25 octobre 2020

Le CDB n’y arrive toujours pas face à Nice

Avec une 8 ème défaite en 11 matchs et une 9 ème place au classement le CDB est sans doute à sa place. Le constat est implacable, Dijon a battu Mios (qui ne terminera pas la saison et qui était bon dernier ) et Besançon son “ennemi préféré”. Sa seule vrai performance a été le match nul ramené de Toulon. Pour le reste les Dijonnaises ne parviennent pas à accrocher les écuries plus huppées que cela soit à la maison ou à l’extérieur. Les qualités que l’on reconnait à cette équipe ne sont pas suffisantes à ce niveau. Elle s’incline ce soir à Nice (31-25)

 

Une alexandra lacrabère ferait du bien à Dijon; inabordable pour le CDB © Nicolas GOISQUE/ archives
Une alexandra Lacrabère ferait évidemment  du bien à Dijon; inabordable pour le CDB © Nicolas GOISQUE/ archives

Il ne s’agit pas de condamner l’équipe dijonnaise, juste de faire un point lucide après que 60% du championnat ait été joué. Dijon parvient au mieux à faire jeu égal avec les principales formations, mais finit toujours par perdre perdant notamment quasi systématiquement les moments clefs des rencontres.

 

Des qualités insuffisantes

Le match de ce soir à Nice est encore une démonstration de cet état de fait. Prenons la première période. Dijon contrôle plutôt bien l’adversaire, prend, les devants à partir du quart d’heure de jeu et fait petitement certes mais fait la course en tête. Les bourguignonnes ont des balles de +3, les manquent, et encaissent un 3-0 dans les 5 dernières minutes pour se retrouver derrière à la mi-temps; un scénario malheureusement trop connu. Il a suffit à Nice d’accélérer doucement en seconde période, à Lacrabère de prendre les affaires en main pour que les Dijonnaises décrochent doucement mais irrémédiablement. Alors oui Dijon a du coeur, oui Dijon défend avec abnégation, solidarité et acharnement mais force est de constater que ça ne suffit pas et cela depuis plusieurs années. Il manque simplement du talent. Talent parfois incarné par une joueuse adverse se détachant du lot . On pense évidemment à des Lacrabère?  Chebbah ou Oftedal, des talents inabordables pour le CDB.

 

Dure réalité

La bonne volonté n’est encore une fois pas à mettre en cause mais les chiffres sont implacables. Avec 257 buts en 11 rencontres, le CDB est d’assez loin l’attaque la moins prolifique de LFH.

La hargne et la solidarité défensive du CDB sont louables mais pas suffisantes © Nicolas GOISQUE/archives
La hargne et la solidarité défensive du CDB sont louables mais pas suffisantes © Nicolas GOISQUE/archives

Les statistiques de la base arrières sont notamment cruelles . Les joueuses dijonnaises sont de bonnes joueuses, pas de grandes joueuses. C’est également valables pour les gardiennes qui ont du mal à être décisives sur une rencontre entière. Elles peuvent réaliser de bonnes choses sans arriver à faire gagner un match à elles seules. Il n’y a pas à rougir, le CDB a l’équipe de ses moyens !! ni plus ni moins. Une équipe qui ne possède pas les moyens de son objectif de play-offs. Une équipe continuellement outsider sur le papier et condamnée à des exploits trop durs à aller chercher chaque semaine pour les têtes et les bras dijonnais.

 

Finir dignement

A l’heure de la fin pour l’équipe de Mios, il faut aussi faire le constat que la Ligue professionnelle est difficile à vivre  déjà à 10 équipes (rappelons que le CDB a frôlé à deux reprises la correctionnelle), elle se terminera cette année à 9 tout en rêvant de passer à 12 dès l’an prochain ?

On sait que les Dijonnaises donneront leur meilleur et c'est déjà cela © Nicolas GOISQUE/archives
On sait que les Dijonnaises donneront leur meilleur et c’est déjà cela © Nicolas GOISQUE/archives

A Dijon comme au plan national on rêve peut être au-dessus de ses moyens. On retiendra de ce match que Nice reste la bête noire de Dijon avec 8 victoires en 8 matchs de LFH, que Lacrabère a encore  réussi un 9/11 et que le CDB aurait pu…..Il va maintenant falloir finir au mieux cette saison pour le CDB en allant chercher ce que ses qualités lui permettent et peut être un peu plus . La disparition de Mios enlève sans doute l’angoisse d’une descente possible mais faut-il sans réjouir ?

 

 

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