16 septembre 2019

PO: Dos au Rocher, la JDA doit se lâcher!

© Nicolas GOISQUE/NikoPhot

A l’issue du match 2 des 1/2 finales de play-offs, la JDA a de nouveau chuté à Monaco ce lundi soir, après une première défaite samedi. Alors que Monaco n’est plus qu’à une victoire de la finale, la JDA, de retour dans son Palais, doit désormais se transcender, communier avec son public et retrouver son jeu pour espérer et pousser Monaco à un match 4, voire 5. Première étape ce jeudi soir. 

Trop de (mauvaises) similitudes entre les deux premiers matchs

De nombreux points communs sont à dégager des deux premiers matchs, au-delà du score final. A chaque fois, Monaco a pris l’ascendant dès le départ. Une première vraie tuile face à un rouleau compresseur comme Monaco. A chaque fois, les fautes se sont très vite accumulées sur les hommes de Legname. Si les arbitres ont clairement abusé du sifflets contre la Jeanne, beaucoup trop d’erreurs tactiques sont à pointer. Le symbole: Ryan Pearson qui sur les deux matchs va prendre très vite 3 fautes et s’installer longuement sur le banc. Des fautes parfois inutiles et qui l’ont pénalisé et par voie de conséquence mis tout le groupe en difficulté. Un groupe qui n’a pas pu compter sur tous ses cadres à chaque fois. Sur les deux matchs, Pearson va globalement passer à côté, ne scorant que 7 points samedi et lundi. Et il ne sera pas supplée par Chassang ou Loum comme ils savent pourtant le faire, ne scorant respectivement 5 et 9 points sur l’ensemble des deux matchs, même si leur apport aux rebonds pouvait être intéressant. Holston a eu à chaque fois beaucoup de mal à rentrer dans son match et n’a jamais vraiment eu le rayonnement que l’on attend. Ses 8 balles perdues sur les deux rencontres sont autant le signe de la dureté défensive de Monaco que de la fébrilité du génial lutin. Enfin, la faillite de Jérémy Leloup sur les deux rencontres est troublante. Auteur de 2 points au match 1 pour 0 d’évaluation, il termine avec un 0 au scoring et -4 d’évaluation sur le second. Habituellement précieux à longue distance, il n’aura rentré aucun tir à 3 points sur ses 9 tentatives et ce malgré plusieurs shoots ouverts. Un désert encore plus visible au match 2, à l’image d’un équipe qui va terminer avec 21% de réussite à 3 points. Sur les deux rencontres, la JDA n’a jamais su gérer la pression mise par Monaco: en défense mais aussi et trop souvent par de la provocation verbale. Dee Bost en est un “digne” représentant. L’agressivité dijonnais en défense n’a pas été suffisante (encore plus au match 2) et Ouattara en particulier a trop souvent fait ce qu’il a voulu. Une des conséquences: la claque reçue aux rebonds (notamment offensifs). Sur les deux matchs, la JDA échoue de peu au score, mais avec le sentiment commun d’une incapacité à maitriser son sujet.

Et maintenant?

Et maintenant? la JDA doit se révolter et doit rentrer sur le parquet avec l’envie de faire mal à son adversaire.

Et maintenant? La JDA doit se lâcher, faire son match, oublier les deux rencontres à Monaco. Retrouver son jeu de transition qui a si souvent fait sa réussite.

Et maintenant? Holston doit fouler le parquet avec l’envie de faire jouer ses partenaires et de montrer pourquoi c’est le MVP, être chaud dès le début. Il doit aussi davantage provoquer des fautes en faisant “danser” les grandes tailles monégasques. Il doit laisser sa frustration de côté.

Et maintenant? Toute l’équipe doit être plus “intelligente” et ne pas tomber dans la provocation des Monégasques comme Dee Bost. Elle doit aussi pouvoir compter sur chaque individualité, notamment ses leaders.

Et maintenant? La JDA doit sortir les barbelés en défense et multiplier les prises à deux. Museler Ouattara.

Et maintenant? Tenter un coup. Tenter Loum d’entrée pour apporter plus de verticalité? Emegano qui sans être stratosphérique semble mieux que Leloup tout en arrivant à provoquer des fautes et planter des shoots compliqués? Dans tous les cas, tenter quelque chose pour surprendre Obradovic et les siens.

Et maintenant? Le public, les supporters doivent enflammer le Palais. Pousser les siens comme jamais et mettre une pression folle sur Monaco.

Ce jeudi soir, ce sera la victoire ou la fin. Ce jeudi soir, ce sera la révolte ou la résignation. Dans un Palais qui sera bouillant, la JDA a les moyens d’hausser le niveau de son jeu pour faire vaciller Monaco. Oublier la pression de la rencontre pour la mettre sur son adversaire. Rentrer sur le parquet le “couteau entre les dents”, en étant prêt au combat et convaincu qu’un exploit est possible. Dans un Palais des Sports transformé en celui des rêves, la JDA veut et peut poursuivre folle épopée.  

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