29 octobre 2020

Jérémy Leloup : “Gommer ces petites erreurs”

Arrivé en 2010 à la JDA en provenance de l’autre Jeanne d’Arc, Vichy, Jérémy Leloup a réussi le pari de remonter en Pro A avec le club bourguignon. Cette année, avec ses anciens coéquipiers de la JA Vichy et les autres, il va tenter de maintenir le promu dijonnais dans l’élite du basket français. DIJON-SPORTnews.fr s’est entretenu avec l’ailier de la JDA.

Jérémy Leloup entre Akingbala et Batum lors du premier match de la saison face à Nancy.

DIJON-SPORTnews.fr : Jérémy, tout d’abord comment juges-tu le début de saison de la JDA ?

Jérémy Leloup : “Je pense qu’on peut avoir une certaine frustration parce qu’on a perdu de très peu contre des grosses équipes (Nancy, Chalon, Le Mans). Ce sont des défaites dues à des petites erreurs. Si on avait gagné un match ou deux sur ces trois, notre début aurait été très bon et notre classement différent.”

DSn : Justement, selon toi, qu’est-ce qu’il vous manque pour battre ces grosses équipes ?

JL : “Contre Nancy, on fait trop de petites erreurs qui nous coûtent cher. Face à Chalon, on fait un très mauvais départ et on accumule 19 pts de retard après 10 minutes. Au Mans, on a perdu beaucoup de ballons et on a encore fait des erreurs. Ce sont des choses comme ça qui nous coûtent des matchs. Mais on travaille à l’entraînement pour améliorer cela.”

DSn : Tu as joué quelques minutes au poste d’ailier fort contre Nanterre, c’était une volonté du coach, vu que tu es le plus grand de l’équipe ?

Très adroit derrière la ligne à 3 pts, Leloup est aussi capable de pénétrer au coeur des défenses.

JL : “(rires) Même si je suis le plus grand, je n’ai pas non plus le physique pour jouer pivot ! On n’était pas bien à ce moment-là donc il fallait tenter quelques chose. Jean-Louis Borg voulait mettre plus d’enthousiasme et de défense à ce poste. Ça avait déjà marché par le passé. Il y a des moments où il faut trouver des solutions et ça peut passer par des changements de poste comme ça.”

DSn : A l’intérieur vous avez été en difficulté face à des gros gabarits, vous devez perdre beaucoup d’énergie pour compenser ce manque de taille ?

JL : “Oui c’est sûr. On rend 8 ou 10 centimètres à chaque match mais ça ne nous arrête pas ! Il y a des avantages et des inconvénients. On est peut-être plus mobiles au sol et moins performants dans les airs. C’est le choix de recrutement qui a été fait. Ça avait très bien marché à Vichy avec Zach (Moss). Des équipes comme Nancy sont obligées d’avoir des intérieurs de grandes tailles car ils jouent la Coupe d’Europe. Nous, c’est peut-être suffisant pour la Pro A.”

DSn : Vous compensez aussi avec beaucoup de coeur sur le terrain, comme contre Chalon ou Nanterre où vous revenez de loin. On voit une vraie équipe…

JL : “Oui. Il y a des joueurs qui connaissent le jeu du coach (ndlr : Borg a entraîné Moss, Mélody, Lewin et Leloup à Vichy). A Vichy, on jouait face à des équipes qui avaient plus de talent que nous mais on compensait par l’envie de jouer ensemble, de défendre, de mouiller le maillot pour l’équipe sans penser à ses statistiques. Il y a des nouveaux joueurs qui doivent s’habituer à cette philosophie et à ce système de jeu basé sur la défense.”

DSn : Quels sont les principaux points à améliorer dans le jeu de la JDA ?

JL : “Déjà, la défense. On a encore des trous d’air défensivement qui nous coûtent cher. Il faut aussi améliorer l’envie de se passer la balle. Il y a des moments où on n’arrive pas à jouer tous ensemble. Il ne faut pas qu’on se repose que sur les mêmes joueurs, car le jour où ils ne seront pas en forme, ça peut poser problème à l’équipe…”

Défenseur de devoir l'ailier de la JDA est aussi capable d'évoluer à l'intérieur, en soutien du pivot.

DSn : Selon toi, est-ce que la JDA va se maintenir en Pro A ?

JL : “Pour moi, oui. De toute façon, on ne pense qu’à ça. C’est l’objectif n°1. Il n’y a pas de raison, je pense qu’on peut le faire. Si on arrive à gommer ces petites erreurs, à améliorer notre défense, je ne vois pas pourquoi on n’y arriverait pas.”

DSn : Qui sera champion cette année pour toi ?

JL : “Pour l’instant, je dirais Nancy avec Nicolas Batum… Mais je vois bien aussi Gravelines qui a une grosse équipe. Il y a un top 4 qui est vraiment pas mal. Le lock-out en NBA aura certainement de l’influence aussi.”

DSn : Deux matchs importants arrivent, Roanne puis Pau. Il y a des objectifs particuliers pour cette série ?

JL : “On n’a pas d’objectif, mais forcément, on joue pour gagner. Il y a un contexte particulier à Roanne avec le changement de coach, c’est peut-être le bon moment pour les prendre. Ça peut libérer l’équipe comme la faire exploser ! A nous de bien rentrer dans le match et de ne pas nous laisser faire. Pour Pau, c’est dans une semaine donc on verra lundi…”

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

 

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.