21 septembre 2020

Le Derby en hors-d’oeuvre pour la JDA Dijon Handball

Maintenu en LFH l’an dernier au terme de play-downs convaincants après avoir fini dernier de la saison régulière, le Cercle Dijon Bourgogne a vécu une année 2017-2018 chaotique à de nombreux niveaux. Devenu en juin dernier, la JDA Dijon Handball, le club entame une nouvelle saison dans l’élite avec l’ambition de bien figurer même si les moyens restent limités. début en fanfare ce mercredi au palais à 20h30 avec le derby face à Besançon.

 

Si le rachat de la SAS par la JDA de Thierry Degorce a permis au seul club de sport collectif féminin dijonnais de l’élite hexagonale de ne pas sombrer, il n’a pas révolutionné le train de vie du club bourguignon qui devra une fois de plus compter sur ses quelques cadres et recrues, appuyées considérablement par le centre de formation du club.

 

Louise Lefevre, Sophia Fehri, Mégane Ribeiro et Julie Dazet © Nicolas GOISQUE/NikoPhot archives

De nouveaux visages

Si l’intersaison de la JDA Dijon Handball n’a pas défrayé la chronique, quelques mouvements importants ont tout de même eu lieu. Tout d’abord côté départs, il faut tout de même souligner l’arrêt définitif de Léa Terzi (intervenu en début de saison dernière) et le départ pour Nice de Martina Skolkova, deux joueuses qui auront marqué de leur empreinte ces dernières saisons du club et qu’il va falloir remplacer sur et en dehors du terrain. Audrey Deroin est elle, repartie dans son cher Sud Ouest et c’est aussi une joueuse d’expérience de moins. Parties également Héléna Rysankova, SarahPaulsen ou Elodie Dewez……Pour pallier à tout cela, Dijon mise sur Julie Dazet, demi centre d’expérience qui arrive de Besançon, sur une jeune et prometteuse pivot Sophia Fehri, qui espère, après une année plombée par les blessures, rebondir sérieusement avec Dijon. Pour le reste, un retour à l’aile gauche, celui de Mégane Ribeiro qui doublera avec Dyenaba Sylla et plusieurs jeunes qui rejoignent le centre de formation, on citera notamment Louise Lefevre arrière gauche, elle aussi en provenance d’Issy Paris.

 

Joanna Lathoud , la plus ancienne au club en et aussi l’âme © Nicolas GOISQUE/NikoPhot archives

Un patchwork à bâtir

Les nouvelles cadres de l’équipe 2019-2018 se nomment donc Noura Ben Slama qui entame une 6ème saison au club et qui fait un peu figure de grande soeur dans le groupe. 6ème saison également pour Barbara Moretto qui doit,elle aussi s’affirmer comme un leader de groupe cette année. Mais on pense surtout bien sur à la capitaine Joanna Lathoud, au club depuis 2008, qui a repris l’an dernier le flambeau du capitanat, dans la foulée de Léa Terzi, et qui symbolise bien les valeurs du club (combativité, coeur…), elle qui se multiplie depuis plusieurs saisons à tous les coins du terrain où l’on a besoin d’elle. On attendra cette année la confirmation de joueuses telles que Dyenaba Sylla et Kimberley Bouchard, les deux ailières auteurs toutes deux d’une belle saison 2017-2018, leur ayant valu un premier contrat pro. Déborah Kpodar sera aussi attendue pour donner de la force de frappe à une base arrière assez réduite en nombre, tout comme Léna Leborgne dans la cage, en espérant que les blessures la laissent enfin tranquille. Et puis les Marion Lahcène, Manon Gravelle, encore très jeunes, ont elles tout à gagner dans un groupe où il y a des places à prendre. Enfin les “encore”plus jeunes savent que Dijon a toujours donné une chance à la jeunesse, à elles donc de la saisir. Avec tout cela, il faudra comme chaque année pour Christophe Maréchal, à la tête de l’équipe pour une 7ème saison arriver à bâtir le collectif le plus performant possible.

 

7ème saison à la tête de Dijon pour Christophe Maréchal © Nicolas GOISQUE/NikoPhot archives

Une préparation pas évidente mais de l’optimiste.

Tout ce petit monde s’est bien sur attelé à la tâche depuis la reprise du 17 juillet dernier. Un travail physique important a comme chaqe année eu lieu sous la houlette de Pierre Terzi et plusieurs rencontres “amicales” ont jalonné la préparation. Sur le pur plan des résultats, ce n’est pas Byzance puisque le bilan est d’un nul et de 5 défaites pour aucune victoire mais pour autant le technicien dijonnais se veut optimiste. (son ci-dessous)

De son côté la capitaine Joanna Lathoud se satisfait de l’intégration des nouvelles joueuses et de la construction progressive de ce nouveau collectif. Elle a hâte d’en découdre et espère réussir des coups face à des équipes mieux armées. (son cidessous)

 

 

Raphaelle Tervel a insuflé une belle dynamique depuis son arrivée à la tête de l’ESB © Nicolas GOISQUE/archives

Besançon “le meilleur ennemi”.

Place forte du handball féminin français au début des années 2000, l’Entente Sportive Bisontine a connu des temps plus durs mais retrouve des couleurs ces dernières saisons notamment depuis l’arrivée à la tête de l’équipe première de la championne du monde 2003, Raphaelle Tervel. 4ème en 2016-2017, les Bisontines ont encore fait mieux l’an dernier en accrochant la troisième place malgré une participation aux joutes européennes toujours un peu handicapante. Pour cette année à venir la technicienne bisontine prévoit : ” Le club est très heureux des performances de nos joueuses, mais nous savons que l’année à venir sera beaucoup plus compliquée avec des équipes ambitieuses et des moyens importants. Nous allons continuer à progresser match après match dans un championnat de plus en plus relevé, et c’est tant mieux pour le handball féminin !” (Site officiel LFH)

 

Lara Gonzalez arrive d’Esbjerg au Danemark

Besançon qui a connu plusieurs mouvements à l’intersaison avec les départs notamment de la gardienne Catherine Gabriel ou de la pivot Laurence Brame, mais aussi de l’arrière droite espagnole Caixal et bien sur de Julie Dazet arrivée à Dijon. Côté arrivées on notera l’arrière gauche internationale espagnole Lara Gonzalès Ortega, passée par Metz notamment, celle de la gardienne norvégienne Ine Karlsen Stangvic ou encore de Lindsay Burlet, arrière droite, encore une ex messine qui évoluait l’an dernier à Brest. Sur le papier Tervel dispose encore d’un collectif solide qui tentera comme l’an dernier de briller sur plusieurs tableaux hexagonaux et européens.

Mais l’actualité c’est le derby et demain soir c’est le terrain qui parlera et on espère bien sur l’intensité vécue ces dernières années entre les deux formations.

 

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