9 décembre 2019

Rugby : Beaune – Stade Dijonnais : le derby revient aux plus audacieux

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Une semaine après sa défaite frustrante à Vienne, le stade Dijonnais repart de Beaune tout aussi penaud. La faute à d’épatants Beaunois qui ont su saisir leur chance en jouant à tout va, 25-23.

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Décevant à plus d’un titre pour les Dijonnais, venus chez le rival départemental, avec la ferme intention de gommer la déception viennoise. Parfois brillants, les joueurs de Renaud Gourdon, n’ont cependant pas su maîtriser la fougue locale et la grosse envie des troupes de Sébastien Magnat.

Beaune enthousiaste, Dijon réaliste.

Le 25 premières de ce derby de haute volée sont parlantes à souhait. La conquête beaunoise fait le travail et fournit à son ouvreur Kotze bon nombres de munitions. Ce dernier envoie du jeu à tout va alternant le large et l’axe. C’est culotté et séduisant à la fois. Cependant , la défense dijonnaise fait très bonne garde et parvient à contenir les assauts bleus. Une seule fois pris en faute elle sera immédiatement sanctionnée par Kotze (3-0, 4′). La tempête beaunoise (sous une météo impeccable contrairement à ce que les prévisions auraient pu laisser croire) se calmant quelques peu, Miérès en profite pour égaliser (3-3, 18′). Dix minutes plus tard, Romain Kusiolek met sur orbite le tank arrière Fats Autogavaia qui fixe puissamment la défense centrale beaunoise avant de transmettre l’ovale à Julien Caramel. Un cadrage débordement d’école plus tard et le stade prend l’avantage 10-3. Clinique, efficace ! Dur quand même pour Beaune qui n’avait pas eu grand chose à craindre jusque là. Miérès passe même l’écart à + 10 sur une nouvelle pénalité (13-3, 38′) et l’on se dit que Dijon va rentrer aux vestiaires en ayant bien géré son affaire. Mais les locaux n’abdiquent pas comme cela, il se remettent à l’ouvrage et hop c’est reparti pour de grandes cavalcades. Le long de la ligne de touche, le très en vue arrière Karim Qadiri dépose tout en hargne, les derniers défenseurs stadistes pour regonfler le moral de ses troupes aux citrons. Kotze passant la transformation, le suspense est total à mi parcours de ce derby qui ne déçoit pas.

l’essai de Karim Qadiri juste avant la pause relance parfaitement Beaune © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

Bis répétita

Les débats reprennent quasiment sur le même scénario. Beaune est toujours le plus joueur, mais on sent le stade capable de faire mal également dès lors qu’il prend des initiatives. La première moitié de ce second acte n’apporte pas grand chose sur le plan comptable, Kotze et Miérès rajoutant chacun une pénalité à leur compteur personnel (13-16, 54′). A force d’oser, Beaune est de nouveau récompensé peu après l’heure de jeu. C’est l’ancien stadiste, le talonneur Simon Fourot qui se trouve à la conclusion d’un nouveau beau mouvement local initié par une percée décidée de l’ailier Raphaël Lebeault. Jaun Kotze trouvant le poteau (pour la deuxième fois de l’après -midi) sur la transformation, les troupes de Magnat mènent alors 18-16. Andréa Rabago, rate dans la foulée une pénalité qui semblait largement dans ses cordes et mine de rien on rentre dans le money time sans que rien ne soit fait, mais c’est bien Beaune qui a mis jusque là sa main sur le match, Dijon ne se montrant dominateur dans aucun secteur, la conquête locale tenant haut la main la comparaison et la défense n’ayant pas à subir trop d’assauts stadiste. Le talent est tout de même présent à Dijon et le capitaine Lucas Liabot va le rappeler. A la relance dans son style caractéristique, il élimine trois défenseurs beaunois avant de servir Harlon Klaasen lancé comme un obus. L’ailier dijonnais fixe le dernier défenseur et retrouve à l’intérieur Thomas Sylvestre qui file dernière la ligne pour redonner l’avantage aux visiteurs (18-23, 71′) avec la transformation d’Andréa Rabago. Le réalisme a encore parlé.

Thomas Sylvestre s’en va inscrire le second essai dijonnais à 10 minutes du terme © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

Beaune récompensé

De quoi assommer Beaune ? Et pourquoi donc ? Il reste 10 minutes à jouer ! Eh bien les locaux vont les jouer. Ils remettent une nouvelle fois la main à l’ouvrage et continuent à jouer crânement tous les ballons. Jean Paul écope d’un carton jaune au sortir d’un regroupement. Beaune y croit, se rapproche de la ligne dijonnaise, Bastien Bérenguel, pas à 10 mètres sur une pénalité brûlante rapidement jouée par les locaux, voit jaune également. S’en est trop pour Dijon ! l’envie beaunoise fait le reste et c’est en famille que cette séduisante équipe envoie derrière la ligne un autre ancien stadiste Baptiste Damevin. Avec la transformation de Kotze ce sont de nouveau les locaux qui tiennent la corde (25-23, 79′). Il reste encore quelques minutes, à 13 contre 15 Dijon tente bien d’investir le camp beaunois. C’est de nouveau captain Liabot qui s’y colle avec un certain succès. Mais un ultime turnover libère Jean Guiral. Beaune n’a pas volé son succès face à des Dijonnais qui auront plus réagi qu’agi. Avaient ils seulement les moyens de proposer autre chose ?

Baptiste Damevin inscrit l’essai de la victoire beaunoise © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

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