29 octobre 2020

Deux Dijonnais filment leurs escalades en Bourgogne

Une paire de chausson d’escalade pour Maxime et une caméra pour Matthias, voilà ce qu’il suffit à ces deux dijonnais pour filmer leurs ascensions sur les blocs de la région.

 

Qui sont nos larrons ?

 

© Léa Darbot
© Léa Darbot

Maxime Darbot : 21 ans, en master 1 Science de l’Environnement à Dijon. Il a débuté l’escalade il y a un peu moins de 6 ans au club « La Varappe Lingonne » à Langres (Haute-Marne). Venu à Dijon pour faire ses études, mais ne connaissant personne, il commence à s’entraîner à la salle Cime Altitude 245. Très vite il se fait repérer et certains grimpeurs le prennent sous leurs ailes.
Grand amoureux de la Nature, sa préférence va toujours à la pratique en extérieur comme sur les falaises de Fixin, Baderne ou encore le Saussois. A l’heure actuelle il a enchaîné plus de 50 voies dans le huitième degré et notamment un 8c à Fixin.
En ce qui concerne le Bloc, il y a peu de temps qu’il a commencé cette pratique. Il s’entraîne à la salle Climb Up Dijon pour ensuite s’exercer sur les rochers de la forêt de Fontainebleau, la “Mecque” de la pratique. Il a déjà à son compteur plusieurs 7C et un 8A bloc.
Grimpeur complet, Maxime à fait également quelques séjours à la montagne, notamment dans la vallée de Chamonix et dans les Ecrins où il a pu s’initier à l’alpinisme (ascension du Mont Blanc, voie italienne) mais aussi à la grande voie (des voies de plusieurs centaines de mètres de hauts, jusqu’à 500m pour sa part).

 

 

© Antoine Loisy
© Antoine Loisy

 

 

Matthias Paré : 26 ans, vivant à Marsannay-la-côte et grimpant depuis une dizaine d’année. Passionné par la photographie et la réalisation vidéo ce dernier a à coeur de faire découvrir les richesses naturelles locales et la communauté de grimpeurs bourguignons.

 

 

 

 

 

© Matthias Paré
© Matthias Paré

L’escalade de “bloc”

Elle se pratique sur des rochers de 2 à 7 mètres. Et ici hors de question d’utiliser une corde, seuls suffisent une paire de chausson et un peu de magnésie. L’escalade de bloc est une pratique basée sur la puissance, c’est de la difficulté concentrée. Pour mesurer les exploits de Maxime dans la vidéo, chaque ascension est dotée d’un nom et d’une cotation* relevant son niveau de difficulté. Une difficulté physique, à laquelle il faut rajouter la difficulté mentale qu’est la peur de la chute. *[La cotation en escalade permet l’évaluation d’une voie en fonction de sa difficulté. On utilise alors un chiffre auquel est accolé une lettre (a, b ou c) et parfois un +. 1a étant le niveau le plus facile et 9b+ étant actuellement le niveau le plus élevé en falaise et 8c+ en bloc]

 

Découvrez Maxime en vidéo 

 

 

© Matthias Paré
© Matthias Paré

Explorations bourguignonnes

Pour autant, Maxime n’est pas un inconscient. Avant chaque ascensions il visualise son itinéraire, repérant notamment les parties où le rocher est plus fragile. Au sol on retrouve des “crash pad”, matelas de 10cm spécialement étudiés pour la pratique. Un “pareur” se positionne également sous le grimpeur pour s’assurer qu’il ne fasse pas une mauvaise chute. Depuis septembre 2016, accompagné de Matthias, il explore les blocs bourguignons. Une première vidéo fut réalisée sur le site de la Montagne de Beaune (Rochetins) où Maxime réalisa son tout premier 7C bloc. Par la suite un très fort grimpeur bourguignon a fait découvrir à Maxime un spot tenu secret dans la vallée de l’ouche (que l’on peut voir dans la vidéo “Burgundy’s Bouldering Quest”) puis un spot à Nuits Saints Georges où il grimpe régulièrement en ce moment.

 

 

© Matthias Paré
© Matthias Paré

Pour le simple plaisir

“Ce que je préfère dans l’escalade c’est bien évidemment d’être dehors (en falaise ou en bloc), pour moi la salle me permet seulement de m’entraîner et de pouvoir faire des voies ou des blocs plus dur dehors. Je n’ai jamais fait de compétitions, c’est un côté de la grimpe qui ne m’intéresse pas.” Maxime Darbot. Leur projet vidéo “Burgundy’s Bouldering Quest” (La quête des blocs bourguignons) est né de leur amour de la Nature locale et de la volonté de montrer le potentiel de la pratique dans la région. En effet, comparé aux nombres de pratiquants dans la région, très peu grimpent dehors. Maxime et Matthias souhaitent rappeler l’importance et la beauté de l’escalade en extérieur. La vidéo permet également à ceux qui ne s’en doutaient pas, de découvrir que la pratique du bloc en extérieur peut se faire dans la région.

 

© Matthias Paré
© Matthias Paré

Projets

Mais pour aller grimper dehors, ils vous conseillent de partir à plusieurs et avec des personnes expérimentés qui sauront identifier les nombreux dangers.Une deuxième vidéo est prévue, cette fois avec de nombreux grimpeurs du coin pour mettre en avant la communauté !“On souhaite rassembler la communauté autour de ce projet. Et également bénéficier des compétences de chacun pour la réalisation vidéo. A l’inverse, les personnes qui n’y connaissent rien pourront apprendre à photographier ou filmer de l’escalade.” Matthias Paré

 

© Matthias Paré
© Matthias Paré

 

Jeux Olympiques de Tokyo en 2020

L’escalade fera sa toute première apparition olympique en 2020. L’occasion de découvrir la pratique du bloc avec ses mouvements spectaculaires et très physiques. Combiné aux épreuves de vitesse et de difficulté le spectacle sera au rendez-vous !

 

 

 

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