16 janvier 2021

Le DFCO ou la malédiction des arrêts de jeu…

Le constat est clair, le DFCO a du mal à finir ses matchs. Face à Montpellier, puis contre le PSG, le Dijon Football Côte d’Or a une nouvelle fois encaissé un but dans les dernières minutes de jeu… Comme une malédiction, l’histoire se répète et les Dijonnais continuent de laisser des points en route, ce qui pourrait leur être fatal au moment de faire les comptes.

Baptiste Reynet a encaissé plusieurs buts lors des fins de matchs.

Cela avait commencé à Nice le 24 septembre 2011 avec cette égalisation à la 90ème minute (1-1). Puis il y a eu Auxerre (2-2, 91ème), Brest (1-1, 94ème), Montpellier (1-1, 88ème) et Paris (1-2, 91ème). A cela, on peut aussi ajouter la défaite contre Marseille (2-3, 81ème), l’égalisation de Nice en Coupe de la Ligue à la 119ème minute (3-3), et les nombreux buts encaissés dans le dernier quart d’heure. Au total, on compte 10 points perdus au classement de Ligue 1 et une élimination en quarts de finale de Coupe de la Ligue…

Statistiques parlantes

Cette saison en championnat, le DFCO encaisse 66% de ses buts en 2ème période (31 sur 47). Pire, les Dijonnais ont pris 17 buts dans le dernier quart d’heure. Ainsi, 36% des buts dijonnais sont encaissés durant les 15 dernières minutes ou les arrêts de jeu, alors que la moyenne des clubs de Ligue 1 est de 26% (source : LFP). Mais pourquoi les Dijonnais faiblissent-ils si souvent en fin de rencontre ?

Complexe ou naïveté ?

Sur les premiers matchs, on peut comprendre que le club bourguignon avait besoin d’un temps d’adaptation dans l’élite du football français. L’excuse de la naïveté du promu est maintenant passée, mais le scénario se répète encore… Est-ce un problème physique ? Les joueurs font-ils un complexe à partir de la 75ème minute ? Suite au récent match face au PSG, l’entraîneur Patrice Carteron expliquait : “Sur le dernier coup de pied arrêté, les joueurs ont été poussés par le public. Ils ont pensé qu’ils pouvaient marquer. On a perdu 3 points en 2 matchs en étant très bon (ndlr : Montpellier et Paris), parfois par la qualité de l’adversaire, parfois par naïveté…

Benjamin Corgnet lors du match face à Montpellier.

Quelles solutions ?

La générosité des joueurs sur le terrain est incontestable. Mais ils doivent compenser un manque de maturité par une concentration sans faille. Selon le milieu offensif Benjamin Corgnet, “ce sont des petites erreurs d’inattention ou de fatigue qui nous coûtent vraiment trop de points. Sur quelques actions en fin de match, on se fait rejoindre au score et c’est déplorable. On n’a pas le droit de faire ça après avoir fourni tant d’efforts.”

Fébriles sur coups de pied arrêtés

Sur les 6 buts pris dans les arrêts de jeu, 4 proviennent d’un coup franc. Benjamin Corgnet en est parfaitement conscient : “On doit encore s’améliorer la dessus. Il faut concéder moins de coups francs dans les dernières minutes car on sait qu’on a des failles dans ce domaine. Il faut être vigilant jusqu’au bout car ça ne pardonne pas en Ligue 1 !”

Sans toutes ces erreurs, le maintien en Ligue 1 serait pratiquement déjà assuré pour le promu dijonnais. Avec les 10 points échappés en cours de route sur les fins de matchs, le DFCO pointerait actuellement à la 10ème place du classement. Au lieu de ça, les Dijonnais sont repassés dans la zone rouge et devront batailler jusqu’à la dernière minute pour éviter de retrouver la Ligue 2 l’an prochain…

Retrouvez l’info et les news du DFCO (classement, articles, résultats…) sur la page du club !

1 thought on “Le DFCO ou la malédiction des arrêts de jeu…

  1. Un match, c’est 90 minutes et les arrêts de jeu. Après, à ce niveau, tout se joue sur les détails, le mental et la lucidité… Et Dijon est en manque flagrant.

    L’article occulte les points gagnés en fin de match..

    Pour être plus précis et si l’on prend véritablement les fins de match, nous avons ceci :

    Classement de la L1 par point obtenu au delà de la 89ème minute de jeu :

    1 Toulouse 6 points
    2 Paris 5 points
    3 Montpellier 3 points
    4 Rennes, Evian, Ajaccio, Nancy, Valenciennes 1 point
    9 St Etienne, Marseille, Bordeaux, Brest 0 point
    13 Lorient, Nice, Auxerre -1 point
    16 Sochaux, Lyon -2 points
    18 Dijon, Caen -5 points
    20 Lille – 6 points

    Cela révèle la faiblesse dijonnaise avec un différentiel de 5 points de perdu. Lille, dont on connait le niveau, a perdu 6 points. Comme quoi…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

 

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.