19 octobre 2019

Gazelles de Meursault : réactions-émotions

Les Gazelles de Meursault, cette équipe de copines montée le soir d’un pari un peu fou est donc allée au bout de son aventure en remportant la coupe de France régionale de handball. Trois d’entre elles, la capitaine Adeline Michelin, l’ex internationale Ludivine Jacquinot et “la vieille” Nathalie Vocoret Carbillet nous parlent avec leurs mots de la finale.

 

LES PHOTOS DU MATCH MEURSAULT ROUEN ICI

 

Adeline Michelin HBC Meursault © Nicolas GOISQUE/NikoPhot
Adeline Michelin HBC Meursault © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

Adeline Michelin

Après 48 h de recul par rapport à cette fantastique aventure qu’ a été la finale de la coupe de France, je peux dire que ce fut géant, la magie de Bercy à opéré. Avant ce dernier match nous avions une pression hors norme. A la présentation des équipes nous étions toutes ou presque en train de pleurer. Nous sommes arrivées sur le terrain en mode guerrière,  nous voulions vraiment finir avec ce titre
Rouen qui est une jeune et physique nous a montré un beau handball, elles n’ont rien lâché et nous ont même fait déjouer.

Nous ne trouvions pas de solution collective elles ont vraiment été très intelligentes. Cependant, pour ma part le doute ne s’est jamais installé nous avons joué jusqu’au bout à fond. Et comme dirait certains entraîneurs de handball rugby ou autre “une finale ça se gagne” . Le beau jeu, on l’a produit aux tours précédent. En finale, même si la manière n’ y est pas, on ne se rappelle que du vainqueur. Et là c’ est nous,  le HBC Meursault.

 

Nathalie Vocoret

L’ idée de Véronique Pecqueux de rejouer une compétition entre copines revenait quelquefois dans les discussions depuis quelques années mais il fallait trouver un club donc. J’ai reçu un appel de Véro l’ été  dernier qui me demandait si j’étais  partante. J’ai rigolé car je pensais à une blague. Et ben non. C’était parti.

Nathalie Vocoret Carbillet HBC Meursault © Nicolas GOISQUE/NikoPhot
Nathalie Vocoret Carbillet HBC Meursault © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

On retrouve la vie d’une équipe: le plaisir de se retrouver, l’envie de réussir ensemble, les joies, les rigolades, les blessures, les tensions, …Denis Lathoud, notre entraîneur nous aiguille et on essaie de courir. Il y a des blessures plus ou moins importantes mais le groupe tient le cap. On avance doucement mais sûrement.Au fur et à mesure j’ai senti que ce projet n’était plus seulement le notre. Les gens nous en parlaient de plus en plus. Après la qualification pour la finale, combien de fois j’ai entendu “ça y est, vous y êtes arrivées, vous êtes en finale” et moi de répondre “non, l’objectif est de gagner, le plus dur reste à faire.

Au départ, tu veux juste te faire plaisir avec les filles réussir ce défi fou, mais au bout du compte tu veux aussi faire plaisir à toutes ces personnes qui nous suivent et qui croient en nous (les personnes du club, la famille, les amis, …). Mes enfants ne m’avaient jamais vu jouer. J’ai partagé cette aventure avec eux et c’était génial. C’est aussi pour eux que je voulais gagner, gagner et leurs montrer que même les défis les plus fous sont réalisables. Même si tout le monde nous voyaient gagner, une finale c’est particulier, et encore plus dans ce superbe écrin qu’est l’Accor arena. On rentre dans une autre dimension et la pression est là. Nous devons gagner, c’est une obligation.

Le match va être compliqué, nous le savons. L’équipe de Rouen est jeune, les filles courent et nous allons devoir limiter le nombre de contre attaques. Le match a été intense, ce qui n’est pas habituel pour nous. On a toutes apporté quelque chose avec nos moyens. En début de deuxième période, on se retrouve à moins 3 et je l’avoue, j’ai eu un moment de doute, mais non ce n’était pas possible. Ne rien lâcher, faire douter l’adversaire, gérer les infériorités numériques, nous savons le faire, nous devons le faire. Au milieu de cette super ambiance, nous crions pour passer les consignes et nous encourager. On va y arriver! Dans les dernières minutes , J’ai lu sur le visage de la joueuse que j’avais en face de moi le doute, la fatigue et surtout je n’y ai pas vu cette “gnaque” qu’il y avait avant. On revient, une dernière infériorité numérique est bien gérée, on défend, et les gardiennes sont là. Caro est excellente depuis le début du match et Alex sort un péno.

L’expérience fait le reste. Le principal est là, la victoire tant attendue. C’est la délivrance. Enfin un titre. La difficulté le rend plus beau, même si ce ne fut pas notre match le plus accompli. Le savourer, le partager, le fêter voilà le programme du reste de la journée. C’est bon, c’est beau. On peut être fière de nous. Personnellement,Je n’ai pas marqué mais je pense avoir apporté autre chose dans ce match fou. Mes enfants sont fiers de moi. Je suis fière de moi. Moi, la vieille qui avait dit stop en 2001.

 

Ludivine Jacquinot HBC Meursault © Nicolas GOISQUE/handball
Ludivine Jacquinot HBC Meursault © Nicolas GOISQUE/handball

Ludivine Jacquinot

un moment magique: on attendait cette finale avec impatience. Nous savions que ça n’allait pas être facile, que l’équipe de Rouen aurait le couteau entre les dents et qu’elle ne lâcherait rien!!! Mais nous avions un objectif à atteindre et heureusement le dénouement de ce match, très tendu, a été en notre faveur. Il y a eu des larmes avant le match, l’émotion était forte, il y a eu des larmes de joie après le match,des feux d’artifices, des supporteurs incroyables, une coupe énorme….que du bonheur!!!!

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