29 septembre 2020

Dijon Motorscup : la légende automobile était à Prenois

Avec près d’une quarantaine de Formule 1 en action et plus de 200 autres voitures de course d’exception au rendez-vous, le Dijon Motorscup qui se déroulait ce weekend sur le mythique circuit de Dijon Prenois a tenu tient toutes ses promesses avec neufs plateaux tous aussi passionnants les uns que les autres. Des pilotes sont venus de vingt pays différents pour en profiter. Le circuit bourguignon avait revêtu ses habits de fête en ce weekend d’automne… Le Dijon Motorscup est désormais bien installé dans l’univers des grands meetings historiques internationaux. Communiqué de l’organisation.

 

 

Samedi 8 octobre : Le fil de la journée

 

F1 pré 1961 Historic Grand Prix Cars Association (HGPCA)

Pour qui ? Les F1, F2 et voitures de Grand Prix d’avant 1961, Engagés : 17 – Classement course 1 : 1.Walker (lotus 16) ; 2.Bronson (Scarab) ; 3.Fierro (Maserati 250F) ; 4.Hall (Ferrari Dino) ; 5.Hart (Maserati 250F) ; 6.Rettenmaier (Maserati 250F), etc. Course 2, dimanche 11h10.

Le mythe était à Prenois ce weekend © Nicolas GOISQUE/NikoPhot
Le mythe était à Prenois ce weekend © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

En bref : Première confrontation du week-end en Formule 1, cette course est marquée par le rassemblement exceptionnel de sept Maserati 250 F. Un record qui sera difficile à battre ! Malgré ce débarquement en force des légendaires F1 au trident, Julian Bronson prend immédiatement la course à son compte sur sa rare Scarab Offenhauser (brièvement vue en F1 en 1960), suivi comme son ombre par son compatriote anglais Philip Walker (Lotus 16). Après 25 mn de duel, la victoire échoie finalement à la monoplace conçue par Colin Chapman, pour 1/10 de seconde. Pour quelques dixièmes également, le plus rapide des pilotes de Maserati 250 F, l’Espagnol Guillermo Fierro, conserve sa place sur le podium aux dépens de Tony Smith et sa sublime Ferrari Dino.

 

F1 pré 1966 HGPCA

Pour qui ? Les Formule 1 (1500 cm3) de la période 1961/1965. Engagés : 19 – Classement course 1 : 1.Horsman (Lotus 18/21) ; 2.Nuthall (Cooper T53) ; 3.Cannell (Cooper T51) ; 4.Beaumont (Lotus 24) ; 5.Ott (Cooper T53) ; 6.Perk (Heron F1), etc. Course 2, dimanche 15h45.

En bref : L’autre plateau F1, dédié aux monoplaces 1500 cm3 d’avant 1966, recèle lui aussi d’une vingtaine de merveilles de cette belle époque, essentiellement des Lotus et des Cooper. Ce match éternel entre les deux firmes britanniques s’achève cette fois sur la victoire de la Lotus 18/21 (un modèle notamment piloté par Stirling Moss en 1961) de Peter Horsman, moins de deux secondes devant la Cooper T53 de Will Nuthall. Beaucoup plus loin, les autres Cooper de Barry Cannell, d’Andrew Beaumont et de l’Allemand Rainer Ott complète le top 5 du jour.

 

 © Nicolas GOISQUE/NikoPhot
© Nicolas GOISQUE/NikoPhot

FIA Lurani Trophy Formula Junior

Pour qui ? Les monoplaces de Formule Junior (1958 à 1963). Engagés : 28 – Classement course 1 : 1.Rossi Di Montelera (Lotus 22) ; 2.Tonetti (Brabham BT6) ; 3.Smeeton (Wainer 63) ; 4.Morton (Lightning) ; 5.Fyda (Brabham BT6) ; 6.Pangborn (Lotus 20B), etc. Course 2, dimanche 14h15.

En bref : Au volant de sa précieuse Lotus 22 de 1962 (dont le châssis faisait également office de F1 à l’époque), Mandredo Rossi Di Montelera confirme en course son meilleur chrono des essais. A l’issue d’une épreuve écourtée de deux minutes à la suite d’un accrochage, l’Italien s’impose toutefois de justesse face à son compatriote Pierre Tonetti (Brabham BT6), pointé dans la même seconde lors de l’arrêt des hostilités. A bord d’une originale Wainer de 1963, Richard Smeeton complète le podium. 15ème, Robin Longdon est mieux classé des utilisateurs de Formule Junior à moteur avant (les plus anciennes).

 

Historic Formule 2

Pour qui ? Les monoplaces de Formule 2 d’avant 1979. Engagés : 17 – Classement course 1 : 1.Watts (March 772) ; 2.Forward (March 782) ; 3.Hall (March 752) ; 4.Frazer (March 782) ; 5.Lillingston (Chevron B40) ; 6.Ellingworth (March 782), etc. Course 2, dimanche 12h35.

En bref : Parti de la pole, l’Anglais Matthew Watts remporte cette première des deux courses de F2 après l’avoir dominé, sans surprise, au volant de sa March 772 de 1977. Lui aussi qualifié en première ligne, son compatriote Richard Evans (March 79B) lui a toutefois facilité la tâche en écopant d’un drive through pour départ anticipé. Sur le podium, Matthew Watts est rejoint par Dean Forward (March 782) et Phil Hall (March 752), largement distancés sur la piste, tandis que le (seul) Français Robert Simac hisse sa March 712M (ex team Arnold 1971) au septième rang, devant toutes les autres Formule 2 à moteur 1600 cm3.

 

km de Dijon

Pour qui ? Les Sport-Protos et GT/Tourisme pré 1980 (et Sports 2000 pré 1985). Engagés : 23 – Essais qualifs : 1.Voyazides-Hadfield (Lola T282) ; 2.Devis (Toj SC303) ; 3.Richardson-Gathercole (Lola T290) ; 4.Peeters (Chevron B23) ; 5.Metzger (Grac MT14B) ; 6.Spiers (Osella PA3), etc. 2 courses de 40 mn, dimanche 10h15 et 16h30.

En bref : Epreuve unique, créée pour le Dijon Motorscup en souvenir des rendez-vous mondiaux des 1000 km de Dijon, les « 200 km » se disputeront dimanche en deux manches de 40 mn. En attendant, la séance de qualification d’aujourd’hui place logiquement en première ligne les deux Sport-Protos 3 litres de l’équipage gréco-britannique Leo Voyazides-Simon Hadfield (Lola T282 ex Lafosse) et du Belge Marc Devis (Toj SC303). De façon aussi naturelle, les deux plus rapides des protos 2 litres s’élanceront en deuxième ligne, à savoir la Lola T290 (ex écurie Filipinetti) de Mark Richardson-David Gathercole et la Chevron B23 (ex Burton) de l’Allemand Guy Peeters.

 

 © Nicolas GOISQUE/NikoPhot
© Nicolas GOISQUE/NikoPhot

NKHT GT (Championnat Néerlandais Voitures de Tourisme et GT Historique

Pour qui ? Les GT/Tourisme de la période 1947-1965 Engagés : 32 – Course 1 : 1.Campagne (Chevrolet Corvette) ; 2.Kuiper (Chevrolet Corvette) ; 3.Evans (Marco 1800 GT) ; 4.Hamilton (Marcos 1800 GT) ; 5.B.Stevens (Lotus Elan) ; 6.J.Stevens (Lotus Elan), etc. Course 2, dimanche 14h55.

En bref : A l’issue d’une demie heure d’intense bataille, les deux magnifiques Chevrolet Corvette des Néerlandais Michiel Campagne et Tom Kuiper franchissent la ligne d’arrivée dans cet ordre, la version 1963 précédant sa cadette (de deux ans) de seulement 2/10 de seconde ! Pour le gain de la troisième place, le même duel au finish entre les Marcos 1800 GT (à châssis en bois !) des Anglais Richard Evans et Robert Hamilton tourne à l’avantage du premier, auteur d’une superbe remontée en course.

 

GT & Sports Car Cup

Pour qui ? Les GT pré 1966 et voitures de Sport pré 1963

Engagés : 28 – Course unique : 1.Voyazides-Hadfield (AC Cobra 289) ; 2.Fierro-Hart (Maserati T61) ; 3.Dumolin-Van Riet (AC Cobra 289) ; 4.Gomm (Jaguar type E) ; 5.Beltramelli-Beltramelli (Chevrolet Corvette) ; 6.Kriknoff (Lotus 11), etc.

En bref : Le plateau orchestré par Flavien Marçais donne lieu ce week-end à une seule et unique course d’endurance de deux heures, disputée ce samedi en fin de journée. Déjà en tête de ce superbe plateau (un de plus !) en « qualifs », Leo Voyazides et Simon Hadfield y imposent leur AC Cobra de 1964 après avoir rapidement pris la mesure de la voiture sœur des Belges Christian Dumolin-Christophe Van Riet. Pour avoir perdu trop de temps aux stands, ces derniers laissent finalement la deuxième place à la merveilleuse Maserati T61 Birdcage (de 1960), dont l’Espagnol Guillermo Fierro et l’Anglais Steve Hart se partageaient le volant. Meilleurs français, les Beltramelli père et fils mènent leur Chevrolet Corvette C1 au cinquième rang. Quant au redoutable duo Voyazides-Hadfield, il sera en quête d’une seconde victoire, dimanche, au départ des 200 km de Dijon.

 

Le public était venu nombreux pour la manifestation  © Nicolas GOISQUE/NikoPhot
Le public était venu nombreux pour la manifestation © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

Yougtimer Touring Car Challenge

Pour qui ? GT/Tourisme des années 60 à 90

Engagés : 33 – Course 1 : 1.Bolliger (Pontiac Transam) ; 2.Baumann (Ford Mustang) ; 3.Lawson (Alpine A310) ; 4.Waaijenberg (Ferrari 308) ; 5.Faivre (Cox) ; 6.Ketterer (Porsche 911 RSR), etc. Course 2, dimanche 11h50.

En bref : Plateau riche en véhicules de toutes origines, le YTCC s’ouvre également à de puissantes américaines dont la cavalerie peut librement s’exprimer sur un tel circuit. Roger Bolliger en administre la preuve dans cette première course aux commandes de sa Pontiac Transam, dont le moteur répond aux spécifications de la Nascar ! A l’issue d’une course abrégée par une collision dans la ligne droite des stands, le Suisse relègue à bonne distance Michel Baumann, sur une Ford Mustang dépassant elle aussi allégrement les 700 ch, tandis que Randy Lawson complète le tiercé gagnant à bord de son Alpine A310 Groupe 4. Le local Emmanuel Faivre, habitué de l’Historic Tour, hisse sa « Cox » au cinquième rang au terme d’une superbe remontée.

 

Triumph Compétition & British GT’s

Pour qui ? Les Triumph (TR2 à TR8) et autos anglaises construites jusqu’en 1981

Engagés : 34 – Course 1 : 1.Müller (Lotus Elan) ; 2.Conway (Morgan +8) ; 3.Vorköpper (Jaguar type E) ; 4.Hamilton (Marcos 1800 GT) ; 5.Nolte (Jaguar type E) ; 6.Lübbert (TVR), etc. Course 2, dimanche 9h00

En bref : Course à l’issue indécise jusqu’au terme des 30 mn, cette épreuve typiquement « british » couronne les efforts du Suisse Urs Müller, que l’Anglais Paul Conway (Morgan Plus 8) a constamment menacé. Décroché en fin de course, l’Allemand Rainer Vorköpper se contente de la troisième place, alors qu’il avait hissé sa Jaguar type E en pole position vendredi soir.

 

Beau succès pour la vente aux enchères  © Nicolas GOISQUE/NikoPhot
Beau succès pour la vente aux enchères © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

 

En marge des courses

Une vente aux enchères de voitures de course et de collection.

Sous le marteau du commissaire-priseur parisien Marc-Arthur Kohn, une grande vente aux enchères publiques de voitures et motos de course et de collection a connu un joli succès en fin de journée dans l’enceinte même du circuit.

 

 

 

 

Dimanche 9 octobre le fil de la journée

 

F1 pré 1961 HGPCA

Engagés : 17 – Classement course 2 : 1.Bronson (Scarab) ; 2.Walker (Lotus 16) ; 3.Fierro (Maserati 250F) ; 4.Smith (Ferrari Dino) ; 5.Hart (Maserati 250F) ; 6.Rettenmaier (Maserati 250F), etc.

En bref : Deux Maserati 250 F « out » suite à la course de la veille, il en reste malgré tout encore… cinq au départ de cette seconde confrontation entre F1 d’avant 1961 ! Privé de la victoire sur le fil en course 1, Julian Bronson prend immédiatement les devants, laissant dans son sillage Steve Hart (Maserati 250 F) et Tony Smith (Ferrari Dino). Cette fois, le pilote de la Scarab Offenhauser (vue en F1 en 1960) s’installe durablement en tête, tandis que Philip Walker (Lotus 16), le héros du samedi, finit par remonter à la deuxième place après un mauvais départ. Tous deux rejoignent l’arrivée dans cet ordre, alors que Guillermo Fierro dépossède Tony Smith de la troisième place dans les derniers tours.

 

Un grand spectacle tout le weekend   © Nicolas GOISQUE/NikoPhot
Un grand spectacle tout le weekend © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

F1 pré 1966 HGPCA

Engagés : 19 – Classement course 2 : 1.Horsman (Lotus 18/21) ; 2.Nuthall (Cooper T53) ; 3.Cannell (Cooper T51) ; 4.Beaumont (Lotus 24) ; 5.Friedrichs (Cooper T53) ; 6.Perk (Heron F1), etc.

En bref : Toujours aussi séduisantes, les F1 de l’époque 1961-1965 font à nouveau miauler leurs moteurs 1500 cm3 dans cette course 2, où Peter Horsman prend immédiatement le pouvoir. A mi-course, les Cooper de Barry Cannell et Will Nuthall sont déjà reléguées à une dizaine de secondes de la Lotus 18/21, dont le pilote ne va pas être plus inquiété par la suite. Dans les derniers tours, Will Nuthall finit par ravir la deuxième place à Barry Cannell, tandis qu’Andrew Beaumont, quatrième, réédite sa performance de la veille sur une Lotus 24 mue par le fabuleux V8 Climax.

 

FIA Lurani Trophy Formula Junior

Engagés : 28 – Classement course 2 : 1.Fyda (Brabham BT6) ; 2.Smeeton (Wainer 63) ; 3.Pangborn (Lotus 20B) ; 4.Weibel (Lotus 20) ; 5.Vergnano (Brabham BT6) ; 6.Müller (Lotus 20/22), etc.

En bref : Manfredo Rossi Di Montelera et Pierre Tonetti, les deux premiers de la course 1, éliminés la bousculade du départ, Richard Smeeton (Wainer 63) saisit immédiatement sa chance en tête de l’imposant peloton de Formule Junior. Bien que sous la menace constante de John Fyda (Brabham BT6) et de Mark Pangborn (Lotus 20B), le Britannique tient bon au commandement… jusqu’à la dernière ligne droite, où l’Ecossais parvient à lui subtiliser la victoire pour 1/10 de seconde ! Bon troisième, Mark Pangborn laisse le Suisse Bruno Weibel (Lotus 20) à une douzaine de secondes. Quinzième, Christopher Drake (Terrier MK4) réalise la meilleure performance parmi les propriétaires de Formule Junior à moteur avant. Au classement cumulé des deux courses du week-end, Richard Smeeton sort vainqueur de l’étape finale du Lurani Trophy.

 

 © Nicolas GOISQUE/NikoPhot
© Nicolas GOISQUE/NikoPhot

Historic Formule 2

Engagés : 17 – Classement course 2 : 1.Watts (March 772) ; 2.Evans (March 79B) ; 3.Forward (March 782) ; 4.Hall (March 752) ; 5.Lillingston (Chevron B40) ; 6.Johansson (March 782), etc.

En bref : Intouchable la veille, Matthew Watts (March 772) s’empare à nouveau du commandement dès l’ouverture des hostilités, mais cette fois Richard Evans

(March 79B) est bien décidé à ne pas lui faciliter la tâche. A mi-course, les deux britanniques sont toujours roues dans roues, tandis que Dean Forward (March 782) pointe déjà à plus de onze secondes. En tête, le duel se poursuit jusqu’à l’arrivée, sans que Richard Evans ne parvienne à trouver l’ouverture pour priver Matthew Watts d’un second succès. Huitième, le Français Robert Simac conserve ses bonnes habitudes en plaçant une nouvelle fois sa March 712M devant les autres F3 à moteur 1600. Un résultat qui lui permet de remporter le championnat pour la quatrième fois de sa carrière.

 

200 km de Dijon

Pour qui ? Les Sport-Protos et GT/Tourisme pré 1980 (et Sports 2000 pré 1985)

Engagés : 23 – Course 1 : 1.Voyazides-Hadfield (Lola T282) ; 2.Richardson-Gathercole (Lola T290) ; 3.Devis (Toj SC303) ; 4.Peeters (Chevron B23) ; 5.Cooke (Royale RP17) ; 6.Watson-O’Connell (Chevron B8), etc. Course 2 : 1.Voyazides-Hadfield ; 2.devis ; 3.Richardson-Gathercole ; 4.Watson-O’Connell ; 5.Cooke ; 6.Peeters, etc.

En bref : Epreuve rappelant les grandes heures des 1000 km ou des 6 heures de Dijon, cette course propre au Dijon Motorscup se déroule traditionnellement en deux manches distinctes de 40 mn. Dans celle du matin, Leo Voyazides prend immédiatement l’avantage, laissant parler le 3 litres Cosworth de sa Lola T282, et atteint le cap des arrêts obligatoires aux stands devant Mark Richardson (Lola T290) et le Belge Marc Devis, aux commandes d’une magnifique Toj SC303 (ex Striebig au Mans 1978) elle aussi animée par un 3 litres.

Le public apprécie le passage de la cuvette  © Nicolas GOISQUE/NikoPhot
Le public apprécie le passage de la cuvette © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

Une fois le volant passé au toujours très véloce Simon Hadfield, la Lola T282 de tête poursuit sa route victorieuse jusqu’au damier, toujours suivie des mêmes Richardson et Devis. A bord de sa Chevrolet Monza, parfaite réplique d’une ancienne auto du Mans, Gilles Ceron hisse la première GT au septième rang. Les mêmes repartent l’après-midi pour une seconde course de 40 mn, que Leo Voyazides et Simon Hadfield se chargent de dominer une nouvelle fois. Plus incertaine, l’attribution de la deuxième place se joue à l’approche d’une arrivée écourtée par un drapeau rouge à quatre minutes de l’échéance prévue. Devant d’une seconde, Marc Devis prend ainsi sa revanche sur le tandem Mark Richardson-David Gathercole. A nouveau primé en GT, Gilles Ceron hisse à la septième place une Chevrolet Monza… dont les mécaniciens ont réussi à changer le moteur entre les deux courses !

 

NKHT GT

Engagés : 32 – Course 2 : 1.Campagne (Chevrolet Corvette) ; 2.Kuiper (Chevrolet Corvette) ; 3.Hamilton (Marcos 1800 GT) ; 4.J.Stevens (Lotus Elan) ; 5.Dols (Marcos 1800 GT) ; 6.B.Stevens (Lotus Elan), etc.

En bref : Sur le modèle de leur duel de la course 1, les deux pilotes de Chevrolet Corvette, Michiel Campagne et Tom Kuiper. Echangeant leurs positions au fil des tours, les deux Néerlandais sont toujours à la lutte à l’approche des derniers tours, une quinzaine de secondes devant la Marcos 1800 GT de Robert Hamilton. Comme on pouvait s’y attendre, la victoire se joue finalement sur la ligne d’arrivée, que Michiel Campagne franchit avec quelques fractions de secondes d’avance sur son rival. Il s’impose du même coup au cumul des deux courses du week-end. Solide troisième, Robert Hamilton complète le podium, alors que la Ford Falcon du duo Bijleveld-Van Der Ende termine en leader de la catégorie Tourisme.

 

En fin de course on salue commissaires et spectateurs  © Nicolas GOISQUE/NikoPhot
En fin de course on salue commissaires et spectateurs © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

Yougtimer Touring Car Challenge

Pour qui ? GT/Tourisme des années 60 à 90

Engagés : 33 – Course 2 : 1.Bolliger (Pontiac Transam) ; 2.Baumann (Ford Mustang) ; 3.Lawson (Alpine A310) ; 4.Waaijenberg (Ferrari 308) ; 5.De Graaf (Porsche 911) ; 6.Renes (Sunbeam Lotus), etc.

En bref : Après quatre premiers tours bouclés sous Safety car suite à la sortie de piste de Mario Ketterer (Porsche 911 RSR), Michael Baumann (Ford Mustang) se porte immédiatement au commandement devant Randall Lawson (Alpine A310) et Dick Waaijenberg (Ferrari 308). Mais la fête est de courte durée : retardé au départ, le vainqueur du samedi Roger Bolliger ne met pas plus de trois tours à revenir sur le leader et à « l’oublier » sur le champ ! Sans surprise, la surpuissante Pontiac Transam s’envole ainsi vers une seconde victoire, laissant ses poursuivants immédiats se disputer les deux autres marches du podium. A ce niveau, Michael Baumann finit par se détacher d’un groupe compact de cinq autres autos, dont l’Alpine de Randall Lawson, qui sauve sa troisième place pour 68/1000 de seconde !

 

Triumph Compétition & British GT’s

Engagés : 34 – Course 2 : 1.Conway (Marcos 1800 GT) ; 2.Hamilton (Marcos 1800 GT) ; 3.Szcygiel (Triumph TR4) ; 4.Nolte (Jaguar type E) ; 5.Vorköpper (Jaguar type E) ; 6.Graf Von Wedel (Austin Healey), etc.

dmc-15En bref : Réunis pour une course de 30 mn samedi, les protagonistes du Triumph Compétition & British GT’s se retrouvent en début de matinée pour en découvre sur une durée deux fois plus longue. Sur la troisième marche du podium la veille, Rainer Vorköpper (Jaguar type E de 1962) y impose immédiatement son rythme et franchit la mi-course déjà détaché devant la Morgan Plus 8 de Paul Conway et la Marcos de Robert Hamilton. Le pilote germanique poursuit son effort par la suite pour rejoindre l’arrivée en vainqueur devant l’autre Jaguar type E de son compatriote Georg Nolte. Du moins le pense-t-on sur le moment, car des pénalisations pour un temps d’arrêt trop bref aux stands vient, par la suite, offrir la victoire au troisième, Paul Conway. Bien moins heureux que la veille, le vainqueur de la course 1 Urs Müller (Lotus Elan) n’a pas dépassé le premier tour, trahi par son moteur.

 

Ils ont dit

Laurent Vallery Masson, HVM Racing, organisateur du Dijon Motorscup : « Le bilan de cette quatrième édition est excellent : nous avons réuni 20% de pilotes en plus que l’an passé et les spectateurs sont également venus plus nombreux. Surtout, nous avons eu la chance de réunir des plateaux exceptionnels, notamment ceux des F1 de l’HGPCA avec ces sept Maserati 250 F au départ. L’évènement ne s’était produit qu’une fois auparavant, lors d’une course au Nürburgring ! Enfin, les clubs nous ont également bien suivi pour les parades et la vente aux enchères de Marc Arthur Kohn a apporté un plus incontestable en termes d’animation. Le rendez-vous est déjà pris pour 2017, aux mêmes dates et avec encore plus de sport et de nouveaux plateaux ».

Matthew Watts (GB), vainqueur des deux courses de F2 : « Ce circuit est fantastique, il correspond parfaitement à nos F2. La mienne date de 1977, l’année de ma naissance ! J’ai vraiment passé un très bon week-end ».

John Fyda (Ecosse), vainqueur de la 2ème course de Formule Junior) : «Ici, c’est le meilleur circuit sur lequel il nous est donné de rouler. Il me faut plus de dix heures de trajet pour venir d’Ecosse, mais ça vaut le déplacement ».

Michiel Campagne (Pays-Bas), vainqueur des deux courses du NKHGT : «Vous avez beaucoup de chance de disposer d’un tel circuit naturel, qui n’a pas été défiguré comme tant d’autres. Pour l’organisation, à part les croissants le matin, je ne vois vraiment pas ce qui manque pour que cela soit parfait (sic) ! ».

Un weekend apprécié par les pilotes  © Nicolas GOISQUE/NikoPhot
Un weekend apprécié par les pilotes © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

Peter Horsman (GB), vainqueur des deux courses de F1 pré 1966 : « J’adore venir rouler sur ce circuit de Dijon, si vallonné, où j’avais déjà gagné à plusieurs reprises en F1 historiques. En plus l’organisation est impeccable. Alors, je serai à nouveau là en 2017, sans aucun problème ! »

Léo Voyazides (Grèce), Vainqueur des 200 km de Dijon et de la course du GTSCC : « Pour moi, c’est ce que l’on peut appeler un bon week-end ! Je viens toujours à Dijon avec autant de plaisir, tant pour le circuit que pour la région en général. Surtout quand il s’agit d’un meeting si bien organisé. Tout était parfait ».

 

 

 

 

 

0 Partages

1 thought on “Dijon Motorscup : la légende automobile était à Prenois

  1. Ze hadden prachtige duels waaronder Matthew Watts, een regulier van de F2, Marc Devis, Robert Simac titelverdediger, Luciano Arnold, Frazer Gibney, Paul Bason, Frank Lyons , Martin Stretton en Roger Bevan ex Emerson Fittipaldi.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

 

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.