22 septembre 2020

DHC-Angers : Une défaite à domicile qui fait mal

Hier soir les Ducs Dijonnais recevaient les Ducs Angevins pour le compte de la 13ème journée de Ligue Magnus. Capital pour les deux équipes, ce match aura livré sa dose de suspense jusqu’au coup de sifflet final. Résultat : défaite du DHC 3-4 dans le temps réglementaire et une chute à la onzième place. Soirée à oublier.

 

Dijon a laissé bien trop d'espaces en défense sans que Buysse ait la possibilité de sauver les meubles © Nicolas Goisque / Niko Phot
Dijon a laissé bien trop d’espaces en défense sans que Buysse ait la possibilité de sauver les meubles © Nicolas Goisque / Niko Phot

Un éclair et une défense dans les nuages

Lors des premières minutes c’est les Ducs qui mènent le jeu et pressent très haut. Quelques bons shoots sont pris mais rien d’alarmant pour autant. Alors qu’on se dit que Dijon entame le match comme il faut, sur l’une des premières installations adverses, pénalité contre Kolba (Charge contre la crosse ; 4’24). Angers en profite pour rentrer définitivement dans son match. La défense dijonnaise n’est pas sereine et commet plusieurs erreurs. 13’12, relance catastrophique dans l’axe, récupération d’Henderson qui a le champ libre pour allumer Buysse à quelques mètres de lui : énorme arrêt de ce-dernier de la mitaine. Si la pénalité est tuée, l’échéance n’est que repoussée. 8’15, Busto laissé seul lance plein axe et ouvre le score d’un tir pas très puissant mais légèrement dévié, notamment touché par Buysse (0-1). Une minute plus tard, Lazzaroni rejoint le banc des prisonniers (Charge contre la bande). La défense tient, en partie grâce à une attaque pas non plus flamboyante et à un gardien attentif. Dijon subit dans ce tiers et va attendre un premier powerplay avant d’aller jouer de l’autre côté de la glace. 12’40, Gagnon sort pour Crosse haute.

Le powerplay s’installe, plusieurs shoots sont pris : Mansson, Silvennoinen, Maher ou encore Lazzaroni, tous échouent. Lancers à côté ou sur le gardien, ça ne suffit pas pour égaliser. Comme souvent, c’est en contre-attaque que Dijon va faire mal. Andersson mène l’attaque, il décale Jensen sur sa gauche, qui remet en retrait Goncalves à l’opposé qui ajuste le gardien : 1-1, superbe but des locaux ! (16’45) Malheureusement la défense va se faire surprendre peu de temps après le but. Lacroix, laissé de tout marquage s’en va se jouer de la défense et tromper Buysse (1-2 ; 17’58). Joie de courte durée à Trimolet. Les équipes rentrent donc sur ce score. Dijon termine le tiers en infériorité après que Mansson ait écopé de 2 minutes à quelques secondes de la fin.

 

À 5 contre 4, les espaces ont été trouvés par les attaquants dijonnais © Nicolas GOisque/ Niko Phot
À 5 contre 4, les espaces ont été trouvés par les attaquants dijonnais © Nicolas GOisque/ Niko Phot

Un Powerplay qui roule !

Le DHC commence donc le tiers en infériorité. La défense souffre. Buysse est forcé de sortir de sa cage pour geler le puck devant son défenseur, l’arbitre signale un retard de jeu. À 3 donc, les Dijonnais résistent bien et tuent les pénalités. Dans la foulée ces-derniers ont l’occasion d’égaliser !

Edwards est le premier à partir en break, totalement seul il choisit de mettre le puck en lucarne côté mitaine mais trouve l’épaule de Neau qui ne s’est pas jeté. Peu de temps après, Mansson à son tour se retrouve seul suite à deux belles passes le long de la bande, il choisit de tirer en force, le palet passe à côté de la cage. Il faut attendre un powerplay pour débloquer la situation. Frecon sort pour Faire trébucher. Bataille le long de la bande en zone offensive, Andersson lâche une belle passe entre les jambes du défenseur pour Mansson qui décale pour Edwards, ce-dernier en renard au bord de la cage enrhume le gardien et égalise du revers (2-2 ; 28’34)

Dijon est plus entreprenant offensivement que lors du 1er tiers mais fait toujours preuve d’errements en défense, comblés par un bon Buysse dans les cages. L’intensité baisse petit à petit et on se dirige vers la fin du tiers sur ce score. 38’36, Busto se fait pénaliser pour une Obstruction. Le DHC a du mal à s’installer, il reste à 15 secondes de jeu et on s’apprête à démarrer la dernière offensive. La sortie de zone va directement pour Andersson, ce-dernier longe la glace, essaye de prendre de vitesse son défenseur, il rate son dribble et laisse le puck légèrement derrière lui ce qui surprend et le défenseur et le gardien, l’attaquant dijonnais choisit de lancer en 1ère intention : le palet passe sous les jambes de Neau et glisse doucement derrière la ligne de but ! (3-2 ; 39’54).

 

C'est une défaite compliquée mais logique pour les troupes de Jonathan Paredes qui n'ont pas su jouer véritablement au hockey dans le dernier tiers © Nicolas Goisque/ Niko Phot
C’est une défaite compliquée mais logique pour les troupes de Jonathan Paredes qui n’ont pas su jouer véritablement au hockey dans le dernier tiers © Nicolas Goisque/ Niko Phot

Une défense qui coule …

Ce but, qui aurait pu assommer les Angevins et transcender les locaux, n’a pas eu l’effet escompté par les supporters dijonnais. Angers repart tout de suite à l’assaut. Gaborit traverse une défense fantomatique et bat un Buysse étonné (3-3 ; 41’01) Pas de réelle réaction, sur chaque tentative d’attaque dijonnaise, les imprécisions empêchent la construction de quelque chose un minimum abouti. Les seules alertes sont des actions individuelles, à l’image du pressing en solitaire et de l’interception de Joffre qui bat Neau mais heurte le poteau. Angers continue d’être dangereux devant. Les Ducs visiteurs s’installent, Riendeau emmène Buysse sur le côté, obligeant ce-dernier à boucher l’angle, remet devant la cage où Lacroix a le champ libre pour pousser le puck dans la cage ouverte (3-4 ; 48’49). La défense est aux abois. Même après ce but, le palet reste principalement angevin.

Petit à petit les locaux se réveillent pour essayer d’égaliser. Silvennoinen intercepte à la bleue, échange avec Mansson qui remet pour le défenseur seul devant la cage, mais butant sur le portier visiteur. Des shoots sont pris, Buysse sort de sa cage pour permettre le surnombre. Les défenseurs donnent tout pour maintenir ce score, les esprits commencent à s’échauffer après quelques bousculades devant la cage : Paredes demande le temps mort. La pression monte. Une récupération de la défense permet de dégager, le dégagement interdit est signaler. Il reste un peu quelques secondes au moment de jouer le faceoff, le shoot est pris à la bleue, en vain.

 

Dijon perd un match capital où il ne peut s’en prendre qu’à lui même et tombe directement à la 11ème place puisque tout ses concurrents l’ont emporté. Comme lors des dernières défaites, la défense est en grande difficulté et ne peut pas toujours compté sur Henri-Corentin Buysse. Offensivement, si le powerplay reste toujours aussi efficace, les actions collectives bien construites sont très rares. Les plus grosses alertes viennent de contre-attaque en solitaire ou à 2/3, mais faudrait-il encore être vraiment réaliste sur ce point pour espérer prétendre gagner chaque match comme ça. Ce dimanche les Ducs joueront à Besançon face à Bordeaux, leader du championnat et vaincu aussi lors de cette journée, contre qui ça s’annonce déjà très difficile d’infliger une seconde défaite d’affilée.

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