5 décembre 2020

Metz : hors d'oeuvre 2017 corsé pour le CDB

Quelques jours après avoir été sorti sans discussion de la Coupe de France par le Toulon Var Handball, le Cercle Dijon Bourgogne reprend le championnat de LFH après la longue trêve internationale puis des confiseurs avec un déplacement compliqué à Metz. Le club mosellan, champion de France en titre, est la référence incontournable du hand féminin français avec ses 20 titres conquis depuis 1989.
 
Les Messines sont d’ailleurs de nouveau aux commandes de l’actuel exercice après 8 journée disputées. Les chiffres parlant d’eux mêmes , laissons les parler : 7 victoires, 1 défaite (face aux Brestoises à Metz), meilleure attaque avec une moyenne de 29 buts par match, meilleure défense avec une moyenne de 21 buts encaissés !!
 
Taillé pour gagner

Xénia Smits et le Metz Handball se dresse sur la route du CDB et de Barbara Moretto © Nicolas GOISQUE/NikoPhot archives
Xénia Smits et le Metz Handball se dresse sur la route du CDB et de Barbara Moretto © Nicolas GOISQUE/NikoPhot archives

Vous l’avez compris, Metz est une machine à gagner. Son entraîneur Emmanuel Mayonnade , arrivé l’an dernier de Mios ne disait pas autre chose à l’aube de la saison : “Nos objectifs sont inchangés, nous ambitionnerons de gagner tout le temps” voilà qui est clair. Et le technicien dispose pour cela d’une équipe particulièrement armée dans tous les secteurs du jeu avec une bardée d’internationales. Un collectif qui a connu peu de mouvements à l’intersaison, mais qui s’est renforcé en défense notamment avec la seule arrivée, celle de Béatrice Edwige, bien connue à Dijon et récemment élue meilleure défenseur de l’Euro féminin. Mais on pourrait citer quasiment tout l’effectif avec laura Glauser dans les buts, la paire d’ailière médaillée de bronze de l’Euro Laura Flippes et Tamara Horacek, leur compère internationale Grâce Zaadi sans oublier les étrangères, telle que la star slovène Ana Gros, la Serbe Pop Lazic, l’Allemande Smits, la monténégrine Rajcic…… Bref une armada et un obstacle de taille qui se dresse devant le CDB ce soir.
 
Messine de 2012 à 2015, Dborah Kpodar retrouvera un adversaire et une salle qu'elle connait bien © Nicolas GOISQUE/NikoPhot archives
Messine de 2012 à 2015, Dborah Kpodar retrouvera un adversaire et une salle qu’elle connait bien © Nicolas GOISQUE/NikoPhot archives

Sans complexe avec ses moyens.
En face de tout cela le CDB fait figure de petit poucet. Dijon sait évidemment qu’il part en très gros outsider dans ce match. Belle surprise de la première de saison, le club bourguignon se sait maintenant attendu et ne peut plus guère compter sur l’effet de surprise amené par ses recrues Frey ou Kpodar, peu connues jusqu’alors. On l’a bien vu face à Toulon en coupe. Les limites de l’effectif de Christophe Maréchal sont connus. Avec seulement 9 joueuses professionnelles sous contrat, le CDB ne dispose évidemment pas des moyens de son adversaire du soir. Du coup le moindre pépin physiques touchant l’une de ses joueuses est un handicap énorme. Là encore la cheville douloureuse de Skolkova face aux Varoises s’est avérée rédhibitoire. Si Dijon connait ses limites, il sait aussi qu’il doit s’appuyer sur un esprit de corps irréprochable et sur une activité défensive de tout instant, agressive et solidaire pour lui permettre à la fois de limiter le nombre de buts encaissé mais aussi de grappiller des munitions précieuses pour s’offrir des réalisations plus faciles et de la confiance grâce au jeu sur grand terrain (contre et transition). Dernier point mais non des moindres, pour exister face à Metz, Dijon devra avoir retrouvé plus d’efficacité en attaque placée, secteur particulièrement défaillant en Coupe de France. Prendre des risques, ne pas manquer de confiance et advienne qu’adviendra !!
 
 
 

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