19 octobre 2019

La fête du hand et de Meursault aux finales de coupe de France

Les finales de coupe de France c’est devenu depuis 7 ans un grand rendez-vous parisien qui retrouvait cette année son cadre grandiose de l’Accor Hôtels Arena (Bercy pour les “intimes”), avec comme d’habitude 6 rencontres au programme, les finales féminines et masculines, départementales, régionales et nationales. C’est donc là que les gazelles de Meursault avaient rendez-vous avec Rouen 76 université pour leur finale régionale.

 

LES PHOTOS DE LA JOURNEE ICI

 

Lattes Handball © Nicolas GOISQUE/NikoPhot
Lattes Handball © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

Mais avant pour les Bourguignonnes  de vivre l’émotion de pénétrer dans cette arène chargée d’histoire pour le hand français, il fallait attendre le début de l’après-midi et éventuellement suivre en matinée les deux finales départementales qui ouvraient le bal.

 

La première coupe pour Lattes Handball

Les deux premières formations à se présenter dans la magnifique salle flambant neuve, pour la finale départementale féminine, sont le Lattes Handball(34) et l’AL Agen Handball. Sans doute impressionnées par le décor, les Agenaises peinent à rentrer dans leu match et laissent les Héraultaises faire la course en tête.

Cassis handball © Nicolas GOISQUE /NikoPhot
Cassis handball © Nicolas GOISQUE /NikoPhot

Distancé à la pause (15-8) Agen tentera en vain de remonter son handicap et c’est donc Lattes qui soulève la première coupe de France de la journée (30-25).

Entrent ensuite en scène, le Handball Club Cassis Carnoux Roquefort-la Bedoule (13) et le handball Orvault (44). Cassis composé essentiellement de joueurs d’expérience disposant de licence B (délivrée à un licencié qui mute pendant la période officielle entre le 1er juin et le 31 décembre) prend assez rapidement la mesure de son adversaire et augmente progressivement l’écart (5-2, 12′, 12-7, 25′, 14-8,30′), pour s’imposer de 10 longueurs au final (30-20)

 

Véro Pecqueux Rolland  s'est battu comme une lionne comme d'hab © Nicolas GOISQUE/NikoPhot
Véro Pecqueux Rolland s’est battu comme une lionne comme d’hab © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

L’heure de Meursault

A 14 h 00 c’est le moment tant attendu par les côtes d’oriens de Meursault. La très forte délégation de supporteurs à tee-shirts et chapeaux roses se fait entendre quand Adeline Michelin rentre dans Bercy à la tête de ses troupes visiblement émues. Face à elles une équipe plus jeune, Rouen 76 université. Cette rencontre va incontestablement être la plus disputée et intense de la journée. Face à l’expérience et la malice des côte  d’oriennes, à l’image d’une Véro Pecqueux Rolland égale à elle même de combativité et jouant tous les coups francs rapidement, surprenant régulièrement des normandes inattentives; des Rouennaises plus rapides tentant d’emballer le match et de fatiguer leurs adversaires, avec une certaine réussite. Des deux côtés on a vu de fort jolies choses. Le score est resté très serré durant toute la première période, l’écart ne dépassant jamais un but. Les trois anciennes du Cercle Dijon Bourgogne, Ludivine Jacquinot, Céline Murigneux et Véronique Pecqueux Rolland faisant monter le score côté bourguignon. A la pause ce sont cependant  les jeunes Rouennaises qui sont devant (12-13).

En début de seconde période, elles vont même réussir à creuser un premier écart (14-17, 34′), mais sous l’impulsion de Ludivine Jacquinot précieuse au tir, Meursault recolle (19-19, 42′). Et si Rouen reprend bien deux longueurs d’avance (21-23, 49′) Meursault inscrit alors 4 buts de suite grâce aux doublés de la jeune Saxo Grux et de l’omniprésente Ludivine Jacquinot pour reprendre les devants (25-23,55′).

Céline Murigneux inscrit le but victorieux du HBC Meursault © Nicolas GOISQUE/NikoPhot
Céline Murigneux inscrit le but victorieux du HBC Meursault © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

Il était dit que le suspense durerait toute la partie. Ces dernières minutes sont irrespirables avec des exploit de gardiennes, des balles perdues, Rouen qui recolle à 25-25 à 2’40 du terme. Dès lors les bras se mettent à trembler des deux côtés, mais c’est finalement Céline Murigneux qui s’arrachera à 27 secondes du coup de sifflet final pour offrir le graal et beaucoup d’émotions à toutes ses copines d’aventure. A noter la belle image finale de cette haletante confrontation avec les deux équipes prenant la pause ensemble sur le podium (la seule fois de la journée sur 6 matchs !) les Rouennaises très déçues étant tout de même bien fières de poser à côté de l’icône Pecqueux Rolland.

 

Guilherand Granges récidive

Dans la foulée de cette haletante finale régionale féminine on a assisté à un petit événement. En effet en dominant de bout en bout les vendéens de SL Aubigny Moutiers Vendée Handball, (5-3,5′, 10-7, 12′, 17-12, 25′, 21-15, 30′, 33-22,45′, 39-30, 60′), les Ardéchois de Handball Guilherand Granges sont devenus les premiers amateurs à remporter deux fois une coupe de France en conservant le trophée qu’ils avaient déjà décroché l’an dernier.

 

Le peuple brestois a fait la fête à Bercy  © Nicolas GOISQUE/NikoPhot
Le peuple brestois a fait la fête à Bercy © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

Première pour Brest 13ème pour Montpellier

Les deux finales nationales étaient évidemment très attendues. Chez les féminines, l’ogre de la D2, Brest, soutenu par une véritable “armée bretonne” qui avait déferlé sur Bercy, est venu à bout de Toulon St Cyr, formation en difficulté en LFH cette année, sans soucis aucun (25-16). La puissance des Mangué ou Carla Alberto était trop dure à contrer pour des Toulonnaises courageuses mais limités, même si Van Olphen s’est démenée avec pas mal de déchets tout de même. Les Bretonnes deviennent ainsi la première formation de deuxième division à soulever une coupe nationale, et nul doute qu’avec leur effectif impressionnant, qui va encore être sérieusement renforcé à l’intersaison, elles auront un rôle à jouer sur le plan national et pourquoi pas européen l’an prochain.

 

Paris SG Montpellier, c’était le choc très attendu entre l’indiscutable champion de france et 1/2 finaliste de la ligue des champions et le vainqueur de la coupe de la ligue (contre ce même PSG) et rare formation à avoir battu Paris cette saison. Montpellier qui avait visiblement bien préparé son affaire va s’appuyer durant la rencontre sur un trio Grébille, Kavticnik, Gajic particulièrement efficace pour faire la course en tête durant toute la rencontre.

Gajic  et Montpellier  ont dominé PSG et Omeyer © Nicolas GOISQUE/nikoPhot
Gajic et Montpellier ont dominé PSG et Omeyer © Nicolas GOISQUE/nikoPhot

Côté Paris, Onufriyenko, Karabatic, Honrubia et Vori ont tenté de résister mais avec un Hansen très discret et un Thierry Omeyer à seulement 8% d’arrêts !! les parisiens ont logiquement rendu les armes et se sont inclinés pour le 3ème fois en 4 rencontres face aux Héraultais cette année. Montpellier qui emporte là sa 13ème coupe de France en 17 ans énorme !!

Les lumières pouvaient alors doucement s’éteindre dans ce superbe écrin de l’Accor Hôtel Arena qui aura encore vécu une grande et belle journée de handball et qui s’apprête à accueillir prochainement les joutes du prochain mondial masculin en janvier 2017.

 

 

 

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