

Vincent Cortès a parfaitement animé le jeu du Stade Dijonnais.

Malgré de nombreux joueurs étrangers dans chaque camp, un derby reste un derby ! A peine 2 minutes de jeu, et l’arbitre ordonne déjà aux deux capitaines de calmer leurs troupes. Pour vaincre Nevers, le Stade décide de faire du jeu. La récompense arrive sur la première attaque dijonnaise. Servi sur un plateau par le Sud-Africain Geldenhuys, l’ailier fidjien Koroivoutu conclut un beau mouvement des rouge et bleu. Cortès transforme (7-0, 5ème).

Le Stade fait le jeu

Avec des avants meilleurs en conquête que face à Mâcon, les arrières stadistes sont idéalement alimentés. Sur la deuxième attaque dijonnaise, Koroivoutu est tout proche du doublé. Puis Nevers va réagir. Pujo profite de l’indiscipline des locaux pour marquer deux pénalités, mais Cortès lui répond (10-6, 21ème). Sur le coup d’envoi, Jenneker récupère la balle, l’action se poursuit et Benoît Trapet plonge entre les perches (17-6, 22ème).

La mêlée dijonnaise a fait exploser la première ligne de l'USO Nevers.

Qui met du rythme marque

Une petite bagarre rappelle à tout le monde qu’un derby n’est pas fait que de beau jeu ! Réduit à 14 contre 14 (carton jaune à Jenneker suite à l’altercation), Dijon fait le jeu. Koroivoutu (encore) est à deux doigts de marquer. C’est finalement Clément Rivier qui marque l’essai du bonus offensif sur une attaque en première main, bien impulsée par Cortès (24-9, 33ème). Dès qu’une équipe met du rythme, l’autre est à la faute.

Indiscipline stadiste

Nevers va finir fort. Une relance de Carmona depuis ses 22 mètres met le feu. Le Stade se montre solidaire défensivement, à l’image de Jenneker qui délivre quelques jolis cartons, mais trop indiscipliné. Pujo enquille les pénalités (24-15, mi-temps).

Paterson plaque Smales : les Anglais se battent entre eux ! De bon augure avant le quart de finale de Coupe du Monde entre la France et l'Angleterre.

Défense hermétique

Nevers débute mieux et concrétise sa domination avec deux nouvelles pénalités (24-21, 53ème). L’écart au score fond… Mais au lieu de douter, les Dijonnais, emmenés par Thomas Genevois, repartent de l’avant. Julien Jeuvrey redonne immédiatement de l’air avec deux pénalités éloignées et un drop (33-21, 62ème). Nevers, après une grosse entame de 2ème période, semble avoir épuisé toutes ses forces. La mêlée côte-d’orienne démolit littéralement celle des Nivernais. En fin de match, Koroivoutu aura enfin son doublé ! La victoire de Dijon 38-21 (avec bonus) est nette et sans bavure.

Avec ce succès face à Nevers sous un soleil estival, le Stade Dijonnais gagne le statut de n°1 en Bourgogne (comme l’an passé). Les intentions de jeu sont là, la mêlée et la défense sont solides, et les arrières sont bien en jambe… Avec tous ces ingrédients, la saison du Stade peut être belle ! Il faudra toutefois améliorer la discipline pour faire un résultat à Orléans.

Les meilleurs : Jenneker, Geldenhuys, Cortès et Koroivoutu à Dijon ; Pujo, Carmona et Smales à Nevers.

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