31 octobre 2020

Vainqueur de Beaune, le Stade Dijonnais reçu 3/3 mais…

3 matchs, 3 victoires, 12 points engrangés sur 15 possibles, le début de saison du Stade Dijonnais ressemble à une excellente copie, alors qu’il a donc dominé ce dimanche son voisin Beaune 32-28. Cependant quelques bémols viennent mettre une légère ombre au tableau et notamment les 35 dernières minutes de ce derby, tant le Stade a été bousculé après 45 minutes de jeu, alors qu’il avait fait le trou au score (32-6). Comptablement c’est donc très bon, sur la forme, le staff dijonnais attend encore mieux.

 

Au sortir de la rencontre contre Beaune le staff exprimait certes sa satisfaction sur le plan comptable mais a clairement fait savoir à son groupe son insatisfaction sur la manière. Pas la peine d’en rajouter trop d’ailleurs tant les mines des joueurs traduisaient, elles aussi le sentiment d’une copie rendue fort passable.

 

Thibault Dufau inscrit le deuxième essais dijonnais © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

Une première période efficace

Durant l’acte initial, le Stade Dijonnais a pris le score (18-6,40′) en faisant essentiellement preuve d’efficacité. On ne peut pas dire en effet que les locaux aient survolé les débats, mais ils ont su tirer profit des erreurs beaunoises pour enquiller. Des visiteurs qui avaient visiblement bien préparé leur affaire et qui ne laissent que peu d’occasion au Stade d’exploiter les ballons. Les hommes de Gourdon/Kohler/Paterson, peu inspirés exploitent par contre parfaitement les erreurs des troupes de Taufaka/Magnat. Ainsi Quentin Pilet trouve la solution petit côté sur l’une des rares munition, puis juste avant la pause, un superbe mouvement (quasiment le seul)  avec une passe redoublée entre les deux hommes de la charnière Thibault Dufau et Jules Soulan expédiait le premier nommé entre les perches beaunoises. Comme Soulan avait puni de deux pénalités les nombreuses fautes commises par Beaune, les Dijonnais avaient un petit matelas à mi parcours de la rencontre.

 

Kotze se joue de la défense dijonnaise pour marquer le 3ème essai beaunois © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

Le trou puis….Le trou

On espère donc mieux, en tous les cas sur la manière, pour la seconde période et l’on croit que le discours qui a dû retentir aux oreilles bleues et rouges à la pause va faire effet lorsque l’on voit le stade bien entamer ce deuxième acte avec deux essais quasiment coup sur coup de Fourie puis de Soulan permettant aux stadistes de prendre le large (32-9, Kotze ayant passé une pénalité pour Beaune entre les deux essais). On ne donne alors pas cher des chances des coéquipiers de Jérémy Bayle et on pense plus au bonus offensif pour Dijon. Mais alors qu’ils ont fait le trou, es Dijonnais vont alors caler : une panne sèche totale de 30 minutes. Beaune remet la main su l’ovale pour le confisquer définitivement. Les visiteurs jouent crânement tous les ballons et marchent sur des Dijonnais soudain totalement absents. Manque d’attention, de concentration, d’engagement ? Suffisance ? Dijon s’est-il vu trop beau?

Renaud Gourdon n’était pas satisfait du tout à la fin du match © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

Toujours est-il que sur un ballon porté, les avants dijonnais sont aux abonnés absents et le demi de mêlée Kevin Perrier termine le boulot (32-14, 53′) . Rebelotte quelques minutes plus tard et c’est cette fois le deuxième ligne Toni Grle qui tombe dans l’embut avec tous ses copains pour réduire encore  le score (32-21,58′). Et les visiteurs poursuivent leur récital. Kotze se joue sur 30 mètres de toutes la défense adverse semant au passage les défenseurs aux placages bien inoffensifs. Et boum 3ème essai beaunois et 4 points seulement de déficit (32-28, 77′). On craint alors le pire pour Dijon mais les derniers ballons seront tout de mêm suffisamment bien négociés pour sauver l’essentiel, la victoire. Pour le reste….

 

 

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