17 septembre 2019

Grenoble, bête noire du DFCO F en coupe, le prive de demie

Prévenu, le Dijon Football Côte d’Or l’était, mais il n’a pas su faire la différence face à des Iséroises motivées, accrocheuses et parfois dangereuses durant le temps réglementaire de ce quart de finale de coupe de France (0-0, 90′). Malgré une bonne Emmeline Mainguy, lors de la séance de tirs aux buts, trop d’échecs dijonnais ont offert la qualification à Grenoble.

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16ème tireuse de cette longue séance de tirs au but, Palmyre Fortin prend l’infortunée Emmeline Mainguy à contre pied et envoie le GF38 en demie. Comme l’an dernier, les Grenobloises stoppent le parcours dijonnais. Sauf que là c’était les demies que visaient Dijon et la déception n’en est que plus vive.

Fortin inscrit le tir au but de la victoire © Hervé OBRECHT/NikoPhot

Possession stérile

Les premières minutes de la rencontre sont plutôt équilibrées sous forme d’un round d’observation comme on a coutume de dire. Ce sont les visiteuses qui vont faire passer un premier frisson dans le dos du public dijonnais. Deux corners coup sur coup offrent deux grosses occasions aux visiteuses. Sur le premier la frappe à bout portant de Salomé Elisor est déviée et sur le second c’est l’inusable Sandrine Brétigny qui fracasse la barre d’un boulet de canon (11′). Un double avertissement pris au sérieux par les filles de Yannick Chandioux qui répondent sur l’action suivante. Sur un coup franc, ce sont là encore deux têtes dijonnaises d’Elise Bussaglia puis de Lalia Dali Storti qui frappent coup sur coup la barre des buts gardé par Cindy Perault.

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Dans la foulée Dijon va tenir un peu plus le ballon, mais les plus grosses occasions seront encore iséroises. Mainguy doit notamment s’employer sur une frappe lointaine, tandis que Dijon n’arrive pas à trouver la solution à l’approche de la surface adverse, soit par déchet technique soit par manque de spontanéité, à l’image de la dernière occasion qui échoie à Fatoumata Baldé, qui tergiverse au moment de frapper pourtant dans une situation idéale à bout portant. A la pause tout reste à faire (0-0,45′).

Les Dijonnaises ont frappé deux fois la transversale sur la même action © Hervé OBRECHT/NikoPhot

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Du mieux mais toujours pas de but

Sans doute secoué à la pause, les Dijonnaises semblent revenir sur le pré avec de meilleurs intentions. La reprise est nettement à l’avantage des filles de Yannick Chandioux, qui ne concrétisent cependant toujours pas, Perrault s’interposant sur une belle frappe de Baldé (57′). Dominé, Grenoble n’en demeure pas moins dangereux et Brétigny se rappelle vite au bon souvenir des Dijonnaises sans toutefois parvenir à cadrer une offrande de Pilar Khoury. Le match est plus débridé et intéressant, chacune des deux équipes se créant des situations. Une frappe de Léa Declercq fait couler des sueurs sur les fronts grenoblois.

Dijonnaises et Grenobloises se sont neutralisées © Hervé OBRECHT/NikoPhot

Pour les 15 dernières minutes, Inès Barrier vient au relais de Fatoumata Baldé pour une première sous le maillot dijonnais et se montre d’entrée très active, Perrault veille dans sa cage. Les dernières poussées locales resteront sans succès et on arrive tout droit à la séance de tirs au but. Malgré trois belles parades d’Emmeline Mainguy, Dijon devra s’incliner après 4 échecs sur 8 tentatives. Grenoble peut exulter, le GF 38 n’a rien volé, le sort a choisi son camps mais Dijon nourrira forcément des regrets après être passé un peu à côté de son match qui aurait pu lui offrir une qualification historique.

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Les exploits d’Emmeline Mainguy auront été vains © Hervé OBRECHT/NikoPhot

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