28 octobre 2020

Dans un match déterminant pour la qualification à la Leaders Cup face à la SIG Strasbourg, la JDA a sorti une merveille de prestation collective pour s’imposer sur un score fleuve (80 à 55) alors même qu’elle n’a pu s’appuyer que sur 7 joueurs pros. Au lendemain de la rencontre, les “sigmen” à l’image de leur maillot, ont encore les fesses toutes rouges. Les dijonnais eux ont un pied et demi dans le TGV direction Marne-La-Vallée et la Leaders Cup.

A l’image de Leloup, la JDA était partout ce dimanche soir © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

Une entame de match où la JDA affûte ses armes…

Le début de match laisse apparaître des joueurs des deux équipes quelques peu crispés par l’enjeu. Il faut en effet attendre près de 2 minutes pour voir le premier panier du match, à l’avantage de Strasbourg (0-3). Le rythme semble toutefois être le bon pour une JDA qui n’a jamais intérêt à voir les match s’emballer offensivement. D’autant que les dijonnais ont du répondant dès le début de rencontre, ce qui était une des clés que nous avions soulignée. Au panier de Lang, Julien répond lui aussi à 3 points. Les dijonnais sont clairement dans le coup et rien ne laisse paraître l’absence et de Pearson et de Kinsey. Agressifs défensivement dès le départ, les hommes de Legname ne laissent que des miettes à une SIG qui n’inscrit que 7 points en 7 minutes de jeu et se montre intéressants offensivement à l’image d’un Loum qui était dans un grand soir (12-7 pour la Jeanne à 3 minutes de la fin du premier quart). Si Strasbourg réagit, grâce notamment à Serron et au géant (2,21m) Fall, c’est bien la Jeanne qui est devant à la fin du premier quart (16-15). Les dijonnais ont pris le match comme il le fallait et tiennent tête à la SIG. Ils attaquent d’ailleurs le deuxième quart temps sur leur lancée avec un 4-0 grâce à Emegano et Chassang (20-15 à la 11′), puis 24-18 après 14 minutes de jeu. Mais les dijonnais ont du mal à creuser davantage la marque et se font rejoindre petit à petit obligeant Laurent Legname à prendre un temps mort à 5 minutes de la pause. C’est un véritable mano à mano qui s’installe, aucune équipe ne voulant lâcher. Un deuxième acte marqué par les 3 fautes déjà accumulées par Ware. On peut alors craindre le pire pour la suite, d’autant que Strasbourg fait un petit écart à 1’34 de la fin grâce à Nzeulie. Mais Axel Julien sur une action de grande classe trouve le panier avec la faute pour ramener les siens à égalité. Dans la foulée, Green et Fall ratent la cible. La dernière possession de la mi-temps est pour Holston. Le génial lutin se joue de son vis à vis avec un step back dont lui seul à le secret et envoie un missile à 3 points qui fait passer la JDA devant à la pause et exploser un Palais des Sports qui a déjà compris que si rien ne serait simple, rien n’empêcherait non plus les dijonnais de se battre et de forcer le destin.

Holston aura fait danser ses vis à vis toute la rencontre © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

…avant de faire voler en éclat une SIG qui prend une leçon de basket

Rappelons le, la JDA voit deux de ses hommes manquer à l’appel pour cette rencontre (Pearson suspendu et Kinsey blessé). A seulement 7 joueurs pros, être devant à la mi-temps est déjà une belle prouesse et même en cas de victoire, on s’attend à un match serré jusqu’au bout. Mais la bande d’Axel Julien va faire bien mieux que ça…Dans pareille rencontre, l’attaque de la seconde période est déterminante pour faire basculer un match. Si la SIG revient immédiatement à égalité sur un 3 points de Pietrus, la JDA va parfaitement négocier son 3ème quart temps: Holston rajoute 3 points et Chassang intenable hier soir répond aux 2 points de Lang (42-39)…avant le show de Leloup! En moins d’une minute, celui qui affrontait son ancien club envoie deux tirs à 3 points coup sur coup, le Palais des Sports qui n’en revient pas chavire de bonheur! La Jeanne mène alors 48-39 et dispose à ce moment là de la plus grosse avance du match. Leloup offensif mais Leloup toujours défensif. Sur l’action qui suit il intercepte un ballon et envoie Loum claquer un dunk dont le bruit raisonne encore dans toute la Cité des Ducs, +11 pour la Jeanne, 50-39! C’est trop pour un Vincent Collet qui sent le match basculer et qui prend un temps mort. La JDA vient tout simplement de passer un 13-2 à son adversaire en seulement 3 minutes de jeu et de faire monter la température de 10°C dans un Palais des Sports qui se transforme en chaudron! Nzeulie met bien un deux points en sortie de temps mort, mais la JDA ne lâche absolument rien à l’image du panier suivant que les dijonnais inscrivent après avoir pris pas moins de 5 rebonds offensifs! Un panier compliqué mais qui montre toute l’abnégation des dijonnais et qui leur permettent de rester au-dessus des 10 points d’avance (52-41). La SIG a la tête sous l’eau et les dijonnais vont désormais s’attacher à la faire définitivement couler: Emegano (2 points) puis de nouveau Leloup à 3 points sur un caviar de Julien portent l’avantage à +16 pour la JDA (57-41)! Collet prend de nouveau un temps mort mais rien n’y fait. Sur l’attaque dijonnaise qui suit Emegano victime de la faute rajoute 1 point, puis Ware pourtant dans un soir difficile en remet 2 supplémentaires…60-41 à moins de 2 minutes de la fin du quart-temps. Strasbourg est systématiquement poussé à la faute et la cohérence de jeu en attaque des dijonnais fait le reste. Ça semble trop pour des Strasbourgeois et un Fall qui va littéralement péter les plombs: il faut dire que sur un énième shoot raté de Strasbourg, le géant Fall (2,21m) se fait juste prendre le rebond par le tout petit (1,68m) Holston! Dans la foulée, Fall pousse sans ménagement, le meneur dijonnais dans le dos qui aurait pu se faire très mal. Un geste très sale qui aura le don d’indigner des spectateurs qui conspuent à juste titre le Strasbourgeois. Une vilaine faute qui vaudra une antisportive à Fall et aura malgré tout permis d’envoyer Holston inscrire 2 lancers francs. 62-45 à la fin du 3ème quart-temps et une gifle 25-11 passée par la JDA à son visiteur du soir. Le Palais retient malgré tout son souffle: car si l’écart (17 points) est conséquent, le basket peut souvent réserver bien des surprises. Mais la victoire, les dijonnais la veulent, ils la veulent tellement plus…Ware sortira bien en début de 4ème quart-temps pour une cinquième faute, mais l’envie, la rage, le talent étaient dijonnais ce dimanche soir. Dans un dernier acte une nouvelle fois parfaitement géré, la JDA va punir pour ne pas dire humilier des Strasbourgeois qui sont complètement aux fraises dans tous les domaines, incapables notamment de construire la moindre attaque, se heurtant à une défense dijonnaise intraitable. Le festival des joueurs de Legname va se poursuivre jusqu’au bout. Sur un dernier shoot à 3 points, Holston va emmener son équipe à 80 points tout en laissant Strasbourg à seulement 55 points…La messe est dite! Laurent Legname aura même l’occasion de donner du temps de jeu au jeune espoir Louis Weber.

Axel Julien excellent ce dimanche soir © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

La victoire d’une équipe, une vraie qui devrait voir Mickey

En cette soirée du 13 janvier 2019, la JDA, au-delà du résultat, de la victoire aura montré ce qui se fait de plus beau dans le sport: bien qu’elle ait eu à faire face de nombreux vents contraires contre une énorme cylindrée (les absences plus Ware rapidement à 5 fautes), les dijonnais ont une nouvelle fois montré que ce qui prévaut est le cœur, l’envie, l’abnégation et la solidarité. Nous avions souligné la nécessité pour la Jeanne que chaque joueur soit au top et qu’elle fasse parler le collectif. C’est le plan de jeu qu’elle a parfaitement suivi. Chacun des sept joueurs a marqué et 4 sont au-dessus des 10 points. Holston et Julien ont été stratosphériques et Leloup tout simplement énorme notamment dans les moments clés. A souligner l’apport incroyable de Chassang et de Loum qui, comme en Espagne, ont fait preuve d’une combativité à toute épreuve aidant, entre autres, leur équipe à faire quasiment jeu égale avec Strasbourg aux rebonds (35 à 39). Mais au-delà de toutes ces individualités, c’est bien la prestation collective qui ressort. Celle d’une équipe, une vraie. Celle qui fait bloc face à son adversaire, celle qui n’abandonne jamais, celle où chacun se bat pour son coéquipier, celle qui peut renverser n’importe quel match, celle qui se donne le droit de rêver. Celle qui a une journée de la fin de la première partie du championnat s’est quasiment donnée le droit d’aller chercher sa participation à la Leaders Cup. Cela serait la première récompense, totalement méritée, pour un groupe qui prend et donne énormément de plaisir.

Ware mais surtout Loum, héroïque dimanche soir ont su museler un Fall alors un peu perdu sur le parquet dijonnais © Nicolas GOISQUE/NikoPhot
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