28 octobre 2020

Denis Repérant (SCO Dijon) « On a un groupe jeune, mais de qualité »

Ce dimanche, l’équipe de DN1 du SCO Dijon se rend en Gironde pour la 2e étape de la Coupe de France. Il s’agit cette fois d’une course de 180km : le Tour du Lot-et-Garonne. Rencontre avec Denis Repérant, manager général de l’équipe, qui nous présente les coureurs qui ont été retenus pour cette édition. Il revient également avec nous sur les ambitions du club cette saison.

 

Stage Calp-Espagne – Crédit photo SCO Dijon

Est-ce que vous pouvez tout d’abord nous présenter l’équipe de DN1 de cette année ?

 

Cette année, l’équipe est composée de quatorze coureurs. La moyenne d’âge est de 22 ans, ce qui est relativement jeune, car sur les quatorze, huit ont de moins de 20 ans, et cinq sortent de l’équipe Junior de Dijon. Nous avons donc notre propre vivier de coureurs, ce qui est très intéressant car notre but est de faire de la formation. Nous voulons intégrer le plus de coureurs possibles à l’équipe de DN1. Par exemple, cette année nous n’avons fait aucune recrue extérieure, ce sont les cinq nouveaux coureurs issus de la formation du club qui ont directement rejoint le groupe Élite.
Nous avons une des équipes les plus jeunes de la DN1 2017. En tant que club formateur, nous sommes évidemment fiers de pouvoir affirmer cela, même s’il faut parfois en assumer les conséquences au niveau des résultats, notamment en début d’année. Avec huit des quatorze membres qui ont de moins de 20 ans, c’est sûr qu’il faut un léger temps d’adaptation, mais nous nous basons aussi sur eux pour performer ! Le but étant qu’ensuite, ils puissent intégrer les Équipes de France et le monde professionnel.
C’est là qu’est réellement notre but premier. Nous voulons qu’ils puissent tous progresser au fur et à mesure, même au profit des résultats en première partie de saison.

 

Dans combien de compétitions êtes-vous engagés cette saison ?

 

Cette année, nous participons à huit manches de Coupe de France, dont un contre-la-montre par équipes, que l’on prépare déjà activement, puisque le groupe sera composé essentiellement de coureurs qui ont entre 19 et 20 ans. On en profite avec les jeunes pour travailler la technique et bien préparer la course. Cela passe par des entraînements hebdomadaires spécifiques au chrono.
Nous avons aussi des épreuves comme celles de ce weekend, qui sont programmées soit sur un jour, soit par étapes. Dimanche, la course aura la particularité de se dérouler sur des chemins de terre, où la part « chance » aura sans doute son mot à dire.

Victoire de Jérémy Defaye sur le Tour du Charolais – Crédit Photo J.Debarreix

 

Ce weekend justement, vous participez au Tour du Lot-et-Garonne, qu’est-ce que vous pouvez nous dire sur cette course ? Quels sont vos objectifs ?

 

Il s’agit d’une course d’un jour, sur près de 180 km, avec 20 équipes de 6. C’est sans doute de l’une des épreuves les plus relevées de l’année, avec de la pression due au système de montée et descente.
Aujourd’hui, après la première manche, nous sommes classés 13e. Nous avions visé top 10 à l’issue de cette manche, donc nous sommes un peu en deçà de ce que nous espérions. Cela reste tout de même mieux que l’an dernier au même stade, car on cumule 19 points contre 0 la saison passée.
À notre goût, cela reste peu satisfaisant… Même si le groupe est jeune, on a de la qualité, et on peut espérer plus. Nous sommes passés près d’un très beau résultat. Au final, je pense que la performance est passable pour cette manche-ci.
La course du Lot-et-Garonne est donc importante pour ne pas trop traîner dans la zone rouge. Pour le moment nous sommes dans le milieu de tableau avec notre 13e place, l’objectif est donc de passer dans le haut du classement pour se donner de l’air.
Il y a 120 coureurs au départ. On marque des points quand on finit dans les 30 premiers, il faudra donc être plus forts que les autres ! On fait partie des vingt meilleures équipes françaises, donc l’objectif de cette seconde manche sera d’aller chercher la gagne. Si on vise les premiers rôles, on marquera obligatoirement des points et on n’aura pas besoin de se soucier du résultat des autres.

 

Quels sont les six coureurs que vous avez retenus pour ce dimanche ?

 

Nous avons composé notre équipe avec les six coureurs qui sont censés être les plus performants sur ce type de circuit. Cela dit Benjamin Pascual (29 ans) a dû renoncer suite à un problème tendineux. Il devait apporter son expérience sur cette Coupe de France. C’est finalement Nicolas Debeaumarché, qui est un des plus jeunes, et qui a déjà couru il y a deux semaines sur le Tour du Canton de l’Estuaire, en Gironde, qui va le suppléer. On peut lui faire confiance car il a déjà montré de belles choses cette année.
Suivant le profil de la course, les coureurs sont appelés à tourner. Le choix se fait avec le staff, on regarde le profil des coureurs, la forme actuelle, le parcours… Il faut faire avec l’ensemble de l’équipe en fonction de tous ces éléments.

 

L’équipe :

L’équipe que se rendra au tour du Lot-et-Garonne – Crédit photo SCO Dijon

Nicolas Debeaumarché : 19 ans
Alexandre Pacot : 23 ans, un des plus anciens du club, « qui pourra apporter sur cette course avec sa pointe de vitesse »
Louis Louvet : 20 ans, ancien champion de France de chrono, « coureur en devenir »
Guillaume Gauthier : 23 ans, sort des Espoirs
Adrien Guillonnet : 24 ans, champion de Bourgogne Franche-Comté Élite, deux victoires cette saison à son actif
Mathieu Pellegrin : 21 ans, sprinteur de l’équipe, « qui sait s’adapter aux bosses »

 

Quelle est votre ambition pour cette saison ?
Comme je l’ai dit précédemment, nous sommes dans une logique de formation des coureurs. Pour réaliser la formation dans de bonnes conditions, nous avons besoin d’un budget conséquent, or, si nous étions amenés à descendre en DN2, je suis persuadé que nous ne bénéficierions plus des mêmes aides. C’est pourquoi, même si la Coupe de France n’est pas le reflet entier de la saison, la priorité est se maintenir en DN1.
Il faut bien garder en tête qu’une descente ne mettrait pas uniquement l’équipe de Coupe de France en danger, mais bien l’ensemble du club… Quand on sait que nous sommes le 5e club français en termes de licenciés. Vis-à-vis de nos partenaires, de nos bénévoles qui répondent présents lors des manifestations que l’on organise, on se doit de rester en DN1.

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