21 novembre 2019

BCL : l’AEK situe maintenant Dijon sur une carte

Pour le compte de la 4ème journée de Basketball Champions League, la JDA affrontait le champion en titre. Nous avions évoqué la montagne qui se présentait face aux coéquipiers d’Axel Julien. Malgré la défaite (80-90), la JDA a fait plus que résister montrant à l’Europe qu’il fallait aussi compter sur elle.

 

 

Un Ware au top mardi soir ©Nicolas GOISQUE/NikoPhot

Une première mi-temps de rêve…
« Nous avons joué contre une équipe en très grande forme, qui joue un excellent basket et ils ont prouvé ce soir qu’ils avaient beaucoup de ressources. Nous avons eu beaucoup de mal en première mi-temps. Dijon a très bien joué offensivement, alternant parfaitement le jeu intérieur et extérieur avec un très gros pourcentage de réussite ». Ces mots sont tout simplement ceux du coach de l’AEK, Luca Banchi en conférence de presse d’après-match (conférence de presse d’après-match – source BCL / You Tube). Une déclaration qui ne ramènera pas la victoire aux dijonnais mais qui résonne comme un bel hommage de la part du prétendant à sa succession. Et non, ce discours n’est pas un habituel discours d’après-match convenu mais est forcément sincère tant Dijon a dominé les débats en première mi-temps et tenu la dragée haute aux grecs. 

Si ce sont les jours d’Athènes qui prennent le meilleur départ, 10-5 après 5 minutes de jeu avec un Hunter déjà très en vue, ce sont bien les hommes de Legname qui vont finir en tête s’appuyant notamment sur Chassang encore dans les bons coups. Après l’égalisation de la JDA 15-15 à 2’43 de la fin du premier quart, le banc grec demande un premier temps mort. La JDA est dans son match et son adversaire doute ! Après un chassé-croisé, le génial lutin de la Jeanne, David Holston envoie une bombinette à 3 points : 20-17 ! Un 2 points d’Arnold, un 3 points d’Emegano et la JDA termine ce premier quart sur un 24-22 tout juste terni par un panier longue distance de Sakota à 9’’ de la fin.

Le deuxième quart est une symphonie magique dont la JDA est à la composition : 3 points d’Emegano d’entrée donne 5 points d’avance aux dijonnais avant que ce dernier n’en remette un petit à 2 points. Ware l’imite, Emagano encore et la Jeanne mène 33-24 puis 36-24 grâce à Arnold à 3 points, le Palais est en feu et l’entraineur grec, douché prend un nouveau temps mort. S’il s’en suit un léger réveil de son équipe la JDA garde le cap et mène encore de 11 points à 4’’26. Comme le regrettera ensuite Legname en conférence de presse d’après-match (source BCL / You Tube), le 3 points manqué d’Emegano à 41-29 est peut-être un tournant tout comme celui d’Arnold peu après. Car si la JDA mène de 8 points à la mi-temps, le score aurait pu être beaucoup plus large. Legname le dira: “rentrer aux vestiaires avec 8 ou 15 points d’avance cela change tout”, en particulier face à une équipe comme celle-ci. https://www.youtube.com/watch?v=eQ1OYFJhWlY

 

Les supporters de l’AEK étaient en nombre au Palais ©Nicolas GOISQUE/NikoPhot

Avant un du retour à la réalité…

Car dans les vestiaires, les grecs loin d’être abattus sont remobilisés par leur coach qui insistera notamment sur la nécessité d’être plus agressifs et adroits. Le discours est entendu et la JDA va subir un 15-32 rien que dans le 3ème quart ! Dès le début du Q3, Hunter va en effet rapidement compiler 10 points et ramener son équipe à égalité à 6’’12  (51-51). L’avance de la première mi-temps est mangée et l’on sent surtout une  JDA moins dure en défense et beaucoup moins en réussite offensivement. Larentzakis produit son effort côté grec et permet à son équipe de mener de 10 points (51-61 alors qu’il reste un peu plus de 4 minutes dans ce quart temps). Si les dijonnais se battent, tentent,  ils terminent ce 3ème quart temps avec 9 points de retard (61-70). Le dernier quart temps ne changera rien à l’affaire. Malgré plusieurs tentatives la JDA ne peut recoller, les grecs scorant à chaque fois le panier pour garder le large. Le match se termine dans un palais heureux de l’état d’esprit et du jeu globalement produit mais forcément déçu de l’issue du match.

Hunter a été un poison pour les dijonnais ©Nicolas GOISQUE/NikoPhot

Le fait du match : comment perdre un match en étant plus adroit que son adversaire à 2 points comme à 3 points ?
C’est malheureusement la triste équation que la JDA a résolu mardi soir. La réponse, est bassement mathématique et rien ne sert de geindre : l’AEK a tout simplement eu 10 shoots de plus que la JDA. Comment ? En captant 20 rebonds offensifs conte seulement 5 à la JDA ! La suite ? L’AEK marquera 24 points sur des « deuxièmes chances ». Le rebond toujours le rebond…mais voyons le positif, s’améliorer que très légèrement dans ce domaine permettra de rendre des copies bien plus propres et de gagner ce genre de match. Côté classement, la JDA, 6ème, est à une victoire de Bamberg, actuellement à la 4ème place synonyme de qualification pour le tour suivant.

Garder cette volonté et cet état d’esprit  ©Nicolas GOISQUE/NikoPhot

Etre fier de cette JDA !
« Nous avons joué contre une excellente équipe qui mérite de jouer cette compétition et qui a déjà prouvé qu’elle pouvait faire jeu égal avec n’importe qui » C’est peut être cette dernière déclaration de l’entraîneur grec (conférence d’après-match source BCL / You Tube) qu’il faut retenir. Retenir le positif, retenir la fierté du niveau affiché et retenir que la JDA, en ce mardi 30 octobre a donné une excellente image à l’Europe.
Oui, l’AEK situe maintenant Dijon sur une carte !

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