19 novembre 2019

Bruno Mottez : un Dijonnais à l'Historic Tour !

Sportif jusque dans l’âme. Jeune retraité, Bruno Mottez n’est plus à présenter dans le paysage sportif bourguignon. À 60 ans passés, le Fontenois se présente sur la grille de départ de l’Historic Tour. Un homme simple et humble. Voilà comment définir l’ancien représentant commercial. Coup de rétro sur sa carrière et plein phare sur sa participation à l’Historic.

 
21 ans, seulement le début

Le Fontenois prendra le départ samedi en début d'après-midi ( photo: Tony HANKIN )
Le Fontenois prendra le départ samedi en début d’après-midi (Photo : Tony HANKIN)

Comme de nombreux fans d’automobiles, Bruno Mottez a ça dans le sang. Il se souvient de ces moments où son père l’emmenait voir les courses de voitures. Mais le jeune Dijonnais ne s’est pas contenté de les regarder passer. Il est monté dedans ! Il commence sa carrière très tôt. Tout juste majeur, 21 ans au compteur, Bruno prend le volant d’une voiture. De sa carrière, principalement régionale, il ne lorgne pas sur une automobile en particulier. «  J’ai conduit plein de modèles », nous dit-il. Formule Ford, Formule Renault, R5, Norma, Tatus, Clio Cup et on en passe. Pourtant, à 38 ans, c’est le coup de frein à main. Bruno se gare sur le côté. Plus d’essence dans réservoir… « Tu sais, à un moment j’étais un peu fatigué », me confie-t-il. Mais c’est mal connaître M. Mottez que de croire qu’il se pose chez lui dans un canapé. Pour ”souffler”, l’ancien pilote enfile ses baskets et enchaîne les kilomètres. Non plus en voiture, mais à pied ! Il débute le marathon sur le tard, à 45 ans. «  Je retrouvais dans la course à pied ce que j’avais avec la course automobile (…) l’esprit de vitesse, la compétition », nous explique-t-il. Mais en 2008, un événement va le propulser à nouveau dans un siège baquet.
Un coup de fil
Alors qu’il n’y pensait plus du tout, Bruno Mottez reçoit un jour un coup de téléphone. Nous sommes en juin 2007. «  Un jour un de mes clients m’appelle et me dit : Je suis inscrit au V2V avec ma porsche à Prenois. L’équipier avec qui je devais courir m’a fait faux bon, et j’ai pensé à toi ». Une opportunité qui ne se refuse pas. « Je devais lui donner une réponse de suite », explique Bruno en souriant. Courir en VdV, et qui plus est sur une Porsche, cela ne se refuse pas. « J’avais complètement oublié la voiture ». Et le hasard fait les choses. Le mécanicien du team avait travaillé pour l’ancien commercial, il y a de cela 20 ans. Pas de course depuis 17 ans, mais l’auto c’est comme le vélo, cela ne s’oublie pas ! Les séances d’essais se déroulent avec succès et le Dijonnais participa à la course. La competition se déroula tellement bien qu’une seconde compétition est programmée à l’issue du VdV.
Sur la grille de départ à Nogaro en septembre 2014 : photo Eric Radiguet
sur la grille de départ de Nogaro ( photo: Eric Radiguet )

Mottez come back !
Une course c’est bien. Plusieurs c’est mieux ! Les deux courses de 2007 lui ont redonné l’envie. Et comme jamais deux sans trois, Bruno renquille. Il se lance dans une classique : la côte d’Urcy. Mais avec un budget réduit et sans séance d’essai, la course fut très vite abandonnée. «Je ne connaissais pas la voiture. J’étais déçu et la personne qui m’avait loué la voiture l’était également ». Et comme Bruno n’aime pas rester sur une défaite, il propose au loueur une chose : se préparer pendant un an, récolter des fonds et participer l’année suivante. « On la refait, mais en mieux !». Sponsors trouvés, budget prêt, Bruno se relance dans la course au volant d’une Norma. Mais un mois avant la course le loueur lui propose plutôt le VdV. Une étape que le Dijonnais franchit avec succès. L’objectif étant atteint, le pilote enchaîne Ledelon et les 6 heures du Portugal. C’est bon, l’âme du coureur renait de ses cendres ! 2008, 2009… Il enchaîne jusqu’en 2011 . C’est à ce moment là que Bruno Mottez change de Team. Il se met à la Tatus, fait  TTE, puis la Fun Cup, puis Urcy. Rester local, c’est ce qu’il souhaite. Le compétiteur reste fidèle à sa région.
À côté de Prost
« J’ai même couru avec Prost ». C’est avec fierté que Bruno Mottez nous explique l’anecdote. À l’époque on parlait déjà de Prost pour rejoindre l’écurie Ligier. Lors d’une compétition à Imola, le Bourguignon se lance devant le futur champion du monde de F1. « C’est uniquement grâce aux circonstances », nous explique humblement Bruno. C’était du temps où les Formules Renault passaient par le biais de deux manches qualificatives. Après avoir pris les dix meilleurs de chaque manche on re-piochait le 11 et 12ème qui avaient fait les meilleurs temps et qui avaient cassé durant la manche qualificative. « J’ai fait 10ème de ma manche, mais comme Prost avait cassé lors de la première manche. Il s’est trouvé derrière moi. Il est venu me voir juste avant la course et m’a demandé gentiment : ” tôt ou tard dans la course je vais te doubler… facilite moi la chose”.  “Je l’ai fait, enfin, je n’ai pas eu besoin de m’écarter car à peine les feux passés au vert, “Le Professeur” a réalisé un départ explosif et m’a doublé sur la ligne de départ“.
roulage prenois
Roulage à Prenois en mars ( Photo Tony HANKIN )

Historic Tour : GO !
Quand on lui demande sur quelle voiture il aime concourir, Bruno nous explique admirativement, qu’il préfère les monoplaces. « Voir les roues qui tournent… Il y a la voiture et toi. C’est… une sensation. La cohésion entre le pilote et la voiture ». Et c’est dans une monoplace que le pilote participera à l’Historic Tour. C’était également sa volonté de participer à la totalité d’un Championnat. L’Historic de A à Z à bord d’une Formule Renault de 1985. Cinq courses aux quatre coins de la France. Il prendra le volant d’une voiture qui a une histoire. En effet, cette dernière appartenait à Eric Bernard juste avant qu’il ne s’engage en Formule 3. Entièrement restaurée, elle devrait porter chance au Dijonnais ! L’an dernier il avait terminé 5ème en perdant la 4ème place lors de la dernière course. Avec un niveau relevé cette année, Bruno espère réaliser la même perf, voir même mieux ! Pour cela, 1er rendez-vous à Prenois, samedi en début d’après-midi.
 
 

0 Partages

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

 

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.