27 février 2021

DHC-HCMAG : Soirée catastrophique pour les Ducs

Ce dimanche le DHC recevait le HCMAG pour un « match de la mort » entre les deux derniers au classement. On l’avait dit, ce rendez-vous était à ne pas rater pour les Ducs en vue de la poule de maintien (voir notre article d’avant match). Pourtant, près avoir mené 3 fois au score, les Dijonnais s’inclinent 3-4 en prolongations dans un match largement à leur portée. De la frustration, des regrets, et un seul point pris. Les play-down s’annonce de plus en plus compliquées.

 

Les Ducs ont souvent pris de vitesse la défense des Pingouins en attaque rapide, mais l'efficacité n'était pas au rendez-vous © Nicolas Goisque/ Niko Phot
Les Ducs ont souvent pris de vitesse la défense des Pingouins en attaque rapide, mais l’efficacité n’était pas au rendez-vous © Nicolas Goisque/ Niko Phot

Les Ducs prennent la rencontre par le bon bout. À peine 45 secondes de jeu, et Riendeau passe tout près d’ouvrir le score : suite à une sortie hasardeuse d’Odrobny, ce-dernier relance mal, Yannick Riendeau surgit et reprend en première intention, le gardien des Pingouins stoppe le puck du bout de la crosse. Les hostilités sont lancées !

 

Bonne entame dijonnaise

Quelques secondes après, Jeslinek prend de vitesse la défense et se présente en face à face avec Odrobny, mais une nouvelle fois le duel est remporté par le cerbère morzinois. La fougue dijonnaise subit un coup d’arrêt avec la prison de Maslonka (1’09). Le HCMAG, actuellement  deuxième meilleure équipe du championnat en power play, met très vite en danger les locaux avec son jeu de puissance, mais malgré tout la pénalité est tuée. C’est ensuite au tour des Ducs d’être en supériorité numérique, suite à un Cinglage de Schwindt (5’34).

 

Dijon est beaucoup moins efficace en power play cette saison, et ici, comme souvent, le jeu peine à s’installer. Les Dijonnais vont même s’offrir une frayeur : perte de palet suite à une mésentente en défense, Ryan Kinasewich récupère la rondelle et se présente devant Pinto qui fait l’arrêt. Beaucoup d’intensité dans ce tiers, le jeu part un peu dans tous les sens. Au jeu du plus dangereux c’est Dijon qui est devant, à l’image du 3 contre 3 pour les Ducs à la 11ème minute. Quessandier, sur le côté droit, reçoit le palet mais rate son contrôle, puis parvient quand même à remettre devant le but sans que personne ne suive.

Dijon a raté trop d'occasions © Nicolas GOISQUE/www.Focale.info
Dijon a raté trop d’occasions © Nicolas GOISQUE/www.Focale.info

Les mésententes et les imprécisions techniques empêchent de belles actions de se concrétiser. La domination locale est de plus en plus importante à l’approche du quart d’heure de jeu, à l’image du poteau de Gutierrez à la 12ème minute. 14’19, la faille est enfin trouvée : Wallèn sur le côté gauche de l’attaque délivre une belle passe à Benoit Valîer, seul de l’autre côté de la glace, qui a tout le temps de fixer Odrobny, et de nettoyer sa lucarne (1-0). Malheureusement, les Pingouins vont vite avoir une occasion en or d’égaliser qu’ils ne vont pas rater. Loïc Chabert sort à 14’42 pour Cinglage, la pénalité est presque tuée quand Filip Björk rejoint lui aussi le banc des prisonniers ! Les visiteurs mettront à peine 10 secondes avant d’égaliser par le biais de Peter Holecko assisté par Sarkanis (1-1 ; 16’25) Dans la foulée Kevorkian sur une contre-attaque s’échappe et se présente face à Odrobny, mais une nouvelle fois c’est le cerbère morzinois qui a le dernier mot. Les Ducs rentrent au vestiaire sur ce score de parité, dans un tiers où ils ont été les plus dangereux durant la quasi-totalité du temps.

 

Manque de réalisme

Comme dans le premier tiers, Dijon se montre tout de suite dangereux au retour sur la glace. Après une belle action collective, McMillin prend le shoot juste avant la sortie de prison. Le palet finit dans la mitaine d’Odrobny. Contrairement au premier tiers, cette fois les Ducs ne tardent pas à trouver le chemin des filets. Riendeau, comme à son habitude, file seul en contre attaque. Echappant à la défense, il prend le temps, fixe le gardien, le feinte, et tire à ras la glace (2-1 ; 27’03). Juste après le but, nouvelle contre-attaque, 2 contre 2 cette fois, Jeslinek prend le shoot : arrêt d’Odrobny ! Kolba sort suite à un Retenir, le HCMAG est à 5 contre 4.

Erreurs du corps arbitral ou indiscipline des joueurs, ce qui est sûr c'est que les pénalités ont été fatales aux Ducs ©Nicolas Goisque / Niko Phot
Erreurs du corps arbitral ou indiscipline des joueurs, ce qui est sûr c’est que les pénalités ont été fatales aux Ducs ©Nicolas Goisque / Niko Phot

, ce sont  les Ducs qui sont les plus dangereux. Récupération du puck, deux attaquants dijonnais filent en contre attaque, un seul défenseur a fait le repli défensif. Il accroche le porteur du palet et le fait tomber, à la surprise générale l’arbitre ne siffle rien. Enorme occasion manquée. Numa Besson sort après un Retenir, les deux équipes sont à 4. La plus grosse occasion est là aussi pour le DHC : Jeslinek fait le tour de la cage avant de repiquer devant Odrobny et de tirersur le portier. Une minute après c’est McMillin qui passe tout près de faire le break. Quessandier fait un bon travail sur le côté et délivre une offrande à ce-premier seul devant le but : Odrobny sort encore un arrêt de grande classe. Mulle, Maslonka, Kevorkian, Wallèn, Riendeau, tous se cassent les dents sur le cerbère visiteur. Sur les quelques alertes des Pingouins, Pintaric se montre lui aussi impeccable. On rentre dans les cinq dernières minutes du tiers, Dijon est en infériorité après une Obstruction sifflée contre Quessandier. Juste avant de revenir à 5, Gutierrez s’échappe et part en contre-attaque : le duel est remporté par le portier. Trop d’occasions manquées qui vont laisser des regrets. À peine revenu à 5, Riendeau sort pour un Cinglage loin d’être évident. Le HCMAG met son jeu de puissance en place, un tir est pris, Pintaric stoppe le palet mais ne peut l’attraper, ce-dernier est bousculé, des coups de crosse sont échangés, rien n’est sifflé, Peter Holecko pousse le puck dans le but. (2-2 ; 38’29). Comme une répétition du premier tiers, tout est à refaire pour les Dijonnais.

 

Des pénalités qui changent le match

C'est Morzine qui goûte finalement aux joies de la victoire  © Nicolas GOISQUE/www.Focale.info
C’est Morzine qui goûte finalement aux joies de la victoire © Nicolas GOISQUE/www.Focale.info

Dans ce dernier tiers, beaucoup moins d’occasions franches, le jeu est moins fluide des deux côtés. La première grosse action est pour Dijon et elle survient lors d’une double supériorité numérique (Cruchandeau  : Obstruction 7’06 ; Besson : Cinglage 7’30). Les Ducs s’installent en zone offensive et Riendeau, juste après la bleue lâche un slap qui trouve le chemin du poteau ! Ce n’est que partie remise. Simultanément à la sortie de prison, Riendeau lance le palet dans la lucarne et redonne l’avantage aux Ducs (3-2 ; 9’07). Morzine va réagir et pousser Dijon dans ses retranchements. L’action qui suit se passe très vite : Gutierrez s’échappe à nouveau et file en contre attaque, il rate son face à face, derrière Pinto fait une double parade sublime mais une erreur défensive laisse Karel Hromas seul qui trouve la lucarne de Pinto (3-3 ; 52’16) À nouveau les Ducs se font égaliser. La fin du tiers est tendue, à une minute de la fin Odrobny est l’auteur d’un nouvel arrêt décisif qui envoie les deux équipes en prolongation.

Ces dernières commencent, les Pingouins prennent l’ascendant sur les Ducs. Holecko oblige Pinto à sortir un très gros arrêt. 5’09, l’arbitre siffle contre McMillin une crosse haute peu évidente. Les Dijonnais subissent, le puck trouvera le poteau de Pinto. Juste avant la sortie de prison dijonnaise, un haut savoyard commet un slashing, l’arbitre prend la décision de laisser jouer, McIntosh trouve la lucarne de Pinto. Le match est terminé, et c’est une terrible désillusion pour le DHC.

Au final, les Dijonnais prennent un point et en laissent deux au HCMAG. Dijon compte pour l’instant  6 points en vue de la poule de maintien, contre 13 pour Morzine. Les Ducs ont réalisé deux premiers bon tiers, avant d’en faire un troisième beaucoup moins transcendant et de craquer en prolongations.

Jonathan Paredes a peu apprécié la prestation arbitrale  © Nicolas GOISQUE/www.Focale.info
Jonathan Paredes a peu apprécié la prestation arbitrale © Nicolas GOISQUE/www.Focale.info

Si la colère de Jonathan Paredes envers le corps arbitral pointe du doigt plusieurs erreurs qui auraient été commises, les troupes de ce-dernier auraient dû se mettre à l’abri bien avant au vu de la multitude d’occasions ratées dans ce match.

L’heure n’est plus aux regrets, ce soir les Bourguignons affrontent Grenoble dans un match sans enjeu pour eux, mais qui doit servir de préparation pour le match capital qui les attend samedi, à domicile, face à Chamonix !

Nous verrons ce soir la réaction des Ducs après cette soirée cauchemardesque face aux Pingouins.

 

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