26 septembre 2020

DFCO F : Capitaine Brahier raccroche les crampons

À 24 ans Anaïs Brahier, capitaine du DFCO Féminin ces dernières années, a décidé de “passer à autre chose”. La jeune femme qui a obtenu son diplôme de kynésithérapeute a porté durant 10 ans les couleurs de Saint Apollinaire puis du DFCO, après avoir commencé il y a 18 ans à Ruffey-les Beaune. Elle revient avec DIJON-SPORTnews sur sa carrière et les différentes étapes qu’elle a traversées au club dijonnais.

 

 

Anaïs Brahier est monté en D2 avec St Apollinaire avant de connaître la fusion avec le DFCO  © Nicolas GOISQUE/archives
Anaïs Brahier est montée en D2 avec Saint-Apollinaire avant de connaître la fusion avec le DFCO © Nicolas GOISQUE/archives

“J’ai commencé à 5-6 ans à Ruffey-Les Beaune, dans le club de mon père, puis je suis allée à Ladoix après notre déménagement. Je n’y suis resté qu’un an avant de rejoindre Saint Apollinaire en 2005”. Ce furent les premiers pas d’Anaïs Brahier dans le monde du ballon rond.

 

Montée en D2 avec Saint Apollinaire

À l’époque, Saint Apollinaire jouait en D3 “un peu comme les inter régionaux sauf que c’était un championnat à l’année”. Anaïs y arrive vers 14 ans mais joue directement en seniors, le surclassement étant alors autorisé. Elle connait alors une montée en D2 en 2007, et après 3 ans à ce niveau, le DFCO propose une fusion avec Saint Apo. À l’époque, le club dijonnais ne comptait que des équipes jeunes mais pas d’équipe seniors.

 

5 ans sous les couleurs DFCO

Depuis 5 saisons, Anaïs porte donc les couleurs du Dijon Football Côte-d’Or en D2 Féminine. Le premier entraîneur est David Linarès durant 2 ans, puis c’est Jean-Pierre Lapret qui a pris la suite et puis “Sam Riscagli est venu sauver le navire… On va dire… Après le départ de David, l’année Jean-Pierre Lapret ne s’est pas bien passée et l’ambiance était mauvaise avec beaucoup de tensions ; tout le monde voulait partir et personne ne souhaitait reprendre le DFCO Féminin… Quand Sam est arrivé il a fait un peu le ménage…”

 

 © Nicolas GOISQUE/archives
Anaïs a connu différentes époques du DFCO Féminin ©Nicolas GOISQUE/archives

Samuel Riscagli a révolutionné le projet

Surtout, Anaïs le dit clairement: “Sam a révolutionné le projet du DFCO Féminin, car il a le bras long; tout a changé depuis un an et demi. L’année prochaine il va y avoir une équipe de “fous” et de quoi faire un gros truc. Je pense que c’est une bonne chose ; le club a connu cela avec les “mecs” il y a dix ans quand ils ont supprimé les équipes DEF qui ne servaient à rien. Tout le monde a critiqué à l’époque et maintenant on ne dit plus rien, les gens sont contents. Si le DFCO Féminin accède à la ligue 1 et arrive à avoir des joueuses pros, tout le monde sera content également. Le club se tourne clairement vers l’élite. Bien sur je comprends l’amertume de filles de DH, par exemple, qui sont là depuis 5 ans ; mais il y a aussi des impératifs financiers, il faut savoir ce qu’on veut ; il y a moyen de jouer au foot en DH ailleurs qu’au DFCO”.

 

Le quotidien d'une joueuse amateur en D2 est exigeant   © Nicolas GOISQUE/archives
Le quotidien d’une joueuse amateur en D2 est exigeant © Nicolas GOISQUE/archives

Tout a changé

Dès l’arrivée de Samuel tout a changé : “Déjà on s’entraînait avec des tenues du club et plus avec nos maillot PSG ou Sochaux, on est passés de 2 à 4 voire 5 entraînements hebdomadaires, avec une qualité fortement améliorée. Il connait tout le monde, il arrive à avoir ce qu’il veut. Si on ne monte pas avec lui… Il est entêté, il va à fond dans ses idées. Il se bat pour ses joueuses ; et également pour les jeunes à l’image de l’équipe U19 nationale qu’il veut monter, jouer au niveau national ça fait clairement avancer”.

 

Un quotidien exigeant

Anaïs a vécu le quotidien d’une joueuse de D2 amateur durant ces dernières années. “Le plus dur c’est de se dire : je fais 4 entraînements par semaine, tous les soirs j’y vais, le week-end je ne suis pas là j’ai match, je ne peux pas sortir. Ce côté pro sans l’être vraiment ; ce sont de gros efforts mais il faut en passer par là. J’suis fière d’avoir connu une montée en D2, déçue de ne pas connaître la montée en D1, mais je suis contente, le foot c’est une passion, j’y allais en courant, cela m’a permis de me cadrer, de trouver un rythme, cela m’a aidé pour mes études de médecine et de kyné ; aller au foot me remettait dedans”.

 

Le sport co, ça créé de sacrés amitiés   © Nicolas GOISQUE/archives
Le sport co, ça créé de sacrés amitiés © Nicolas GOISQUE/archives

Envie d’ailleurs

Anaïs a du mal à expliquer sa décision d’arrêter : “Je ne sais pas, cela a été dur de finir cet année physiquement et moralement ; une année de compétition c’est long de mi-juillet à mi-juin. Je n’avais plus autant l’envie sur la fin, et je préfère partir avant d’être dégoûtée. Après j’ai toujours été sur Dijon je veux voir aussi autre chose, et laisser la place aux nouvelles. Je suivrai le DFCO Féminin sur DIJON-SPORTnews. Le sport co laisse de bons souvenirs d’amitiés, que ce soit dans les vestiaires, sur le terrain, même les galères on arrive à en rigoler après. Quitter un groupe ça fait un pincement au coeur, on est tout le temps ensemble, 6 jours sur 7, ça va faire bizarre. On est un groupe de 7-8 à être très souvent ensemble, on a du mal à se séparer même en dehors du terrain”.

 

Capitaine un rôle particulier   © Nicolas GOISQUE/archives
Capitaine, un rôle particulier © Nicolas GOISQUE/archives

Capitaine : un relais entre staff et l’équipe

Anaïs a connu 3 ans le brassard de capitaine (avec David Linares puis Samuel Riscagli) : “Je parle beaucoup sur le terrain et dans les vestiaires, c’est ma personnalité, même si on est plusieurs à mener les filles, à mettre l’ambiance. C’est un rôle de navette entre le staff et l’équipe même si j’ai eu plus de mal cette année, ce qui me semble normal quand tu es toi-même plus en difficulté sur le terrain. L’an dernier c’était important ; Samuel arrivait et avait besoin de ce relais. Cette année avec mes atermoiements quant à mon avenir c’était plus compliqué”.

 

La capitaine Dijonnaise  pense que son équipe aurait pu pieux faire cette année   © Nicolas GOISQUE/archives
La capitaine dijonnaise pense que son équipe aurait pu pieux faire cette année © Nicolas GOISQUE/archives

On pouvait mieux faire

La jeune femme revient sur sa dernière saison : “Je pense que l’on aurait pu finir plus haut. Ce qui est décevant c’est que l’on arrive à accrocher les plus gros, mais qu’on se met aussi au niveau des équipes de bas de classement, globalement je pense que c’est décevant, il y a vraiment des défaites évitables… La saison prochaine il y a vraiment du gros qui arrive, on devrait gagner en régularité. Les filles qui restent ça va leur faire du changement, il va falloir gagner sa place à l’entrainement. Cette année on manquait sans doute de concurrence. Je les vois bien rapidement en D1, ils ont l’équipe pour, le coach pour, il connait tout du foot des adversaires, de leurs tactiques, je le redis : si on ne monte pas avec Sam…”

 

Un dernier match et un dernier but pour Anaïss sur pénalty à Gaston Gérard !!   © Nicolas GOISQUE/archives
Un dernier match et un dernier but pour Anaïs sur pénalty à Gaston Gérard !! © Nicolas GOISQUE/archives

Une belle fin

Les souvenirs qui restent : “Le meilleur souvenir je vais dire, la demi-finale de Coupe de France à domicile contre Saint-Etienne en 2010-2011 avec David Linarès, il y avait du monde. Le dernier match avec une première à Gaston Gérard était aussi un beau moment, c’était un rêve, j’étais super fière en plus pour mon dernier match”. La jeune femme rêve désormais horizons lointains…

 

 

Le mot de la fin par son dernier coach, Samuel Riscagli :

“Anaïs à été un capitaine exemplaire, elle à participé activement au maintien de l’équipe l’année dernière, elle a fait preuve d’une grande détermination et à su montrer la voie à ses coéquipières ! Capitaine courage a vécu une saison en demi-teinte lors du dernier exercice…

sans aucun commentaire !!    © Nicolas GOISQUE/archives
Sans aucun commentaire !! © Nicolas GOISQUE/archives

Les pépins physiques ne l’ont pas épargnée, ainsi que ses stages et autres révisions… en vue d’obtenir son diplôme de kinésithérapeute ! Examen qu’elle a bien évidemment réussi, nous ne pouvons que nous en féliciter. Ceci reflète bien ce qu’est le DFCO Feminin avec des joueuses bien faites ! Je lui souhaite tout mes vœux de réussite dans sa nouvelle aventure professionnelle quelque part dans les îles ! Elle à été mon relais sur le terrain durant deux années et un compagnon de route fidèle ! Elle fait partie de l’histoire du DFCO elle a aussi apporté sa pierre à l’édifice, et c’est avec plaisir que je l’accueillerai de nouveau dans son club !”

 

 

 

 

 

 

 

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