5 décembre 2021

Début du Norseman Xtreme Triathlon 2012

Nicolas Grégoire, coach de course à pied du Dijon Triathlon, a participé au mois d’août au Norseman Xtreme Triathlon (voir l’article de présentation), un des triathlons les plus difficiles au monde. DIJON-SPORTnews.fr vous propose de découvrir son aventure avec un premier récit sur le début de cette épreuve…

Pour participer au Norseman Xtreme Triathlon, il faut s’inscrire à un tirage au sort car le nombre de concurrents est fixé à 250 au maximum. En cette année 2012, pour les 10 ans du Norseman, deux courses ont été organisées, l’une le samedi, l’autre le dimanche, ce qui a doublé les chances d’avoir un dossard.

Nicolas Grégoire dans les bras de son accompagnant et ami Yves Nuffer à l’arrivée du Norseman Xtreme Triathlon.

Début octobre 2011, Nicolas s’est pré-inscrit et le 1er tirage courant novembre lui a été favorable. Il découvrira par la suite, qu’il courra le 5 août, jour de la course anniversaire (course où tous les pros ont été regroupés). Il lui reste alors tout juste 6 mois pour préparer l’expédition. Pas facile, surtout quand on travaille 35 heures dans une grande surface du sport…

Qu’a-t-il de si particulier ce Norseman ?

Tout d’abord, comme c’est une course en ligne qui part d’un point pour arriver à un autre 226km plus loin, il faut que le coureur soit accompagné pour être ravitaillé pendant les trajets vélo et course à pied (et aussi pour ramasser ses affaires à la fin de chaque transition). Un véhicule accompagnant est donc obligatoire, d’autant qu’aucun ravitaillement n’est prévu par l’organisation avant le kilomètre 25 du marathon. C’est son copain Yves Nuffer, malheureux au tirage au sort, qui en aura la charge. Petite précision, l’accompagnant doit maîtriser l’anglais (ou le norvégien) pour pouvoir communiquer avec l’organisation à tout moment et doit également obligatoirement accompagner le concurrent dans les 5 derniers km du marathon qui constituent la partie finale de la montée vers l’arrivée. C’est aussi ce qui va constituer le programme d’Yves pendant ces 6 mois. Point important du règlement, pour ravitailler le coureur, aussi bien en vélo qu’à pied, le “ravitailleur” doit être au bord de la route (sous peine de disqualification en cas de non-respect) pour présenter le ‘ravito’ au coureur qui n’est toutefois pas obligé de mettre pied à terre et peut attraper son ravitaillement “au vol”. Mais pour ‘Nicoach’ ce n’est pas le même programme.

La veille de la course…

Rien de bien différent des autres ironman : récupération de la puce et du dossard, signature de la décharge de responsabilité par le concurrent et le “support” accompagnant, et visite du village expo (réduit à son minimum avec 2 sponsors). Puis c’est l’heure du briefing en anglais (rassurez-vous avec des interprètes dans la plupart des langues européennes pour poser des questions). En résumé un simple ironman mais les différences d’altitude sur les 226km font qu’il faut s’attendre à tout coté météo. Du froid, de la pluie (voire de la grêle), du brouillard, mais aussi du chaud, voire du très chaud sur le début du marathon. Et tout cela dans la même journée, ce qui rend d’autant plus important le rôle de l’équipe suiveuse pour permettre d’adapter la tenue du concurrent à l’évolution de la météo.

Dimanche matin.

Le réveil sonne à 2h du matin… Le 1er parc pour la transition natation/vélo ouvre à 3 heures (dépôt du vélo avec éclairage obligatoire pour passer un tunnel). A 3h45, Nicolas et les 249 autres concurrents embarquent sur un ferry de la compagnie Fjord 1 qui remonte 4 km plus haut dans le fjord. Il est 4h du matin, le ferry appareille pour 45mn de voyage. 4h50, l’étrave du ferry s’ouvre lentement, découvrant les eaux noires et profondes (400m) du fjord, et les concurrents sautent dans l’eau froide (13,5°C) et très peu salée.

Après près de 4km de natation, Nicolas Grégoire s’élance sur les routes de Norvège pour 180km de vélo !

Départ !

5 heures, un coup de corne de brume du ferry libère les concurrents. Le parcours est simple : il suffit de longer la paroi  abrupte de la montagne qui tombe dans le fjord et, après plus de 3 km de ligne droite, une bouée éclairée par un grand feu sur la berge, oblige à virer par la gauche pour rentrer le long du port jusqu’à la transition. La sortie de l’eau s’effectue dans une zone assez pentue et caillouteuse. Pour Nicolas, il y a “un peu d’appréhension au moment de faire le fameux saut (4m) du bateau pour plonger dans l’eau sombre et très froide du fjord… Mais une fois le cap du froid et du départ passé, je me mets bien dans la course et me retrouve dans un bon groupe. Pas trop de courant (ouf !) et pas trop de vague. Je sors après 1h07mn de natation, content de mon temps.”

180 km de vélo

 

Maintenant il faut affronter les 180 km de vélo avec un dénivelé positif de 3360m. Les paysages sont fantastiques. Il faut une petite dizaine de kilomètres de plat pour se mettre en jambes et rejoindre le pied du premier col avec 25 km de montée…

(découvrez la suite…)

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