17 septembre 2019

Handball : une JDA Hyde et Jekyll s’incline face au Paris 92

Lena Leborgne © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

Auteur d’une première période désastreuse, n’inscrivant que trois buts en 30 minutes, la JDA a sérieusement redressé la tête en seconde période ce mercredi soir sur le parquet de Paris 92, pour ne s’incliner “que ” 25-22. Le mal était fait à la pause et si la réaction est salutaire, elle n’en est pas moins sans effet sur le plan comptable

Joanna Lathoud et ses coéquipières ont sombré en première période © Nicolas GOISQUE NikoPhot

Une absence incroyable de 20 minutes

Mais que s’est -il passé durant cette fameuse première période hier soir à Issy Les Moulineaux ? Christophe Maréchal, manager général de la JDA raconte. “Le début de match est mauvais des deux côtés, avec beaucoup d’approximations, de tir ratés, de balles perdues…..” Il faut d’ailleurs attendre trois bonnes minutes pour voir Tamara Horacek ouvrir le score pour Paris 92. Des Parisiennes qui semblent être les premières à retrouver leur handball et qui enchaînent (3-0, 5′ après un premier but d’Allison Pineau. Dijon mets un peu plus de temps et prend 5 minutes pour enfin trouver le chemin des filets de Lucie Satrapova par Barbara Moretto. Le match semble enfin lancé et Dijon recolle au score grâce à une bonne défense, provoquant des erreurs adverses (4-3, 12′). La suite est un long cauchemar pour Dijon; Christophe Maréchal encore : ” 4-3, 5-3, 6-3, il n’y a pas le feu, mais on s’éteint complètement ! On est pas sereines, il y a de l’appréhension et on joue en marche arrière ce qui est juste impossible. Le pire c’est qu’on défend pas mal, mais on se retrouve sans solution aucune face à une grosse défense parisienne et une gardienne qui multiplie les arrêts sans trop de difficulté sur nos tirs plutôt inoffensifs”.

Christophe Maréchal à gauche a dû mal à trouver des raisons aux grosses difficultés de ses joueuses © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

Maréchal : ” On joue en arrière”

Résultat Un trou noir inimaginable, une faillite totale, plus un but marqué durant 20 minutes et l’adversaire qui s’envole (13-3 à la pause). Qu’en pensent les principales intéressées? La réponse de la capitaine Joanna Lathoud : ” On pêche en attaque face à une grosse défense de Paris qui nous impacte fort. On n’est pas assez tranchantes et décisives. Notre jeu est approximatif et nous faisons beaucoup de pertes de balle….. On est déçu de nous sur le jeu qu’on produit depuis le début donc on est un peu dans le doute. C’est sur qu’on n’est pas en pleine confiance donc c’est plus difficile d’aborder un match. ” Inquiétant quand même de voir qu’il faudra attendre la pause pour que les Dijonnaises reprennent leurs esprits. “On arrive avec trois défaites, on n’est pas sereins, à 6-3, on perd tous nos moyens, on joue en arrière perdant totalement notre handball” reprend Christophe Maréchal qui ne pense pas cependant que le problème soit mental. Quoi qu’il en soit la JDA Hyde est passée par là et le match est déjà perdu à mi parcours.

les jeunes comme Fanta diagouraga gagne du temps de jeu © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

Réaction salutaire mais vaine

Nouvelle question ? Comment expliquer la métamorphose après la pause et l’arrivée sur le parquet d’une JDA Jekyll qui va remporter 19-12 ce second acte pour échouer à 3 longueurs; pas si infamant. “Même si Paris a sans doute un peu relâché, il (ndlr Yacine Messaoudi, le coach parisien)n’a pas fait tourner à outrance et nous, on a montré qu’on savait jouer au handball……” commente Maréchal ” J ’expliquerais la deuxième mi temps par de la fierté et de l’orgueil.. on sait bien jouer au handball et on a très bien réagi…..” ajoute Joanna Lathoud. Vrai sans aucun doute, mais au final voilà une quatrième défaite de rang avec sans doute un coup derrière la tête car finalement la question est de savoir ce que les Dijonnaises peuvent retirer d’une telle rencontre. ” On cherche toutes à s’améliorer, à trouver des solutions et à faire les choses bien et il y a des périodes très correctes quand on joue bien au handball. Maintenant il faut être plus régulières et surtout toutes aller dans le même sens. On a besoin de toutes les joueuses, chaque seconde du match et c’est ce qu’il nous manque pour le moment.. les plus jeunes commencent à nous apporter sur les rotations donc c’est de bon augure. Le groupe encaisse mais il est toujours fort, on sait que l’on est dans une période difficile mais on a les ressources mentales pour passer au dessus”. Acceptons donc le positivisme de la capitaine dijonnaise en espérant que l’étincelle jaillira face à Mérignac samedi au palais des sports.

Concernant les recrues Christophe Maréchal précise qu’Ekaterina Vetkova est logiquement juste après avoir subi une opération du ménisque en juin. “on le savait, elle a besoin de temps pour retrouver le rythme….Christina Elm pour sa part fait une seconde période correcte”.

Ekaterina Vetkova est logiquement juste physiquement © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

En mission face à Mérignac

En conclusion, la JDA est sur courant alternatif depuis le début du championnat, elle a eu de très bonnes périodes (les 20 minutes initiales, face à Toulon, 57 minutes face à Fleury, la seconde période a Paris, mais aussi des absences calamiteuses notamment face à Toulon en seconde période et à Paris en première. Il va vite falloir trouver les bons branchements pour que l’équipe gagne en régularité individuellement et collectivement si elle veut jouer un rôle d’outsider dans cette Ligue Butagaz énergie.Pour l’instant force est de constater que le compte n’y est pas et que la victoire est absolument impérative face à Mérignac histoire de retrouver un peu de confiance mais aussi de ne pas se faire déjà trop distancer

JBarbara Moretto avait qualifié le match conytr Mérignac de match “à la mort ” nous y voilà © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

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