17 septembre 2019

Quatre journées, zéro point : le DFCO en d’«Angers» !

Sans Julio Tavares toujours blessé, le DFCO n'a pas pesé lourd en attaque... © Nicolas GOISQUE / NikoPhot - archives

Comme on a l’habitude de le dire, les saisons se suivent et ne se ressemblent pas. Le DFCO en fait l’illustration parfaite avec un début d’exercice 2019/2020 catastrophique alors que lors de la saison précédente, les rouges avaient démarré de très belle manière, avant d’acquérir un maintien miraculeux lors des dernières journées et des barrages contre Lens. Une nouvelle défaite décrochée hier au stade Raymond Kopa d’Angers plonge encore un peu plus le club dans le doute qui affiche toujours un solde de points vierge après 4 rencontres. Analyse de la situation.

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Une reconstruction tactique qui n’a pas inquiété les Angevins

Après trois défaites consécutives en Ligue 1 Conforama, le DFCO se devait de faire bouger les choses lors de ce quatrième acte face à Angers. Un adversaire qui compte déjà 6 points au compteur avec deux victoires à domicile contrastées par une sévère défaire à l’extérieur face à Lyon (6-0). De son côté, le DFCO avait réalisé une partie pleine d’envie face à Toulouse encaissant sa plus courte défaite, mais n’avais pas réussi à peser à domicile face à Saint-Etienne (deux buts en 10 minutes) et Bordeaux (trop de passivité sur les buts). En coulisses, tout s’est pourtant bien accéléré avec l’arrivée de quatre nouveaux joueurs ces derniers temps : Matheus Pereira (Juventus), Stephy Mavididi (Juventus), Hamza Mendyl (Schalke 04) et Jhonder Cadiz (Benfica). Les trois premiers cités étaient bien présents sur la feuille de match mais ont tous commencé sur le banc, pendant que le dernier cité a été officialisé la veille et n’était donc tout logiquement pas dans le groupe pour ce déplacement. Mais le principal changement a été initié par le coach dijonnais, Stéphane Jobard, qui a proposé une composition d’équipe pour le moins surprenante en alignant un 3-5-2 complété par Runarsson qui continue d’enchaîner de correctes performances. Sur la droite de la défense on retrouve Ngonda, pourtant impliqué sur le premier but bordelais, tandis que la paire d’attaque inédite était composée de Mama Baldé et Frédéric Sammaritano qui ne sont ni l’un ni l’autre attaquants de formation. Avec l’absence de Julio Tavares toujours blessé, le départ quasiment acté de Benjamin Jeannot et l’attente de l’arrivée de Cadiz dans le groupe, le coach a composé avec ce qu’il pouvait.

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Alors que le DFCO tenait tant bien que mal, la situation s’est décantée avec un CSC de Ngonda © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

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30 minutes compliquées, puis 30 minutes d’espoir, avant la chute…

La partie débute, comme on pouvait s’y attendre, par une conservation de balle des blancs et noirs pendant que les rouges sont plutôt à la conquête du ballon, qu’ils perdent bien trop rapidement une fois qu’ils arrivent à en prendre possession. Les vingt premières minutent accouchent de montées de balles sans réelle occasion des deux côtés, les formations se jaugent et Mama Baldé se retrouve rapidement encerclé de plusieurs joueurs sur les quelques tentatives d’incursion dans la surface de Butelle. Cette vingtaine de minutes va se terminer avec un premier coup dur pour le DFCO : Jordan Marié reste au sol et ne se relèvera pas, il est remplacé par Wesley Lautoa. Positionné devant la défense, ce dernier va être synonme d’un nouveau souffle pour le groupe : il est rassurant dans ces contrôles, les passes sont propres et il anime le milieu, toujours orphelin de Florent Balmont qui fera du bien lors de son retour dans le onze titulaire. Une première grosse alerte arrive à la demi-heure de jeu lorsque Glody Ngonda va tenter une passe en retrait trop faible et Alioui ne se fait pas prier pour récupérer le cuir et enrouler le ballon qui est dévié du bout du gant par Alex Runarsson et va s’écraser sur le poteau. Mais un deuxième coup du sort va arriver avec la blessure musculaire de Coulibaly qui se tient derrière la cuisse et se fait remplacer par le nouvel arrivant, Stephy Mavididi, à la quarantième minute. Il ne se passera plus rien jusqu’à la mi-temps. Mais le retour des vestiaires est catastrophique, 5 minutes après la reprise, sur un centre anodin, Glody Ngonda place une tête piquée vers son but et trompe Runarsson alors qu’aucun attaquant n’était présent au pressing sur le défenseur. Un geste totalement incompréhensible qui donne un coup de massue sur la tête de tous les joueurs dijonnais. Cela va réveiller le groupe qui va tenter quelques offensives avec notamment une frappe (malheureusement trop molle) de Mama Baldé qui est freinée par les jambes de Butelle mais roule jusqu’à la ligne avant d’être dégagé par Thomas. A la 71ème minute, sur une énième perte de balle, c’est cette fois Wesley Lautoa (très bon jusque-là) qui va se faire prendre le cuir et concède le second but de la partie inscrit par El Melali. La rentrée de Mendyl en fin de partie ne changera rien, le DFCO s’incline logiquement dans cette partie et compte toujours 0 point avec ce costume de lanterne rouge qui lui colle à la peau. On espère que la trêve internationale va faire du bien et permettra au DFCO d’être enfin d’attaque à ouvrir son compteur points, contre Nîmes à Gaston Gérard dans deux semaines…

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