12 décembre 2019

Handball : DMH – Sélestat : money time de dingue et soulagement final

© Hervé Obrecht/NikoPhot

Dans un “match de la peur” entre deux équipes en plein doute après un début d’exercice décevant, on a eu droit à un duel intense, avec un final dramatique. L’exploit de Wassim Helal en toute fin de rencontre a permis une explosion de joie à la hauteur du soulagement et de l’énergie qu’il aura fallu dépenser pour obtenir ce précieux succès (25-24).

Dénouement fou !

Commençons donc par la fin et cette fameuse dernière minute. Suite à un troisième but de rang du très précieux Kevin Rondel sur cette fin de match, les Dijonnais sont devant depuis la 57ème minute (25-24). La minute trente suivante, n’ayant rien donné ( si ce n’est des fautes, passage en force ou marcher et un tir de Boisedu sur les montants) on en est toujours à ce score quand Christophe Viennet pose un temps mort pour les visiteurs à 58 secondes du terme. Virgile Carrière réalise alors une interception que l’on pense salvatrice devant un palais en transe. C’est au tour de Dijon de poser un temps mort à 26 secondes du terme. Sur l’action suivante, Oleg Macharashvili rate son duel face à Vladimir Périsic. Antoine Gutfreund a donc la balle de l’égalisation sur le contre alsacien mais une double parade sortie d’ailleurs de Wassim Hélal, offre donc la victoire à Dijon dans une ambiance de dingue. Le soulagement tout comme lors de la victoire face à Valence est palpable pour ne pas dire plus.

Wassim Helal aura une nouvelle fois été très précieux © Hervé Obrecht/NikoPhot

Première période accrochée

Revenons une heure plus tôt; le coup de sifflet initial libère donc deux formations mal en point et en quête de points. Le combat s’annonce rude et c’est Virgile Carrière, régulier dans les bonnes performances depuis le début de saison qui déflore le score. La réponse vient aussitôt de l’ex Dijonnais Antoine Gutfreund pour l’égalisation (1-1, 2′) le ton est donné. Les contacts sont “physiques”, Vincent Maguy reste un moment au sol avant de reprendre sa place. Sélestat prend les commandes sans s’échapper pour autant. Les défenses sont solides des deux côtés du terrain et les gardiens, Wassim Helal à Dijon et Vladimir Périsic pour Sélestat se mettent en valeur (3-5, 10′; 8-9, 20′). Côté Dijon la défense est solide, elle concède quelques pénaltys convertis par Nicolas Minne, meilleur buteur de ce premier acte. L’attaque est plus en difficulté face à la rugueuse défense alsacienne. Les parades décisives de Wassim Helal (déjà) aidé par sa défense permettent à Dijon de rentrer aux vestiaires sur un score nul (11-11). Logique finalement suite aux prestations assez similaires proposées par les antagonistes du jour.

Les défenses ont été rugueuses des deux côtés © Hervé Obrecht/NikoPhot

Dijon se donne de l’air puis frôle l’asphyxie

Au retour des vestiaires, on retrouve le DMH des belles périodes vues depuis ce début de saison. Défense intraitable, récupération de balles, jeu de transition et montées de balle bien pensée et les partenaires de Pierrick Naudin creusent le premier break du match (18 -13, 40′). 7 buts en 10 minutes voilà de l’efficacité offensive. Mais les Bourguignons nous ont malheureusement habitués à ce jeu sur courant alternatif depuis le début de saison et une nouvelle fois, ils ne parviennent pas à maintenir ce matelas ou à l’accentuer. Une exclusion temporaire pour Virgile Carrière, pénalty à la clef, et deux contre-attaques séléstadiennes plus tard et les Alsaciens sont de nouveau dans les rétros locaux (18-17, 43′) tout est à refaire. Le DMH s’y emploie, Macharashvili plante ses banderilles (meilleurs marqueurs dijonnais du jour mais avec du déchet 6/11) mais Sélestat ne se laisse plus décrocher et égalise même à l’entrée des dix dernières minutes (21-21, 51′). Dans cette fin de match évidemment crispante, les visiteurs reprennent même un court instant l’avantage pour la première fois de cette seconde période (22-23, 54′). Dans la foulée, Virgile Carrière écope d’une exclusion temporaire qui fait craindre le pire. Mais Dijon ne craque pas, serre les coudes et Rondel entre alors en scène pour ce fameux “hat-trick” importantissime. La suite vous la connaissez….. !

3 buts en fin de rencontre au moment crucial pour Kévin Rondel © Hervé Obrecht/NikoPhot

Une victoire évidemment essentielle pour les Dijonnais qui tout comme celle obtenue face à Valence, n’efface pas tous les doutes et ne cache pas non plus les inconstances. Dijon montre cependant qu’il va se battre dans l’attente de jour meilleurs et qu’il ne manque pas de coeur. On sent qu’il faudrait juste enchaîner quelques résultats positifs pour redonner confiance et sérénité qui permettraient de ré aligner les planètes. Prochaine étape du parcours de remise en place Pontault Combault à la Toussaint.

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