19 septembre 2019

Lors d’une dernière journée de play-downs aux enjeux capitaux pour le Cercle Dijon Bourgogne et Le Havre Athlétic Club, ce sont finalement les Bourguinonnes qui sont allées chercher le dernier ticket de maintien en LFH. Les Dijonnaises sont même allées gagner face à une formation miossaise qui a fait tourner son effectif en seconde période. De son côté, Le Havre s’est incliné face à Toulon.

 

Marie François a retrouvé le chemin du but au meilleur moment (Nicolas GOISQUE/archives)
Marie François a retrouvé le chemin du but au meilleur moment (Nicolas GOISQUE/archives)

On se demandait si les équipes de Mios et de Toulon allaient jouer ces ultimes rencontres avec la ferme intention de les gagner, et au final on peut se dire qu’elles auront joué le jeu, même si Mios a quelque peu fait tourner, l’équité sportive n’a pas été bafouée.

 

Tendues

Dire que les Dijonnaises rentrent mal dans le match serait un pléonasme. N’arrivant pas à se libérer de la pression de l’enjeu, elles encaissent un 4-0 initial (4-0, 4′). Les partenaires de Terzi ont mis leur trois premiers tirs à côté et Christophe Maréchal prend d’entrée un temps mort. Une pause bénéfique puisque comme c’est souvent le cas. Barbara Moretto débloque enfin le compteur bourguignon 15 secondes plus tard (4-1). Mieux, Marie François retrouve des couleurs et Dijon recolle suite à un doublée de son arrière (4-3, 9′). On pense le CDB lancé, mais non. Sous l’impulsion d’Alberto et de Bulleux Mios reprend 4 longueurs d’avance (7-3, 12′) et maintient cet écart grâce à un doublé d’Andréassen (9-5, 15′).

 

Marie Prouvensier encore  précieuse sur ce match a connu une sacrée saison (Nicolas GOISQUE/archives)
Marie Prouvensier, encore précieuse sur ce match, a connu une sacrée saison (Nicolas GOISQUE/archives)

Reléguées à la pause

Marie François, qu’on avait plus connue autant à son avantage depuis un moment, relance alors les siennes sur un nouveau doublé (9-7, 19′) et ses coéquipières lui emboîtent le pas récupérant comme souvent des ballons en défense. Si bien que Zulémaro, qui jouait son dernier match sous les couleurs dijonnaises donne une première fois l’avantage à Dijon après un cinglant 5-0 (9-10, 23′). Les jeunes miossaises se rebiffent alors et sont devant d’une unité à la pause (13-12, 30′). De son côté Le Havre mène (17-16) et Dijon est virtuellement en D2, même si tout reste très serré.

 

Joie soulagement et fierté pour la capitaine Léa Terzi (Nicolas GOISQUE/archives)
Joie soulagement et fierté pour la capitaine Léa Terzi (Nicolas GOISQUE/archives)

La délivrance

Au retour des vestiaires, Marie Prouvensier s’enflamme et marque 4 buts en 10 minutes face aux jeunes joueuses d’Emmanuel Mayonnade encadrées par Myriam Borg. Marie François, encore elle, donne même un avantage qui commence à ressembler à quelques chose (15-18, 40′). Mios ne s’en laisse cependant pas compter et revient à égalité à l’entrée de dernier quart d’heure (19-19, 45′). Le collectif dijonnais ne s’affole pas et profite de plusieurs supériorités numériques pour refaire l’écart (22-25, 52′). Durant alors 6 longues minutes plus rien ne sera marqué (22-25, 58′). Skolkova donne définitivement la victoire à Dijon (23-26) à 72 secondes du terme et Myriam Borg ramènera Mios à une longueur au final (25-26, 60′). Le CDB peut exulter.

 

Exemplaires sur la saison

Dijon a donc réussi son pari. On peut parler d’exploit tant sur le papier tout le monde donnait les Bourguignonnes “favorites” pour la descente. Il est vrai que le budget et l’effectif de l’équipe chère à la présidente Karine Savina souffraient de la comparaison avec ses adversaires. Mais les jeunes Dijonnaises (Dijon a parfois aligné 50% de joueuses du centre de formation) ont fait le maximum tout au long de la saison.

Karine Savina est fière de son équipe (Nicolas GOISQUE/archives)
Karine Savina est fière de son équipe (Nicolas GOISQUE/archives)

Montrant souvent un cœur énorme, ne ménageant pas leurs efforts et tenant tant bien que mal physiquement et mentalement. Cette saison leur aura apporté bien des émotions et à nous aussi. De l’expérience a été engrangée, on se rend compte que c’est quand même très tangent. Sur le long terme il ne parait guère possible de durer au plus haut niveau sans plus de moyens. En tous les cas si vous voulez associer votre image à des valeurs de solidarité, de courage, d’abnégation, de travail… Rejoignez le CDB !!!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

 

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.