23 septembre 2020

Avec un coeur énorme, le CDB ramène le nul de Besançon

Depuis le début de la saison, on ne peut pas dire que la roue tourne du bon côté pour le Cercle Dijon Bourgogne. Dernier épisode en date, la démission du président Poissonnier qui jette forcément du trouble dans la situation future. Hier soir à Besançon, les vents ont été à un moment encore plutôt contraires. Mais au prix d’une énergie et d’une volonté admirable, le collectif dijonnais s’est accroché et a été très justement récompensé en arrachant le nul (20-20).

 

Si l’on peut parfois écrire qu’il n’a aucune chance face à Metz, on aime aussi particulièrement ce CDB pour ce qu’il est. Un groupe uni et soudé qui aurait toutes les raisons de craquer depuis cet été mais qui continue envers et contre tout à se battre avec ses moyens et donc particulièrement avec ses tripes pour à chaque fois montrer le plus beau visage possible

 

La défense dijonnaise a été héroïque hier soir © Nicolas GOISQUE/NikoPhot/LMP

Dos à dos

Alors, il faut le dire, cette explosion de joie au coup de sifflet final, même si elle ne vient saluer “qu’un match nul”, fait vraiment plaisir à voir. Il est juste que le CDB soit récompensé sur ce match pour la somme d’efforts consentis durant 60 minutes. Disons le d’emblée, le match n’a pas atteint des sommets sur le plan handballistique, mais une nouvelle fois, comme on le préssentait, ce derby a été disputé et intense au niveau dramatique. Le fait de ne pas revenir bredouille de Franche Comté est importantissime pour le groupe de Christophe Maréchal qui se devait de stopper la spirale de défaites et surtout se remettre du baume au coeur avant un dernier coup de collier à mettre avant la pause face aux redoutables Brestoises ce mercredi. Pour Besançon qui aurait dû remporter le match en ayant mené de 5 buts à 11 minutes du terme avant de finalement s’écrouler dans le money-time c’est une occasion manquée de renouer avec la victoire après ses deux défaites face à Bourg de Péage et Fleury.

 

Amand Kolczynski a été précieuse côté Besançon © Nicolas GOISQUE/NkoPhot

Une défense au top

Soucieuses de repartir de l’avant en profitant du derby, les Bisontines mettent du coeur à l’ouvrage et ouvrent le score par leur capitaine Alice Lévèque d’un tir décidé au dessus de la défense dijonnaise. Dijon, plus à la peine offensivement met plus de trois minutes à débloquer son compteur par Dyenaba Sylla, mais côté défense toutes les Bourguignonnes sont au diapason pour défendre bec et ongles l’approche des cages de Ben Slama qui répondra aussi présente durant ce match (12-31). Autant dire que l’on assiste pas à une avalanche de buts. Amanda kolczynski, très en vue hier soir offre bien un premier break aux locales (5-3, 10′). Mais Dijon réplique alors par un 3-0 à la faveur d’interceptions et de ballons récupéré par une défense irréprochable (5-6, 15′). On assiste donc à un contraste côté dijonnais entre une attaque placée en difficulté face à la gardienne Catherine Gabrielle lisant bien les tirs (16/34) (à l’image de Skolkova 2/9 hier soir de Moretto 3/9 ou de Paulsen 3/7) et une défense de fer offrant quelque munitions par ailleurs plutôt bien exploitées suite à un jeu de transition et de contre performant. Côté Besançon, c’est aussi en place en défense et plus difficile en attaque à cause de l’agressivité défensive adverse. Bref on arrive à la pause sur un score de parité (9-9) et un constat. Les défenses ont clairement pris le pas sur les attaques en manque de confiance.

 

Joanna Lathoud a sonné la révolte sur deux contre attaques consécutives alors que tout tournait mal pour Dijon © Nicolas GOISQUE/NikoPhot/LMP

Besançon s’envole

Dès le début de seconde période, Dyenaba Sylla est exclu pour deux minutes et Besançon prend deux longueurs d’avance. Christophe Maréchal qui sait parfois son équipe en difficulté aux retours des vestiaires, interromps de suite la partie en demandant le temps mort (11-9,33′). C’est payant, Ben Slama s’illustre dans ses buts, toujours bien secondée par sa défense et Skolkova et Paulsen, déjà à l’énergie, relance Dijon (12-13, 39′). C’est alors que les vents se mettent à mal tourner pour Dijon. Les exclusions pleuvent, et les décisions arbitrales “fantaisistes” s’abattent durant une dizaine de minutes, avec notamment une exclusion de Moretto très discutable tout comme un pénalty accordé aux locales ou encore ce passage en force sifflé à l’encontre de Skolkova pourtant clairement dans l’intervalle. Il n’en faut pas plus à l’impeccable Kolczynki, efficace en contre et profitant des espaces dans la défense en infériorité numérique de Dijon, pour donner un avantage conséquent à l’ESB (19-14, 49′). Toutes les raisons d’être découragé pour le CDB.

 

Power play héroïque du CDB

Mais Dijon n’a pas fait autant d’efforts depuis le début de rencontre pour lâcher le morceau comme cela.Léna Leborgne rentre dans les buts pour sortir un pénalty capital, Joanna Lathoud en capitaine courage, gratte deux ballons importantissimes grâce à sa défense “enragée” Sylla l’imite et Captain Lathoud est trois fois de rang à la conclusion des contres (19-17, 54′). Sylla s’arrache encore pour confirmer l’incroyable retour (19-18, 57′), s’en est trop pour Raphaelle Tervel qui dégaine son carton vert, temps mort. L’inévitable Kolczynski, stoppe l’hémorragie, mais Rysankova, toute aussi volontaire, réplique dans la foulée (20-19, 58′).

Héléna Rysankova a eu les nerfs solides pour transformer l’ultime pénalty à 13 secondes du terme © Nicolas GOISQUE/NikoPhot /LMP

Besançon a les ballons pour tuer le match, mais une fois encore la défense dijonnaise est héroïque. Reste à trouver la faille dans la défense bisontine. Au pris d’un dernier effort, l’attaque dijonnaise trouve un petit intervalle mais est stoppé au moment du tir. Pénalty , il reste 13 secondes. Héléna Rysankova ne tremble pas et ramène le CDB à hauteur. 20-20. Raphaelle Tervel prend son dernier temps mort pour préparer l’ultime combinaison. Morte de faim la défense dijonnaise parvient à stopper l’offensive. Le coup franc d’Aissatou Kouyate après la fin du temps réglementaire atterrira dans les bras du mur dijonnais qui peut alors laisser éclater sa joie.

les réactions dijonnaises ICI

 

 

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