27 novembre 2022

Renaud Gourdon “il nous reste beaucoup de chemin”

Au sortir de la défaite dans le derby à Mâcon de dimanche dernier, DIJON-SPORTnews a fait le point avec le coach Renaud Gourdon sur le match et sur la première moitié de saison. S’il y a des satisfactions, il y a encore beaucoup d’efforts à produire pour exister parmi les meilleurs selon le technicien dijonnais.

 

Renaud était tout sourire avant le derby © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

DIJON-SPORTnews : Un retour sur ce match perdu à Mâcon ?

Renaud Gourdon : Le score parle de lui-même, on prend trente points. On existe en première mi-temps, même si on prend tout de suite un essai casquette avec un gros manque de vigilance et de concentration dès l’entame et on commence à 0-5. On  arrive à revenir dans le match. A la pause , si on enlève cet essai, il y a 7-6 on est dedans. Il ne faut pas oublier bien sûr qu’on avait vent dans le dos, mais on arrive à les contenir en tous cas. Et puis au retour des vestiaires, on commence à bredouiller, à sortir du plan de jeu et à déjouer petit à petit et à sombrer. On a une deuxième mi-temps qui n’est pas aboutie par rapport à ce qu’on s’était dit et qui était prévu c’est à dire les contenir et les tenir, on n’a pas su le faire. On sort donc avec des frustrations mais le score est logique.

 

Attentif durant l’échauffement de ses troupes © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

DSN : tu souhaitais quitter le terrain sans avoir de regrets ce n’est donc pas le cas ?

RG : Je pense que les garçons ont donné ce qu’ils avaient à donner. Pour avoir le sentiment du devoir accompli, il aurait fallu jouer un peu plus avec la tête, se déplacer un peu plus. On n’a pas eu ce supplément d’âme qui nous aurait permis de faire jeu égal jusqu’au bout et de ramener au moins le bonus défensif qui était à notre portée, si l’on avait joué différemment notamment sur cette seconde période. On s’est laissé décrocher petit à petit et on a jamais su revenir. Il y a un constat qui est clair, c’est que l’on n’a jamais été en position de les breaker, chaque fois que l’on a été dans leur 22 mètres, on n’a jamais vraiment été dangereux, on n’est puni sur deux ballons portés qui amènent des essais assez faciles, donc aujourd’hui , il y a Mâcon qui joue sa deuxième place et Dijon qui est à la sienne sur le bas du milieu de tableau. 

 

Au milieu de ses troupes en fin de match © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

Tu avais parlé avant match d’un test, notamment sur le plan défensif, il reste encore beaucoup de travail?

C’était un test, cela l’a été, face à une équipe qui n’a rien proposé d’extraordinaire mais qui nous a pris sur ces points forts que l’on avait identifiés et pourtant on a jamais su les contrer là-dessus ou les bloquer sur ce qu’ils savaient faire. Il reste donc oui beaucoup de travail, il y a des garçons qui sont fatigués qui vont se reposer et puis il y en a d’autres qui ont besoin de travailler. Le constat est là, je le répète on est à notre place sur ce milieu de tableau, on n’est pas arrivé et après quelques jours de repos, il va falloir s’y remettre très sérieusement pour préparer cette deuxième phase. On n’est pas sauvé, on voit que les dernières places ne sont pas loin et que petit à petit on décroche des positions du dessus. Il va falloir redoubler d’efforts pour revenir dans la partie et être en capacité pour rivaliser avec les meilleurs, aujourd’hui on n’est pas en capacité de le faire, c’est le constat à l’issue de ce match, notamment à l’extérieur. Une bonne équipe est capable d’exister à l’extérieur, aujourd’hui on est pas une grande équipe.

 

A mi-saison, c’est effectivement un constat, vous vous êtes tout de même imposés chez des plus petits et vous avez aussi réussi à vous faire respecter à la maison c’est une satisfaction ?

Oui tout à fait , on fera le bilan en fin de saison, pas à la moitié, mais c’est vrai qu’à domicile, on arrive à tirer notre épingle du jeu, à exister, à poser des problèmes aux belles équipes, comme on a pu le faire contre Nîmes. Dès qu’on se déplace, on arrive à mettre en difficulté les équipes de milieu, bas de tableau par contre dès qu’on tombe sur un cador, tout à coup on accepte ce positionnement. Il faut montrer plus de caractère à l’extérieur si on veut exister, être en capacité de croire en ce que l’on fait en étant un peu plus dangereux. On va travailler pour cela, on a des garçons qui manquent aujourd’hui d’expérience, qui manquent de maturité, qui parfois déjouent, mais c’est aussi un groupe volontaire et il n’est pas question ce soir de tirer sur ce groupe qui travaille énormément mais on voit qu’il nous reste beaucoup de chemin.

Renaud Gourdon fait des constats à mi saison © Nicolas GOISQUE/NikoPhot/ LMP archives

Les garçons sont volontaires, mais cela ne suffit pas. Il ne suffit pas de s’entraîner régulièrement pour gagner des matchs, il faut amener ce supplément d’âme. On fait une première partie de saison intéressante, puisqu’on a réussi à remonter les 8 points de pénalité, il ne faut pas l’oublier. Aujourd’hui si on enlevait ces 8 points on serait 4ème. Cependant on voit que pour exister parmi les meilleurs, il va falloir montrer autre chose et c’est ce à quoi on va s’atteler durant cette trêve pour préparer la deuxième partie de saison.

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