28 octobre 2020

BCL (J11): 20 minutes…

Alors qu’elle était largement dans le coup, la JDA a complètement craqué sous la puissance collective de l’AEK pour s’incliner 80-56 ce mercredi soir à l’occasion de la 11ème journée de BCL. Les grecs ont finalement joué le même tour que celui qu’avait infligé la Jeanne à Strabourg il y quelques jours. 20 minutes où tout s’est écroulé, 20 minutes qui éliminent la JDA de la BCL.

Sacrée deuxième mi-temps…

20 minutes: c’est peut-être le fil rouge des derniers matchs de la JDA. Les 20 dernières minutes des précédentes rencontres de la JDA (Fuenlabrada, SIG) avaient vu les dijonnais tout exploser et enfoncer leurs adversaires. Dans un moindre mesure elles avaient vu la Jeanne s’arracher pour battre Cholet alors qu’elle était mal en point. Celles passées à Athènes ont en revanche été un cauchemar pour les protégés de Legname. Si à l’inverse la première mi-temps n’était pas complètement un rêve, elle était quand même sacrément cohérente et n’être mené que de 6 points (36-30) sur le parquet des champions d’Europe en titre déjà une belle performance. Et comme parfois l’histoire se répète, les deux premiers quart-temps ressemblaient globalement à ceux du match aller, où une Jeanne vaillante avait bousculé l’AEK. Mais en deuxième mi-temps, comme à l’aller, les grecs vont accélérer et complètement asphyxier une JDA dont la défense ne peut rien contre leurs hôtes et dont l’attaque, brouillonne, ne répond plus. Vince Carter avec ses 22 points a en particulier fait très mal à Axel Julien et sa bande. Avec ses coéquipiers, il aura rappelé l’écart de niveau entre un cador européen et Dijon mais aussi que décidément, ces derniers temps, tout se passe dans les 20 dernières minutes avec la JDA…dans les deux sens. Mathématiquement, rien n’est terminé pour les dijonnais en BCL. Mais à 3 journées de la fin et avec 3 victoires de retard sur le premier qualifié Anvers, nous pouvons dès à présent conclure que l’aventure européenne s’arrêtera au stade des poules. En effet, une hypothétique qualification nécessiterait qu’Anvers perde tous ses matches et que la JDA gagne tous les siens, dont un sur le terrain d’Anvers avec un écart de 20 points (Dijon ayant été battu au Palais de 19 points à l’aller). Bref, il y a autant de chances pour la JDA de se qualifier que de voir un supporter dijonnais porter le maillot de Chalon…

Allo?? Bah toujours Pearson…

Si le score final est sévère, tout n’est pourtant pas à jeter dans les rangs dijonnais. Ils ont notamment tenu le coup dans la bataille du rebond en en captant 32 contre 38 à Athènes. Certains ont confirmé à l’image de Loum et Chassang qui semblent tous deux avoir trouvé leur (super) rythme de croisière et gagné en régularité: avec 8 points chacun et respectivement 7 et 8 rebonds et 12 et 15 d’évaluation ils sont dans la belle lignée de leurs dernières sorties. Avec 12 points, Emegano semble avoir retrouvé un second souffle. Ware et ses 10 points ont dû rassurer l’américain après sa frustration lors du match contre Strasbourg. La bonne nouvelle est aussi le temps de jeu (plus de 23 minutes) disputées par l’espoir Louis Weber (2 points) ce qui a permis à Legname de faire tourner. Julien et Holston (malgré ses 8 passes décisives) ont été plus discrets. Au global, les dijonnais perdent la rencontrent sur un taux de réussite à 3 points anormalement très faible (16,7% – 3/18) mais aussi à 2 points (52,8% de réussite). Le plus inquiétant est encore du côté de Ryan Pearson. Sa prestation transparente mercredi soir (4 points -1 d’évaluation!) est malheureusement dans la ligné de ses dernières sorties. Face à Cholet il ne termine qu’avec 7 points et 10 d’évaluation, 3 points et 6 d’évaluation contre Bamberg, 3 points et 0 d’évaluation contre Fuenlabrada et 4 points et 1 d’évaluation au Portel…la JDA sans lui, s’est largement imposé contre Strasbourg. Pourtant, la JDA a besoin de Pearson et il y a urgence. Car malgré cette passe difficile, le groupe ne peut faire durablement sans un Pearson au top, le vrai. Celui qui trouve le cercle les yeux fermés, celui à la main solide, celui qui est capable de scorer près du cercle comme à 3 points. Et s’il programmait son réveil à l’occasion du match de samedi au Mans? Nul doute que tout serait alors oublié et qu’il lancerait une nouvelle dynamique. Le club et les supporters n’attendent que ça.

La défaite en Grèce est au final très logique (adversaire, fatigue…). A n’en pas douter elle va alimenter les réflexions et permettre à Legname d’en retirer malgré tout des enseignements importants pour la suite. Et la suite sera nécessairement focalisée sur le championnat. Un championnat malgré tout au parfum d’Europe puisque Le Mans à Antarès et l’AVEL au Palais des Sports vont se dresser devant les dijonnais. Nous aurons l’occasion d’en reparler très vite…

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