26 novembre 2020

Basket : JDA-ASVEL: Pas en spectateurs!

Pas en spectateurs

© Nicolas GOISQUE/NikoPhot

Accueillir l’ASVEL est cette année un évènement encore plus marquant. Au-delà d’affronter le champion en titre, le club rhodanien, qui participe à la prestigieuse Euroleague arrivera au Palais avec un budget hors-norme et ses nouvelles stars. Une rencontre forcément à part mais qui ne devra pas bouleverser l’état d’esprit et l’approche des dijonnais si ces derniers veulent exister dans ce qui sera aussi le choc de la 4ème journée de Jeep Elite entre deux co-leaders.

Axel Julien, comme l’an-passé, retrouvera le très expérimenté Lighty. La saison dernière, la JDA avait marché sur le futur champion…qui a bien changé depuis © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

L’ASVEL: une masse salariale plus de deux fois celle de Dijon, des joueurs taillés pour les plus grands clubs européens

Depuis sa reprise par Tony Parker en 2014, l’ASVEL trace tranquillement sa route. Malgré une embardée il y a deux ans, le club a remporté notamment deux titres de champions et, son objectif principal, pu être accepté au sein de l’Euroleague, compétition européenne la plus relevée et qui est aussi une ligue fermée. Si l’ASVEL a deux ans pour y pérenniser sa place, nul doute qu’elle met tout ce qu’il faut pour y arriver. Le budget, plus de 11 millions et une masse salariale de 3,5 millions lui permettent aujourd’hui de s’attacher les services de 14 joueurs pros (contre 9 à Dijon et au mieux 10 dans la plupart des autres équipes) et de faire venir ou revenir des stars européennes à l’image de Diot ou Jackson passés par de grosses écuries du vieux continent. Si cette nouvelle dimension lui permet de se rapprocher à peine des gros clubs turcs ou espagnols, elle creuse en revanche un gouffre avec les autres équipes du championnat (à l’exception de Monaco). Avec déjà 4 victoires en autant de rencontres (l’ASVEL a disputé un match avancé de la 13ème journée) et deux victoires en Euroleague dont une énorme face au Pana cette semaine, la recette semble très bien fonctionner. Plus qu’une équipe, c’est donc un ogre qui va débouler au Palais.

Laurent Legname sera forcément méfiant, mais se voudra forcément conquérant tout en menant son duel à distance avec Mitrovic © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

Le Palais, le jeu dijonnais, les calendrier des villeurbannais, il y aura forcément un coup à jouer

Une fois le décor planté, l’erreur serait probablement de se laisser aller à la fatalité. Il n’est pas dans les habitudes de Laurent Legname ou du capitaine Axel Julien de s’en laisser compter. Car si le danger viendra de partout, la Jeanne, dans un Palais qui sera très certainement à guichet fermé (135 places restantes à ce jour – source Facebook JDA), les Dijonnais pourront être portés par une ambiance qui sera très chaude et ainsi imposer notamment leur défense. La défense, voilà l’atout majeur de la JDA. Celui qui pourrait déstabiliser les Villeurbannais comme en témoigne leur fin de match compliqué à Strasbourg (petite victoire d’un point). Terriblement gêné par l’agressivité des alsaciens, ils avaient d’un coup perdu leur basket. La JDA surfe également sur une dynamique qui doit lui donner de la confiance. Par ailleurs, l’ASVEL devra composer avec l’absence de Maledon (blessé) et sa volonté de se préserver pour l’Euroleague alors qu’ils se rendront dès jeudi prochain à Munich pour y affronter le Bayern. L’effectif pléthorique doit permettre aux hommes de Mitrovic de jouer tous les tableaux à fond, mais il est probable que les siens aient un peu la tête en Allemagne et soient moins focus sur la JDA.

Décevant jusqu’à présent, Solomon pourrait profiter de ce match pour se montrer et hausser son niveau de jeu face au redoutable Payne © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

Les clefs du match pour la JDA

“Eyes in the eyes”: si les deux clubs ne boxent pas dans la même catégorie, les hommes de Legname doivent aborder ce match sans complexe et sans pression.

Une présence pendant 40 minutes et y croire jusqu’au bout: plus que jamais, la moindre déconcentration se paiera cash. Contre le Pana, l’ASVEL a remonté 13 points sur le dernier quart temps. A l’inverse, l’ASVEL a montré qu’elle pouvait avoir des trous d’airs. Aux Dijonnais de les exploiter.

Payne: Villeurbannais le plus en vue depuis le début de saison avec 17 points de moyenne en championnat et près de 6 rebonds Payne devra être particulièrement surveillé. Il devrait revenir après deux absences (conjonctivite) et être ainsi physiquement prêt. Aux intérieurs de la Jeanne de faire le boulot sur lui.

Si Payne est un poison, chaque joueur de l’ASVEL fera mal. Adapter sa défense et passer régulièrement en zone?

L’orgueil des nouveaux: s’il y a bien un match où les nouveaux US, un peu décevants depuis le début, peuvent et doivent réagir c’est bien celui-là. Solomon notamment qui rêve de NBA pourrait se révéler sur cette rencontre où il devrait avoir à cœur de montrer son niveau face à de tels joueurs.

Soyons clairs, l’ASVEL est sur le papier imprenable. Mais c’est bien en conquérante que la JDA devra aborder cette rencontre. Déjà pour jauger son niveau de jeu face à ce qu’il se fait de mieux et ensuite pour tout simplement tenter de l’emporter. L’incertitude du sport associé à l’état d’esprit de la Jeanne peuvent permettre de rêver. Il faudra avant tout jouer, se battre, y croire et ne rien regretter, jamais.

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