18 avril 2021

La marche était encore trop haute pour le DFCO féminin

Cette avant-dernière journée de D2 féminine était particulièrement attendue pour le groupe C avec un choc au sommet. Si l’Olympique de Marseille était déjà assuré de monter en D1, pour le DFCO (2ème), il s’agissait d’une belle occasion de montrer qu’il a tout pour jouer les premiers rôles dans ce championnat. Les Dijonnaises ont toutefois été battues 0-2 et le contenu prouve qu’il y a encore du chemin à parcourir pour monter en D1. Il faudra sans doute gagner à Aurillac pour terminer à la 2ème place.

Des faits de jeu favorables au DFCO

Le DFCO a joué une mi-temps en supériorité numérique © Nicolas GOISQUE
Le DFCO a joué une mi-temps en supériorité numérique © Nicolas GOISQUE

Le DFCO a encore une fois dû composer avec plusieurs absences de titulaires habituelles, notamment celles d’Adeline Rousseau en défense centrale et de Ludivine Bultel sur l’aile gauche. Laura Bouillot, de retour, a pu jouer l’ensemble du match sans forcément être au maximum de ses capacités. Sur le papier, l’OM était une véritable montagne à franchir : seule équipe invaincue sur les trois groupes de D2, dotée de deux nominées au titre de meilleure joueuse de D2 aux trophées Foot d’Elles (Coton-Pélagie et Pizzala) mais également de la meilleure buteuse au coup d’envoi de cette journée (Sandrine Brétigny ; maintenant dépassée par la grenobloise Laury Jesus). Le début du match est d’ailleurs à l’avantage des Olympiennes, qui posent beaucoup de problèmes aux Rouges à la relance et récupèrent ainsi bon nombre de ballons. Mais si les frappes marseillaises sont multiples, la véritable première grosse occasion est dijonnaise avec une frappe d’Ophélie Cuynet qui vient s’écraser sur la barre, sur un coup-franc aux 25 mètres (9′). La numéro 10 dijonnaise se retrouve en bonne position un peu plus tard suite à un beau mouvement collectif, mais sa tentative est contrée (20′). Dans la foulée, l’OM presse fort et une frappe de Cousin déviée par Lavigne sur la transversale rebondit derrière la ligne de but (22′)… à la surprise générale, alors que le but semblait net, l’arbitre ne bronche pas et laisse le jeu se poursuivre !

Un OM qui maîtrise son sujet

Les Dijonnaises ont tout donné, mais ont trop souvent manqué de précision ©Nicolas GOISQUE
Les Dijonnaises ont tout donné, mais ont trop souvent manqué de précision © Nicolas GOISQUE

L’Olympique de Marseille pousse mais rate une énorme occasion de prendre l’avantage à cause d’un contrôle manqué dans la surface (35′). Dijon procède principalement en contres, même si le jeu s’est équilibré au fil de la mi-temps, mais manque cruellement de précision et de justesse technique. La première période s’achève sur un coup de théâtre avec l’exclusion de Sandrine Brétigny pour un tacle appuyé sur Laura Magnin-Feysot. La décision semble peut-être sévère pour certains, mais offre l’opportunité au DFCO de jouer en supériorité numérique pendant une mi-temps. Si on se souvient que le match aller avait été marqué par des décisions arbitrales contestées, il faut admettre que cette fois, elles ont plutôt été en faveur de Dijon… Et pourtant, l’OM obtient un pénalty très rapidement en seconde période suite à un accrochage de Lavigne sur Pauline Cousin. La capitaine Caroline Pizzala ne laisse ensuite aucune chance à la gardienne bourguignonne et ouvre le score (0-1, 53′). Dans la continuité, Marseille rate une nouvelle énorme occasion (58′) mais ce n’est que partie remise, puisque peu de temps après, Caputo profite d’une perte de balle évitable dans l’axe de Magnin-Feysot pour aller ajuster Océane Lavigne (0-2, 64′). La défense côte-d’orienne offre trop de cadeaux à des Marseillaises qui n’en demandaient pas tant.

Victoire logique pour Marseille

L'Olympique de Marseille s'est déplacé en tant que solide patron © Nicolas GOISQUE
L’Olympique de Marseille s’est déplacé en tant que solide patron © Nicolas GOISQUE

On passe proche du 0-3 mais la tentative marseillaise échoue sur la barre (68′). Les Dijonnaises ne semblent pas en mesure d’inverser la vapeur, trop imprécises dans les transmissions et manquant de percussion, bien que Gago et Serrano se démènent sur les côtés. La buteuse maison Laura Bouillot (20 buts) n’aura jamais vraiment été bien servie ; et la qualité de centre ainsi que la puissance de Bultel aura sans doute fait défaut au DFCO dans une telle partie. La formation de Samuel Riscagli a l’opportunité de réduire le score mais la tête de Kelly Gago, sur un centre de Serrano, est sortie par une parade de Hatchi. Pour ne rien arranger, Ophélie Cuynet écope d’un second carton jaune et se voit exclue dans le temps additionnel… Le match s’achève sur un score de 0-2 sans appel, l’OM aura incontestablement été meilleur techniquement, notamment dans la maîtrise du ballon, et dominateur au milieu de terrain, assumant son statut de champion de D2. Les joueuses de la cité phocéenne ont pu célébrer leur victoire avec des supporters marseillais venus nombreux au stade des Poussots, qui était par ailleurs bien rempli. Le DFCO quant à lui affiche un bilan de 4 défaites face aux deux autres équipes du podium (Marseille et Grenoble), ce qui montre qu’il y a encore du progrès à faire pour espérer monter en D1… mais n’omettons pas que cette saison est déjà un très beau progrès en soit !

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