16 décembre 2019

JDA-Roanne: Désillusion

© Nicolas GOISQUE/NikoPhot

Alors que la JDA avait l’occasion d’enchainer face à un promu mal classé 72h après un succès probant à Cholet, elle a finalement déjoué et s’est inclinée d’un rien (77-74) contre Roanne. Passées la déception et la frustration, la Jeanne doit maintenant regarder devant.

Une petite histoire d’amour est née entre le trio arbitral, la JDA et tout le Palais ce mardi soir © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

L’équipe la moins bien classée à l’évaluation l’emporte. Deux clubs pros, 3 amateurs au sifflet

Soyons sincères. Alors que cette rencontre va décider de son sort dans la dernière minute, qu’il y a une égalité parfaite à 7 secondes de la fin après un 3 points de Leloup, si la pièce tombe du côté dijonnais tout le monde ressort heureux et crie au super match après un tel suspens comme seul le basket sait en réserver. Mais la pièce n’est pas tombée du bon côté ce mardi soir face à Roanne. Ainsi ce sont la colère, l’incompréhension et la déception qui ressortent de cette rencontre. Déception car la JDA était clairement au-dessus. Devant à la mi-temps sans sortir un grand basket, elle va finir par retomber dans certains travers offensifs alors même que la défense est en place. En face, Roanne joue son jeu et trouve de nombreux shoots à 3 points. Déception de ne pas voir Holston plus de 17 minutes sur le parquet, victime d’une tendinite. Incompréhension quand les arbitres multiplient des coups de sifflets assez “originaux” dont un tir à 3 points de Chassang injustement refusé, des fautes oubliées sur Solomon dans la raquette et un marché de Chassang très limite. Colère quand le même trio arbitrale siffle une faute de Sulaimon sur l’ultime tir roannais de la rencontre. Une faute inexistante ou en tout cas pas assez flagrante pour la signaler dans les ultimes instants du match. Un fait assez rare dans le basket de haut niveau. Au final, la JDA avec ses 26 passes décisives (contre 13 à Roanne) termine avec une évaluation supérieure à celle de son adversaire (92-84). Victoire aux poings mais défaite vécue comme un KO…

Seul meneur pendant la seconde mi-temps, Julien s’en sort avec les mérites et la satisfaction d’avoir tout tenté © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

Analyses et explications:

L’absence d’Holston: On ne pourra pas reprocher au capitaine Axel Julien sa débauche d’énergie et son envie. Mais sans le relai et le talent d’Holston blessé, compliqué d’espérer mieux.

La réussite de Roanne à 3 points: Dès le début de match, Roanne n’arrive pas rivaliser à l’intérieur avec la JDA. Il s’en est remis aux shoots longues distances. Avec près de 49% de réussite, Roanne va exceller dans cet exercice (contre un petit 29% à la JDA). Deux tirs convertis en moins et…

Une JDA obstinée à 3 points: Les Dijonnais n’étaient pas dans un grand soir à 3 points (à l’exception d’Ulmer) avec un faible 29% de réussite. Et pourtant ils en ont abusé alors même qu’ils étaient bien plus performants dans la raquette. Une obstination fatale.

Sulaimon et Solomon en dedans: héros du match à Cholet ils sont passés au travers et n’ont pu porter leur équipe. Sulaimon avec 4 petits points et 0 tirs à 3 points n’a pu aider au scoring. Solomon, bien trop tendre dans la raquette est passé à côté.

La réussite aux lancers: Avec un 9/14 et donc un tout petit 64%, la JDA a aussi perdu la rencontre sur ce détail. Roanne termine avec un 12/14…

La JDA: Incapable de tuer le match en première mi-temps alors que Roanne est dans le dur et la JDA au-dessus, le bourreau de la JDA mardi soir était surtout…la JDA.

Regrets, déception, colère…ce match face à Roanne est au final très frustrant. Mais il apporte encore la preuve que le sport n’est pas une science exacte et que rien n’est jamais joué d’avance. La JDA s’incline. Tout comme Limoges à domicile ou Chalon-Reims sur son parquet à domicile face au promu Orléans. C’est une défaite, un accros. Mais la JDA ne s’était-elle pas inclinée au Palais contre Bourg ou Gravelines dans pareilles circonstances l’an-passé? Cela ne l’avait pas empêché de réaliser la saison que l’on sait. Il faut désormais digérer, regarder devant. Car cette équipe mérite bien mieux. Elle aura l’occasion de le prouver dès vendredi soir pour la réception du Mans, dans un match qui s’annonce déjà explosif.

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