1 octobre 2020

PO / Match 1: La JDA est au niveau

Axel Julien en capitaine modèle durant la rencontre

Alors que beaucoup d’observateurs pouvaient prédire l’enfer à la JDA pour ces 1/2 finales, alors que Monaco restait sur une série impressionnante de victoires, la JDA a répondu et montré qu’il faudrait compter sur elle. Bien que battue sur ce match 1 (82-77 après prolongation), beaucoup d’enseignements et de points positifs sont à retenir de cette soirée.

Un faux départ avant la remontada et du “trash talking” à n’en plus finir de Dee Bost notamment

4 points. Seuls 4 points sont inscrits par Dijon dans le premier quart-temps. Sur un temps mort de Legname, Hoslton peut sortir du banc et exploser sa bouteille d’eau. Comme tous ses coéquipiers il n’est pas dans le coup. La seule bonne nouvelle vient peut-être des “seuls” 18 points inscrits de Monaco. Un moindre mal qui fait que l’affaire n’est pas complètement entendue. Le deuxième acte va d’ailleurs voir les Dijonnais plus à leur avantage. Grâce notamment à Holston, les hommes de Legname reviennent sous la barre des 10 points. Malheureusement, un 3 points de Jones au buzzer permet à Monaco de regagner les vestiaires avec 11 points d’avance (40-29). Rien n’est joué. Tout le monde a encore en tête la remontée fantastique à Strasbourg et se dit que rien n’est impossible. Surtout pas le capitaine Dijonnais, Axel Julien, qui va commencer son festival en deuxième mi-temps. Sous son impulsion, bien aidé par Ware (16 points) notamment, l’écart se réduit. Dee Bost, entre autres, tente alors de faire sortir les Dijonnais de leur match. Beaucoup de mots échangés avec Emegano ou Holston et les fautes techniques tombent sur Dijon. Comme les fautes tout court. Avec 30 fautes sifflées à l’encontre des Dijonnais pour seulement 20 à Monaco, Axel Julien et les siens auront été particulièrement pénalisés. Mais malgré tout, avec un cœur énorme et un Julien de gala (19 points et 5/11 à 3 points), la JDA, durcit sa défense et trouve la faille en attaque. 54-50 à l’issue d’un 3ème quart-temps largement dominé. Le dernier acte est tendu. Chaque équipe se rend coup pour coup. A 21′ de la fin, la JDA est menée de deux points. Holston ne tentera pas le buzzer beater mais pénètre et y va d’un lay-up raté, mais conclu par Chassang! 72-72! Les dizaines de supporters dijonnais présents peuvent exulter!! Ils l’on (encore) fait! Sur la dernière possession monégasque, c’est raté. Le match part en prolongation. Mais privée de plusieurs joueurs ayant déjà atteints les 5 fautes (dont Ware alors à 16 points et Emegano), la Jeanne va finalement craquer et s’incliner 82-77. Il faut aussi souligner la qualité des monégasques, comme Ouattara (19 points au total) ou Kikanovic qui auront avant tout amené ce score final. Malgré la défaite la JDA peut être fière. Elle doit surtout se tourner vers ce match 2, dès ce lundi.

Les enseignements

La JDA peut perturber Monaco. Elle a notamment la capacité de lui faire mal par sa grosse défense. Avec une défense haute, elle a terriblement gêné Monaco.

Ne pas tomber dans le piège de la provocation: la JDA doit faire face à des joueurs expérimentés et habitués de ce genre de match. La provocation, bien que très limite, peut en faire partie. Aux joueurs de la JDA de ne pas tomber dans ce piège et de prendre les monégasques à leur propre jeux.

Le secteur intérieur: comme nous le craignions avant la rencontre, Kikanovic a fait ce qu’il a voulu dans la raquette dijonnaise (16 points au total). Pearson, seulement 7 points a notamment eu beaucoup de mal à pénétrer comme il le fait habituellement. Les Dijonnais ont eu ainsi beaucoup de difficultés à poser leur jeu, les obligeant trop souvent à trouver des solutions à l’extérieur ou à se reposer sur un exploit individuel.

Les rebonds: la JDA a été mangée aux rebonds…et en particulier offensifs (19 à 10). Cela a fatalement donné des secondes chances à Monaco. Dommageable.

Les absences en attaque de certains joueurs: ce soir, la JDA n’a pas pu s’appuyer sur tous ses joueurs. Un problème quand vous ne comptez que 9 pros face à une telle équipe. En plus du match compliqué de Pearson, Leloup (2 points et 0 d’évaluation) est passé à côté. Emgano (5 points) et l’expérimenté Kinsey (0 point), n’ont pu le suppléer.

En attaque, la JDA a trouvé des solutions en étirant la défense monégasque. Une équipe de Monaco qui n’a pas que des joueurs très mobiles, peut être prises à revers sur le moindre espace laissé.

Dès ce lundi, la JDA enchaine avec le match 2. Une victoire serait la bienvenue pour continuer de croire au rêve d’une finale. Dans la mesure où il faut 3 succès pour passer, prendre le match 2 ouvrirait la possibilité au Dijonnais de jouer sa qualification à domicile, au Palais. Un Palais où tous les rêves sont permis.

Bien entendu, la JDA peut nourrir des regrets ce soir. Mais elle doit surtout nourrir des ambitions. Sa combativité a été admirable et elle a prouvé qu’elle pouvait joueur les yeux dans les yeux avec cette équipe de Monaco. S’il y a un enseignement ce soir, c’est que la JDA est clairement au niveau et qu’elle peut réaliser un gros coup avec un peu plus de réussite. Ce n’est qu’une défaite dans cette série. Celle qui peut permettre de construire les prochaines victoires.

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