19 septembre 2019

DHC-Rouen : Les Dragons enflamment Trimolet

Ce mardi les Ducs recevaient Rouen pour le compte de la 17ème journée. Après une trêve de plus d’une semaine, Dijon est reposé et enregistre le retour de White et Kolba, mais se présente sur la glace toujours sans Andersson, Fallon, Rindal et Edwards. En face, des Dragons bien décidés à ne pas lâcher le podium. Au terme d’une rencontre dominée outrageusement par les visiteurs, le DHC s’incline 0-3 sans jamais avoir inquiété son adversaire.

 

Du début à la fin Buysse a été énormément sollicité et a effectué 43 arrêts ©Nicolas Goisque/ Niko Phot
Du début à la fin Buysse a été énormément sollicité et a effectué 43 arrêts ©Nicolas Goisque/ Niko Phot

Rouen donne le tempo

 

D’entrée, Rouen met la pression sur la défense dijonnaise et met beaucoup d’intensité dans la partie. Bien organisé, rapide et efficace, le jeu rouennais pose des problèmes à l’arrière garde locale. Le DHC obtient une pénalité venant calmer tout ça. Pour autant, le powerplay est mal géré. Hormis une percée de White plein axe voyant son tir repoussé par Sabourin, rien à se mettre sous la dent. Dijon essaye d’accélérer, mais le jeu de passe est beaucoup moins ficelé que celui des Dragons. En terme de patinage, les Dragons sont toujours les premiers sur les palets. Buysse, encore une fois exceptionnel ce soir, fait ce qu’il peut pour empêcher la maison dijonnaise de brûler, à l’image d’un super arrêt en deux temps sur un lancé puissant de Matheson. Ce qui devait arriver arriva : face off remporté par Koudys, remise pour S.Treille qui ajuste le cerbère local (0-1 ; 10’19)

Dijon met du temps à réellement réagir, mais arrive à s’installer par des courts moments en zone offensive grâce à un bon pressing de certains joueurs. Une pénalité contre l’ancien dijonnais Dame-Malka arrive au bon moment et peut permettre aux Ducs d’égaliser. Malheureusement, Jensen va lui aussi rejoindre le banc des prisonniers pour un Retenir litigieux. À 4vs4 le jeu défile de part et d’autre. Goncalves s’empare d’un palet et s’en va défier Sabourin mais tire sur le gardien. Un geste d’humeur d’Adam Miller redonne l’avantage numérique au DHC, qui n’en profite pas. Mansson à la toute fin s’offre une occasion. À droite de Sabourin, l’attaquant décide de viser la lucarne opposée d’un tir puissant : ça passe à côté. Les statistiques montrent la domination dans le jeu des Dragons : 16 tirs à 3.

 

Le DHC n'aura jamais réussi à poser de réels problèmes à la défense rouennaise © Nicolas Goisque / Niko Phot
Le DHC n’aura jamais réussi à poser de réels problèmes à la défense rouennaise © Nicolas Goisque / Niko Phot

Dijon presque KO

 

Dijon commence le 2ème tiers en supériorité sans en profiter. Dame-Malka offre alors un cadeau à son ancienne équipe en lui donnant l’occasion de repasser 2min à 5vs4. À l’image de cette soirée à oublier, le powerplay, atout dijonnais d’habitude, est inexistant. Une contre-attaque passe même très près de punir les troupes de Jonathan Paredes, qui peuvent remercier leur portier ce soir, sans qui l’addition aurait pu être très salée. Les Ducs sont tout de même mieux dans ce tiers. Rouen défend bien, et par un jeu de passes très précis inquiète sur chaque récupération. Koudys fait même tinter le poteau de Buysse. Si offensivement, l’intention est là, un manque de lucidité empêche chaque action d’aboutir. À la mi-tiers, belle action dijonnaise, transition de droite à gauche pour finir par une passe pour Jensen en embuscade devant la cage, ce-dernier manque sa reprise. Le DHC va écoper d’une pénalité et va le payer cher. Le powerplay s’installe, Langlais à la bleue lance fort, le puck légèrement dévié trompe Buysse qui ne peut rien faire. Le break est fait (0-2 ; 32’03) C’est une grosse claque que prend Dijon. Rouen passe pas loin de d’aggraver la marque, Buysse s’impose par 2 fois. À 1 minute de la fin, enchainement de passe, décalage pour Jordan Perret, seul dans une défense aux abois, qui ajuste Buysse au premier poteau (0-3 ; 39’01). À moins de 10 secondes de la fin un tir dijonnais excentré trompe Sabourin au premier poteau, le puck franchit de peu la ligne, discussions et incompréhension sur la glace et dans les tribunes : l’arbitre ne siffle pas le but et fait jouer un face-off. Le match est presque plié.

 

Malgré un bon nombre de supériorité numérique, le powerplay dijonnais n'était pas dangereux ce soir © Nicolas Goisque / Niko Phot
Malgré un bon nombre de supériorité numérique, le powerplay dijonnais n’était pas dangereux ce soir © Nicolas Goisque / Niko Phot

Fin de match logique

 

Le dernier tiers restera anecdotique. Malgré un bon nombre de minutes passées en supériorité numérique, les Dijonnais n’y arrivent pas. Rouen a baissé d’intensité et sachant qu’il a déjà gagné, se contente de bien défendre. Offensivement personne n’y est chez les locaux, même Mansson, d’habitude l’un des meilleurs joueurs offensifs, rate l’occasion en break de sauver l’honneur en tirant à côté du cadre. Rien n’y fera, tous les tirs de loin butent dans le trafic. Buysse, malgré ses 3 buts encaissés, a encore réalisé un grand match, lui qui continuera de tenir la baraque jusqu’à la dernière minute de la rencontre (43 arrêts au total!)

 

Rouen était, logiquement, bien au-dessus ce soir face à un adversaire en-dessous de presque tout ce qu’il a pu montrer depuis le début de l’année. Dijon est passé à côté de son match, la défense a littéralement coulé et peut remercier Buysse, tandis que l’attaque ne s’est jamais réellement trouvée. Le powerplay habituellement efficace n’a jamais inquiété ce soir. Les contre-attaques, autre force locale, n’ont rien donné, la faute à un manque cruel de finition devant la cage. Les Dragons, sans forcer leur talent, volaient bien trop haut ce soir. Pour autant, cette défaite est sans grande conséquences, le DHC doit se remobiliser pour s’imposer vendredi face à Strasbourg, dans un match à fort enjeu face à un concurrent direct au classement.

Les photos de la rencontre ici

0 Partages

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

 

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.