18 août 2019

Le DFCO victime de sa “politique de l’étouffement”

La dernière journée du championnat de France de Ligue 1 a condamné le Dijon Football Côte-d’Or à la relégation, engendrant la démission du Président Bernard Gnecchi. Si cet ultime match a été fatal aux footballeurs dijonnais, les affaires semblaient mal embarquées depuis quelques semaines tant l’atmosphère qui régnait au club était délétère…

A l'image de Benjamin Corgnet, le DFCO a vécu une fin de championnat compliquée.

Très tôt, l’affaire Padovani avait animé les coulisses du club avant d’être rapidement étouffée. Le DFCO avait poursuivi sa route sans trop d’embûches jusqu’au mois de mars. Si l’on excepte les dérapages de Brice Jovial (insultes envers un arbitre et bras d’honneur au public) et la non-prolongation du contrat d’Éric Bauthéac au mercato (non justifiée selon le joueur), les choses se sont compliquées malgré tout par la suite…

Affaires néfastes en série…

Début mars, l’affaire du fasciathérapeute a marqué une rupture dans la relation entre Patrice Carteron et Bernard Gnecchi. On parlait même d’une démission de l’entraîneur dans les médias à ce moment-là, d’autant plus que cette histoire faisait suite à une altercation entre joueurs à l’entraînement… Mais le staff du DFCO nia en bloc toutes ces prétendues tentatives de déstabilisation du club et le président appela “chacun au calme” dans un communiqué.

Sans vraiment savoir pourquoi, l'arrivée de Sébastien Perez en mars 2012 a marqué un tournant pour le DFCO.

Tournant de la saison

Avant la réception de Caen, Patrice Carteron déclarait : “A l’heure où je vous parle, je n’ai pas été informé de la venue d’un directeur sportif. Il y a des personnes qui nous veulent du mal.” Mais cette fois, les rumeurs se confirmèrent le 29 mars et Sébastien Perez devint officiellement directeur sportif du DFCO, un choix qui s’imposait apparemment à l’entraîneur en place… Ce fut le véritable tournant de la saison.

Stratégie de l’étouffement

Visiblement, la communication ne passait plus entre l’entraîneur et son Président, comme en témoigne ce coup de gueule du coach bourguignon après le report du derby DFCO-AJA. Mais encore une fois, la stratégie de l’étouffement fut employée par le club et Bernard Gnecchi déclara alors dans un communiqué : “Qu’on nous laisse travailler” ! Tout allait soi-disant bien, cependant, le club continuait à se renfermer sur lui-même suite à une nouvelle affaire… Les ‘problèmes’ de fond restaient en suspens et les dernières conférences de presse d’avant-match furent même annulées.

Bernard Gnecchi a démissionné de ses fonctions de Président du DFCO le 21 mai 2012.

Naufrage sportif du DFCO

La situation n’a ensuite cessé de se dégrader et la démotivation de Patrice Carteron transpirait sur ses joueurs. Après une incroyable série de 13 matchs de championnat en marquant au moins un but (de décembre à mars), Dijon était alors 13ème du classement avec 33 points. Par la suite, le DFCO perdit son jeu, son envie et sa combativité sur les terrains de Ligue 1. Gaël Kakuta, espoir français et joueur de Chelsea, ne fit brusquement plus partie des plans (la raison sportive fut invoquée pour justifier ce choix)… Les joueurs dijonnais enchaînèrent les contre-performances et ne gagnèrent plus un seul match !

Avec Carteron, sans Gnecchi

“J’ai plus que mal vécu la situation des dernières semaines. On s’est mis dans une situation critique car j’étais moins bien et les joueurs aussi. En ce qui me concerne, je ne vois pas comment on peut continuer à collaborer.” déclarait le coach local suite au dernier match à domicile contre Toulouse. On pensait alors que Carteron ne serait plus au DFCO la saison prochaine mais c’est finalement le Président Bernard Gnecchi, désapprouvé par les supporters dijonnais, qui quitta le navire…

A force de botter systématiquement en touche, les responsables du club ont laissé la situation se dégrader progressivement. Pire, c’est le sportif qui a souffert de cette situation. Sans jamais vraiment régler les problèmes, ou on les ignorant, le DFCO s’est sabordé jusqu’à couler en Ligue 2. Il fallait que les choses bougent et en démissionnant, Bernard Gnecchi a pris une décision courageuse qui, on l’espère, permettra au club qu’il a propulsé en Ligue 1 d’y retourner.

5 thoughts on “Le DFCO victime de sa “politique de l’étouffement”

  1. merci messieurs du bordel que vous avez semé

    en ligue 2….dans les 5 premiers = 10000 spectateurs
    dans le ventre mou du classement = 4000 spectateurs maxi

  2. Je pense même qu’avec le départ de Carteron, le niveau des abonnements va nettement baisser. On devient la risée du foot français…

  3. quel gachis en effet, guerre des egos…..et le bateau dfco sombra lentement et ineluctablement……quel avenir ..??? on verra bien le principal c est que cette chute ou ce declin ne se prolonge pas….mais lorsque l on voit a tous les etages de la fusee les reorganisations et decisions prises pour la prochaine saison cela fait peur…..voir la section amateur qui pour certains devraient avoir la tete qui se degonfle, vraiment…..un centre de formation bidon, des joueurs jettes en quantité incroyable, des recrutements irraisonnes, pas de place pour les jeunes du club, des equipes supprimees et les joueurs avec, des recrutements pour …..la cfa2 !!!!! avec de telles décisions et l ego surdimmensionne de certains au point de ne plus dire bonjour……ou va t on, ou vas tu mon DFCO ??????

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