23 septembre 2019

Manu Rebelo : “Bilan positif” du Stade Dijonnais

A mi-chemin dans ce championnat de France de rugby de Fédérale 1, les partenaires de Manu Rebelo pointent à la 4ème place de la poule. Nous avons rencontré le capitaine du Stade Dijonnais pour dresser un premier bilan du club en cette saison 2011-2012.

Le bilan à mi-saison est plutôt positif selon le capitaine du Stade Dijonnais Manu Rebelo.

DIJON-SPORTnews.fr : Manu, en tant que capitaine de l’équipe, comment juges-tu le début de saison du Stade ?

Manu Rebelo : “On a fait un gros début de saison en allant gagner à Mâcon, puis une belle victoire contre Nevers. Seulement on ne ramène aucun point des autres déplacements à part de Boulogne. A chaque fois, les scores à la mi-temps sont serrés. On a l’impression de ne pas être très loin, de pouvoir gagner, mais on finit très mal les matchs. On commettait beaucoup de fautes en début de saison et maintenant un peu moins. C’est vraiment la défaite contre Lille qui nous met en difficulté. Peut-être que la mayonnaise à un peu de mal à prendre avec toutes les recrues et il faut améliorer certains détails.”

DSn.fr : Pour toi, le Stade a encore besoin de temps ?

MR : “Oui à mon avis. Sur certains matchs, on manque d’automatisme. Je pense qu’on a une très bonne équipe, mais il faut qu’on se remette en question plus souvent pour progresser. Entre joueurs, on s’était dit qu’on ne perdrait que quatre matchs dans la saison. On n’a plus le droit à l’erreur.”

L'entrée en jeu de Manu Rebelo a été déterminante lors du dernier match à Bourillot contre Strasbourg.

DSn.fr : Comment expliques-tu les mauvais résultats du Stade à l’extérieur ?

MR : “Dans tous les déplacements qu’on fait, on entend que “Dijon c’est une équipe sympa, joueuse…” Les adversaires aiment jouer contre nous car on veut produire du jeu. Mais au bout d’un moment, il y en a marre. Il faut se déplacer pour gagner. Il faut qu’on arrête d’être une équipe sympa !”

DSn.fr : Et pourtant vous êtes capables de faire de belles choses, de produire du beau jeu et d’enchaîner les temps de jeu… C’est quand même encourageant ?

MR : “Oui, oui. C’est sûr. Sur une action à Massy, on conserve la balle sur près de 17 temps de jeu, mais on ne marque pas au bout. Il nous manque encore le petit plus qui nous permettrait de conclure nos actions ou de tuer les matchs quand on en a la possibilité. C’est pas grand chose car devant comme derrière on peut rivaliser avec n’importe qui. En même temps, on est capable d’alterner le meilleur comme le pire et on manque de réalisme.”

DSn.fr : Quelle est la solution selon toi pour passer ce cap ?

MR : “(rires) Si je l’avais, je te la dirais ! On travaille beaucoup et longtemps aux entraînements. Malgré tout, je pense qu’on n’est pas assez axé sur la gagne, sur l’envie de marquer, marquer, marquer… Tout le temps.”

DSn.fr : Le Stade a plusieurs visages finalement, comme souvent à l’extérieur ou à domicile contre Lille par exemple. Comment expliques-tu cela ?

MR : “Contre Lille on fait un très gros match mais en prend deux essais sur deux erreurs en contre. A mon avis, il faut une prise de conscience générale de l’équipe. On ne peut plus se déplacer la fleur au fusil. Il faut se mobiliser et jouer à l’extérieur avec l’envie de gagner comme à domicile. On a une équipe pour battre n’importe qui !”

DSn.fr : Tu affirmais en début de saison que le Stade Dijonnais serait qualifié. As-tu changé de point de vue aujourd’hui ?

MR : “Non ! Il faut qu’on se qualifie pour le club et surtout pour nous. Ça ne passera que par nous, les joueurs.”

DSn.fr : Vous n’avez pas non plus été épargnés par les blessures, ça n’aide pas vraiment…

MR : “Oui c’est sûr. Certains blessés occupent des postes clés et on ne peut pas travailler dans la continuité. Il y a des automatismes que tu as avec certains et pas avec d’autres. Par exemple, certains piliers ont l’habitude de travailler avec un talonneur. Le problème c’est qu’on manque de continuité dans tout ça.”

Les Dijonnais ont peut-être manqué d'ambition contre Strasbourg mais l'important était de renouer avec la victoire.

DSn.fr : Contre Strasbourg où vous dominez largement, plutôt que de tenter les pénalités, vous auriez pu trouver une pénaltouche pour aller chercher le bonus offensif. N’y a-t-il pas un manque d’ambition ?

MR : “Peut-être qu’on manque d’ambition mais il fallait d’abord gagner ce match. C’est vrai, on aurait pu à certains moments taper en touche au lieu de tenter les coups de pied. Je pense que cela montre aussi qu’on manque de confiance et de sûreté pour prendre ce genre d’initiative. On n’est pas assez précis sur certains détails et ça se traduit par de la fébrilité. On se met le doute tout seuls. Au niveau auquel on joue et avec les prétentions que l’on a, ça n’est pas possible !”

DSn.fr : Alors, le bilan de cette première phase ?

MR : “Bilan plutôt positif quand même ! Si on arrive à régler ces quelques détails qui font que l’on a perdu des matchs qu’on aurait dû gagner, on peut prétendre à la qualification.”

1 thought on “Manu Rebelo : “Bilan positif” du Stade Dijonnais

  1. Bien dit Manu, l’envie est là, il ne reste plus qu’à régler quelques petits détails et ça va passer. Cinq ans que je vous supporte et vous êtes en pleine progression. Bon courage.

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