29 octobre 2020

Athlétisme : interclubs : qu'en pensent les athlètes ?

Les interclubs d’athlétisme ont lieu ce dimanche, et, dans tous les clubs, on prépare ce rendez-vous, moment festif incontournable de la saison. et compétition particulière de part son côté collectif, dans un sport, avant tout axé sur la performance individuelle. Nous avons interrogé 4 athlètes des différents clubs côte d’oriens participants qui ont tous répondu aux mêmes questions.
 
Notre panel
 

 
Les interclubs sont-ils une compétition à part dans le calendrier ? Pourquoi ?
 
Fernand Djoumessi (Dijon Université Club) : Oui pour ma part que ce soit le premier ou le second tour, les rendez-vous interclubs constituent toujours des moments particuliers de la saison. Généralement, l’athlétisme met en avant la performance individuelle, la particularité des interclubs réside dans le fait qu’ils promeuvent un concept de performance collective d’équipe en athlétisme. Et cette notion de performance collective que les interclubs mettent en avant renforce le sentiment d’appartenance à un groupe. Pour « l’étranger » que je suis, la notion « d’appartenance à un groupe » revêt une bien grande importance.
Audrey Michot (Athlé 21) : Les interclubs sont une compétition à part car c’est la grande fête de l’athlétisme, on cours pour un club, la notion d’équipe dans un sport individuel prend toute son importance. Dans le calendrier, les dates des interclubs sont importantes,
Emma Quignard  (AC Chenôve) : Les interclubs sont effectivement une compétition à part dans le calendrier car ils arrivent tôt dans la saison. Notre préparation estivale vise à ce qu’on soit performant lors des compétitions du mois de juin (Championnats départementaux, régionaux et inter-régionaux). Mais elle permet de voir dans quelle forme on se trouve et de lancer la saison estivale, bien que j’ai déjà effectué trois sorties au mois d’avril.
Aurélie Maccabey (ASPTT Dijon) : Oui c’est une compétition complètement à part, car nous pratiquons un sport individuel et là c’est le collectif qui compte. On met sa performance individuelle au service du collectif. De plus on est souvent amené à pratiquer une spécialité qui n’est pas la notre pour rendre service au club ce qui est mon cas avec le javelot et le 4 x 400 que je ne pratique en compétition qu’aux interclubs. C’est un rendez-vous incontournable pour moi et ce d’autant plus que cette année je serai capitaine de l’équipe.
 

© Nicolas GOISQUE/NikoPhot

 
Abordes-tu et prépares-tu cette compétition de façon différente des autres ?
 
F D : Oui bien sûr! d’une part par ce que le but étant de donner un maximum de points afin d’augmenter la performance collective du club, on a tendance à prendre moins de risques , en commençant par exemple à des barres « raisonnables » pour éviter les « zéros », et d’autre part par ce que c’est l’une des rares occasions où nos camarades de club ont l’occasion de nous voir en compétition. Ça fait toujours du bien d’être encouragé par un public ami qu’on connait.
A M :  je les prépare de la même façon qu’un meeting ou un championnat, mais je les aborde un peu différemment et j’ai peur de mal faire car je ne cours pas pour moi mais pour mon club Athlé 21.
E Q : Oui, car il s’agit d’être en forme pour le club. Dans les autres compétitions, on cherche le meilleur chrono possible en quelque sorte pour soi. Pour les interclubs, il faut rapporter le maximum de points au club. Outre le travail de vitesse qu’on a fait pour le sprint, je me suis aussi entraînée au triple saut car je serais alignée sur ce concours lors des deux tours d’interclubs. il faut donc concilier les deux pour éviter une blessure qui pénaliserait le club. Et puis la notion de plaisir est encore plus présente pendant cet événement : c’est la fête de l’athlétisme à laquelle tous les clubs de France participent et il y a toujours une ambiance qui donne envie de se dépasser encore plus !
A M : Normalement mon approche de cette compétition n’est pas vraiment différente des autres, mais cette année c’est un petit peu différent. En effet j’ai été blessée durant trois mois et je n’ai repris qu’en janvier avec pour objectif principal de revenir opérationnelle pour ces interclubs. Ma rééducation puis ma reprise d’entraînement et mon programme ont suivi cet objectif de pouvoir représenter mon club dans cette compétition.
 
© Nicolas GOISQUE/NikoPhot

 
Quels objectifs personnels te fixes-tu sur ce premier tour interclubs ?
 
F D : Pour ce qui est des objectifs, Patrick Léger (mon entraîneur) et moi croyons qu’à ce moment de la saison ce serait bien de commencer à aller au-delà des 2 m 20 en compétition.
A M : Mes objectifs sont de rapporter le plus de points possible pour mon club Athlé 21 et par la même occasion battre mon record sur le 800 et le triple (dont je ne suis pas spécialiste). En plus cette année sera particulière car mon frère François participera aux interclubs pour la première fois et sur 800 aussi 
E Q : Sur le 100 m, mes objectifs personnels sont les mêmes que pour toute compétition : aller le plus vite possible. Alors pourquoi ne pas aller de nouveau chercher mon record personnel que j’ai déjà battu deux fois cette saison, et me rapprocher des 12″40. Au triple saut, l’objectif est de dépasser les 10m50. Cela permettrait de rapporter des précieux points. Mais l’objectif est aussi de rester en forme pour le relais 4x400m. Il s’agira d’une première fois pour moi sur cette distance de relais et j’ai à cœur de me donner à fond pour le collectif. En plus, on forme avec les filles un relais composé entièrement de non-spécialistes du 400m, et c’est aussi un enjeu des interclubs de concourir sur des disciplines avec lesquelles on est moins à l’aise.
A M : Mon objectif est de faire aussi bien voire mieux que l’an dernier où j’avais réalisé 14’06 sur 3000 m marche. Je pense être sur la bonne voie avec les 14’20 que je viens de réaliser au meeting de Chenôve. Mon but est évidemment d’apporter le maximum de points à mon équipe dont 1000 si possible à la marche athlétique.
 
© Nicolas GOISQUE/NikoPhot

 
Que représente pour un athlète l’appartenance à un club ? 
 
F D : Comme je le disais plus haut déjà, la fait d’appartenir à un groupe qui partage une passion, des idées, et des valeurs communes, nous donne un rôle, une utilité et même d’une certaine façon une identité qui favorise notre développement personnel en même temps que celui des autres membres du groupe.
A M : Athlé 21 est très important pour moi, c’est mon club formateur, j’y ait rencontré mes entraîneurs et des athlètes qui font parti de ma vie aujourd’hui. Je suis au club comme chez moi.
E Q : Je pense que le club est très important pour un athlète. C’est avec fierté que je porte le maillot de l’ACC à chaque compétition. Je suis dans ce club depuis que j’ai commencé l’athlétisme en catégorie benjamine. Je le vois comme une grande famille et un lieu de partage où chacun a son importance. Il ne faut pas oublier que derrière chaque athlète il y a un groupe d’entrainement sans lequel les séances quotidiennes ne seraient pas les mêmes, des coachs qui travaillent énormément à notre progrès, des dirigeants et des juges qui permettent au club de fonctionner, et tout ça dans une logique bénévole.
A M : l’appartenance à un club, c’est quelque chose de fort. L’ASPTT est un club où je me sens bien, dans lequel il y a beaucoup de jeunes et où chacun s’intéresse aux performances des autres, on n’y va pas juste comme ça pour consommer. J’ai au sein du club un investissement personnel en entraînant de jeunes enfants et en siégeant à son comité. L’ambiance et le côté familial donnent envie de s’investir et de rendre ce que le club nous donne.
 
 
 

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