25 novembre 2020

CDB : Bilan et perspectives avec Christophe Maréchal

Le Cercle Dijon Bourgogne a obtenu son maintien en élite lors de la dernière journée des play-downs. L’avenir du club se jouera la semaine prochaine devant la CNCG. DIJON-SPORTnews a rencontré Christophe Maréchal, le coach dijonnais, il y a une dizaine de jours après l’assemblée générale du club. Il revient pour nous sur ce dernier match à Mios, la saison écoulée et sur celle à venir. (Entretien publié en deux parties.)

 

 

Christophe Maréchal (©Nicolas GOISQUE/archives)
Christophe Maréchal (©Nicolas GOISQUE/archives)

Christophe, il aura fallu attendre la dernière journée des play-downs pour assurer sportivement ce maintien en LFH ?

Christophe Maréchal : La formule est faite pour que cela se joue dans les derniers instants. On aurait espéré se maintenir plus tôt avec une victoire contre Mios à domicile, mais même avec ça il aurait peut-être fallu aller chercher une 4ème victoire à l’extérieur.  Je suis satisfait, même si les 15 derniers jours de la compétition n’ont pas été faciles à vivre psychologiquement au niveau du groupe. On s’est mis de la pression, ce qui est logique, car on savait que si l’on descendait, on devait se séparer de joueuses, mettre des gens au chômage, être en incertitude sur le futur budget. En fin de saison, quand les matchs sont très importants, ces éléments-là sont dans un coin de ta tête et perturbent la préparation des matchs.

 

Compliqué de terminer par 2 matchs à l’extérieur, même si vous le saviez depuis le début ?

On va réfléchir à cette formule avec la fédération, je vais poser des questions. Il faudrait déjà que le mieux classé ne termine pas à l’extérieur, Toulon a fini au Havre alors qu’il était mieux classé que les Normandes et nous à Mios alors qu’on était mieux classés qu’elles.  À 4 je sais bien que c’est difficile, mais il faut changer un peu l’ordre des matchs pour ne pas en avoir trois à l’extérieur ou à domicile de suite. 2 de suite me semble être un maximum pour équilibrer un peu plus les débats.

 

Mios, dernier de la saison régulière qui se sauve avant même la dernière journée et finalement Le Havre qui descend ;  logique respectée selon vous ?

Logique oui si l’on considère que sur ces play-downs Le Havre a un peu explosé. Ils ont eu des blessés comme nous et cela s’équilibre sur la saison. Je disais aux joueuses que nous avons eu un groupe qui est resté relativement soudé dans les difficultés. Je ne sais pas exactement ce qui s’est passé au Havre, mais quand on lit les articles on s’aperçoit que le groupe, entre celles qui partaient et celles qui restaient et les problèmes financiers, n’était pas simple à vivre.

Christophe Maréchal souligne la cohésion de son groupe (©Nicolas GOISQUE/archives)
Christophe Maréchal souligne la cohésion de son groupe (©Nicolas GOISQUE/archives)

Nous, nous  avons fait le choix de faire signer tout le monde avant les play-downs pour essayer de libérer les joueuses dans leur tête. Cela évite peut être certains problèmes ; en même temps certaines pouvaient se dire ; j’ai signé au CDB mais si on descend en D2 je fais quoi ou que vont-ils faire de moi. Il n’y a pas de juste vérité mais je crois quand même qu’en les rassurant et en leur disant qu’on souhaitait continuer avec elles l’année prochaine, cela a permis que le groupe n’explose pas et joue certains matchs avec le cœur.

 

 

Un mot sur ce dernier match à Mios, une salle où il n’est jamais facile de s’imposer ; vous commencez difficilement (0-4) et même si l’adversaire a fait tourner, il a fallu aller chercher cette victoire ?

Déjà on ne doit rien à personne, même si Le Havre a perdu. C’était important pour nous. À 2 minutes 30 de la fin on a su que Le Havre avait perdu. On avait dit qu’on ne regarderait pas mais j’ai bien vu qu’il y avait des codes entre les blessées dans les tribunes et les joueuses sur le banc. On n’a pas fait un grand match, Mios a un peu tourné mais cela ne nous a pas forcément facilité la tâche.

La fin de saison a été stressante pour le coach et ses joueuses (©Nicolas GOISQUE/archives)
La fin de saison a été stressante pour le coach et ses joueuses (©Nicolas GOISQUE/archives)

Sur l’aspect défensif, Emmanuel Mayonnade n’ n’avait pas son 7 et était en difficulté ; par contre en attaque il a mis des joueuses qui avaient envie de prouver qu’elles méritaient leur place pour la saison prochaine. Elles ont donc pris des risques et nous ont posé de gros soucis. Nous, pas très bien psychologiquement, on n’osait pas prendre les tirs, donc même face à une défense un peu moindre on n’était pas performants. On est plusieurs fois à +3 avec possibilité de passer à + 4 et on n’a pas senti une équipe du CDB très sereine.

La suite demain…

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