18 septembre 2019

Le CDB devrait retrouver la saison prochaine le doux parfum des compétitions européennes (1). En difficulté ces dernières années et notamment depuis la mise en place de la Ligue Féminine de Handball, le club dijonnais a retrouvé de superbes couleurs cette année. Un recrutement réussi, un état d’esprit impeccable, un nouvel élan incarné par la nouvelle présidence de Gilles Poissonnier, un centre de formation fournissant toujours de jeunes pépites, les ingrédients d’un renouveau qui fait plaisir, évidemment porté par les joueuses , premières intéressées.

 

(1) Rappel : Pour jouer la coupe EHF le CDB doit déposer une demande de wild-card auprès de l’European Handball Fédération, après un dossier préalable à déposer avant le 12 juin  auprès de la Fédération Française de Handball qui doit le valider (la Commission Nationale de Contrôle et de Gestion  ayant son mot à dire). La participation européenne du club dijonnais n’est donc pas acquise à ce jour et passera par un effort financier supplémentaire de l’ensemble des partenaires. A l’administratif de jouer !

 

Elles ont plaisir à le dire, en annonçant d’entrée leurs ambitions en début de saison, les Dijonnaises en avaient fait sourire plus d’un dans le petit milieu du hand féminin et notamment chez leurs adversaires. Au crépuscule de la saison, ces dames ont gagné le respect et conquis bien des coeurs dijonnais. Petit tour d’horizon

 

Les “piliers” du CDB ont été très solides toutes la saison © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

 

 

Des cadres bien présentes

Commençons par les incontournables et donc par Léa Terzi. La capitaine dijonnaise n’est pas une joueuse géniale, elle le reconnait d’ailleurs bien volontiers, mais c’est un pion absolument essentiel dans la réussite dijonnaise. Attachée comme personne à ce club, c’est une formidable guerrière qui laisserait son corps sur le terrain pour son équipe. Impeccable en défense et notamment sur la 5-1 proposée ces derniers temps , Léa est une meneuse “d’hommes” capable de remonter ses troupes et de porter le groupe par sa hargne, elle est l’âme de ce club qui ne s’est pas trompé en renouvelant une nouvelle fois son contrat. Autre pilier du collectif dijonnais Martina Skolkova. La slovaque qui jouait sa huitième saison au CDB a sans doute réussit sa meilleure année. Libérée de la mène, suite à l’arrivée de Sonya Frey elle a pu être superbement efficace au poste d’arrière gauche ou elle s’exprime mieux, elle a aussi rendu de précieux coup de mains à droite après la blessure de Barbara Moretto. Noura Ben Slama est elle aussi un des leaders et piliers du groupe. Comme Léa Terzi, elle est prompte à motiver les troupes et ne ménage pas ses encouragements, conseils…. coups de gueule. Son esprit de combattante et sa rage de vaincre en font un dernier rempart solide dans la cage dijonnaise. Barbara Moretto rapidement blessée cette saison est elle restée auprès du groupe pour devenir une des supportrice numéro 1 de ses coéquipières.

 

Dans le sillage d’une grande Joanna Lathoud, la jeunesse dijonnaise a apporté enthousiasme, sérieux et progrès tout au long de l’année © NikoPhot

 

Des jeunes à la hauteur

Du côté de la jeunesse, que de satisfaction également. Commençons par une “entre deux” et la confirmation éclatante du talent de Joanna Lathoud. La jeune femme formée à Dijon est devenue en quelques années un élément indispensable au collectif dijonnais. Un pilier de défense mais aussi un joueuse extrêmement polyvalente capable de pallier les absences aussi bien au pivot qu’à l’arrière droit. Elle joue extrêmement juste comme se plait à le souligner son entraîneur et a réalisé une saison remarquable. Léna Leborgne peut être qualifiée de révélation de la saison. La jeune gardienne a “explosé” cette année multipliant les prestations brillantes et venant impeccablement au relais de Ben Slama. Justement récompensée par le sélectionneur Olivier Krumbholz, elle doit encore gagner en régularité mais est sur une voie très prometteuse. Djenaba Sylla, Kimberley Bouchard, Eloïse Dewez, Audrey Favelier gagnent petit à petit du temps de jeu, plus ou moins important et ont toutes réussit à tirer leur épingle du jeu, en progressant et élevant leur niveau de jeu, permettant la rotation indispensable nécessaire aux cadres pour pouvoir récupérer régulièrement. Elle sont incontestablement à associer à la réussite du groupe, tout comme Manon Gravelle, Kenza Houlet, Marion Lahcène, Fanny Millot, Marine Tubio qui certes beaucoup moins appelées ou utilisées font preuve d’un bel état d’esprit au service du collectif dijonnais . 

 

L’ensemble des recrues dijonnaises n’a pas déçu © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

 

Des recrues qui répondent aux attentes

Les recrues dont on espère toujours beaucoup mais qui représentent indéniablement chaque année un pari ont toutes apporté un plus certain cette saison. Commençons par Sonya Frey, inconnue du public français il y a un an la jeune femme s’est très vite fait un prénom. Accélérateur géniale du jeu dijonnais, formidable animatrice, passeuse mais aussi buteuse  cette jeune Autrichienne a été une des révélation de la LFH cette année. En difficulté après l’annonce en janvier de son transfert à Issy Paris, elle a superbement réagit pour être l’une des grandes actrices des excellents play-offs du CDB. Irrégulière et peu performante en défense elle est encore extrêmement perfectible. Bien plus connue, son ex partenaire en Allemagne, Audrey Deroin tentait, elle, de revenir après deux saisons compliquées marquée par des blessures et un passage plus ou moins heureux outre Rhin. Pari réussi pour l’ex internationale française qui a amené toute son expérience au groupe dijonnais étant elle aussi un leader dans la hargne et le refus de la défaite, elle n’est pas étrangère non plus à l’excellente ambiance régnant au sein du groupe. Déborah Kpodar, formée à Metz et en provenance de St Maur après une bonne saison en D2 a apporté sa puissance de frappe sur l’arrière gauche dijonnais . Son bras et sa capacité à forcer les intervalles ont parfois été précieux. Si elle doit progresser en régularité et surtout en défense, elle est déjà à 23 ans un sérieux atout. Tamirès Araujo, enfin a apporté outre la touche d’exotisme de son Brésil natal, une solidité défensive impressionnante et en même temps un point d’appui solide dans les défenses adverses, facilitant ainsi souvent la tâche à ses arrières de partenaires en ouvrant des espaces ou offrant des solutions de passe à l’intérieur aux spécialistes de cet exercice que sont Frey ou Skolkova. Elle comme l’Autrichienne ne sera restée qu’une saison à Dijon mais toutes deux auront marqué cette année 2016-2017.

 

Le CDB c’est avant tout la force d’un collectif © Nicolas GOISQUE/NikoPhot archives

 

Toutes ces femmes ont apporté leur pierre à la réussite de la saison dijonnaise, mais avant tout il faut souligner, l’esprit de groupe et l’excellente entente du collectif, la volonté de travailler dur ensemble pour aller chercher les résultats alors même que les pronostics vous sont défavorables. C’est avant toute chose cette image de cohésion entre toutes ces dames de coeur que l’on souhaite mettre en avant à l’heure du bilan.

 

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