30 octobre 2020

Dossier DFCO F : S Mathivet : “je cherchais un club ambitieux”

DIJON-SPORTnews profite de la présence à Dijon de Sandrine Mathivet nouvel entraîneur du DFCO F et d’Alexandra Atamaniuk première recrue estivalE pour consacrer un dossier au DFCO F. Le DFCO féminin a connu plusieurs mouvements ces derniers temps avec les départs de la présidente Marie Cendrier et de l’entraîneur Samuel Riscagli. Pour remplacer ce dernier qui a conduit l’équipe et la section féminine ces trois dernières années avec le développement et les résultats  que l’on sait, le président Delcourt a fait appel à une femme d’expérience, l’ex entraîneur de Juvisy Sandrine Mathivet. DIJON-SPORTnews est allé à la rencontre de la nouvelle technicienne du DFCO Féminin.

 

DIJON-SPORTnews : Pouvez-vous vous présenter aux lecteurs de DSN ?

Sandrine Mathivet dans les bureaux du DFCO F © Nicolas GOISQUE/NikoPhot
Sandrine Mathivet dans les bureaux du DFCO F © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

Sandrine Mathivet: “Sandrine Mathivet, entraîneur du DFCO féminin, je suis arrivé au mois de juin.  J’ai été joueuse de foot de D1 durant une quinzaine d’années, puis je me suis mise sur l’entraînement en passant tous mes diplômes pour pouvoir entraîner au plus haut niveau chez les féminines. Déjà quand je jouais j’étais entraîneur des petites à Juvisy et après ma carrière de joueuse, j’ai pris l’équipe réserve que j’ai fait monter de DH en D3,  puis j’ai été entraîneur adjointe en D1 pour finir comme entraîneur principal pendant 4 années à Juvisy. On a eu de bons résultats ( Vice-champion de France en 2010 et 2012, Demi-finaliste de la Coupe de France  en 2010 et 2011, demi-finaliste de la champions league en 2013) avec des moyens beaucoup moins importants que l’OL ou le PSG grâce à un gros travail du club, des joueuses et du staff technique que j’avais autour de moi qui était très compétent et avec lequel je m’entendais très bien. Le parcours en champions league est quelque chose de magnifique et ce serait une bonne chose que Dijon puisse connaître cela un jour.

 

DSN : Vous étiez ces dernières années à l’INSEP ?

SM : Oui durant les deux dernières années j’étais coordinatrice, entraîneur du Pôle France à l’INSEP. Je m’occupais des jeunes. Les filles qui étaient à Clairefontaine ont été mise à l’INSEP et je me suis occupé de la formation de toutes ses jeunes joueuses. C’était une très belle expérience du haut niveau à l’étage jeune.

 

DSN : Comment s’est faite votre arrivée à Dijon ?

Sandrine avec Sébastien Larcier le nouveau président du DFCO F © nicolas GOISQUE/NikoPhot
Sandrine avec Sébastien Larcier le nouveau président du DFCO F © nicolas GOISQUE/NikoPhot

SM : C’est très simple, j’avais envie de travailler avec un club qui avait des ambitions et qui mettrait un certain nombre de moyens pour travailler dans de bonnes conditions. J’ai été appelée premièrement par Corinne Diacre qui avait été jointe par le président Delcourt pour prendre des renseignements sur moi. Corinne m’a demandé si j’étais intéressé par Dijon et j’ai dit oui. C’est là que j’ai été appelé par le président Delcourt.

Je suivais tous les championnats féminins puisque les jeunes joueuses de l’INSEP étaient amenées à jouer soit en D1 ou en D2, je suivais donc tous les résultats. J’ai donc suivi avec intérêt Dijon, d’abord parce que c’est un club de ma région, je suis bourguignonne. J’ai vu le beau parcours qu’elle avait fait, pas de chances cette année puisque c’est l’OM qui est monté. C’est à nous de continuer sur cette lancée pour pouvoir accéder à la D1 sachant qu’il n’y aura plus que deux poules au lieu de trois et cela sera d’autant plus intéressant mais difficile. On va essayer de tout mettre en oeuvre pour accéder à cette ligue 1.

 

DSN : Vous parliez tout de suite de moyens, avez vous eu des garanties sur ce point et y-a-t-il des perspectives en termes de recrutement ?

SM : On a des pistes mais rien n’est fait vraiment, cela va se décanter dans les heures ou les jours qui arrivent. On va voir cela et on communiquera sur les joueuses qui viendront. On a déjà de bonnes, de très bonnes joueuses qui ont goûté la D1 et aussi des jeunes joueuses en devenir, c’est important que l’on puisse avoir un groupe cohérent avec de la cohésion dans le groupe. Je pense cependant  que l’on va devoir dans un avenir très proche se doter de joueuses d’un très bon niveau D1 qui pourront nous aider et porter le groupe vers le haut. Mais je compte déjà sur le groupe qui est en place et les trois, quatre filles qui vont venir nous épauler mais je sais que pour pouvoir accéder à la D1, il va falloir se donner la possibilité d’avoir une ou deux joueuses en plus.

 

DSN : La D1 est un objectif qui vous est clairement demandé ?

SM : Oui c’est clairement l’objectif qui est fixé, que l’on s’est fixé avec le président Delcourt et Sébastien Larcier le président du DFCO Féminin. C’est un challenge, une ambition, il faut que Dijon et que cette grande région Bourgogne Franche Comté soit dotée d’une équipe féminine évoluant au plus haut niveau. Il y a une réelle volonté. Je pense que le fait que les garçons soient montés est une bonne chose pour le club. Il faut effectivement mettre des moyens pour faire maintenant monter les filles en D1? l’ambition du président Delcourt est réelle, son discours a été clair et je le sens investi ce qui est une très bonne chose. Il faut cela, que les gens soient convaincus de la chose et je sens vraiment le binôme président Delcourt et Sébastien Larcier convaincu.

 

DSN : Avez vous déjà eu l’occasion d’avoir des contacts avec vos joueuses ?

Avec Alexandra Atamaniuk qui a signé ce mercredi pour deux années au DFCO F © Nicolas GOISQUE/NikoPhot
Avec Alexandra Atamaniuk qui a signé ce mercredi pour deux années au DFCO F © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

SM : Oui, à part une ou deux , je les ai toutes vues au mois de juin, j’ai eu un entretien avec elles. Pour faire quelque chose de bien à Dijon, je pense qu’il faut 3 ans pour asseoir la chose, après on verra bien ce qui se passe, rien n’est jamais acquis dans le football et tout peux se passer très vite aussi bien dans le positif que le négatif, même si je ne pense qu’au positif. Il y a un très beau challenge et je reste sur ça. On dispose d’un très bel outil de travail et je sais que cela sera encore mieux. Cela m’intéresse aussi pour faire évoluer le groupe d’avoir des échanges avec l’entraîneur des pros parce que l’on apprend toujours, c’est le haut niveau, échanger avec lui m’intéresse, voir des entraînement des pros, discuter sur tout ce qui touche à la technique, à la tactique. Etre associé à un club pro est quelque chose de très important pour moi et qui peut nous aider à franchir le cap pour être en D1 ce qui est mon objectif dès l’année prochaine. Pourquoi attendre, si l’on peut monter il faut monter pour asseoir ce club de Dijon au plus haut niveau. La montée certes c’est dur mais y rester c’est une autre paire de manches. Donc autant le faire rapidement en restant sur la dynamique qu’il y a eu l’année dernière.

 

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