16 décembre 2019

Rugby : coup de Massy pour le Stade Dijonnais

On attendait beaucoup de cette confrontation entre les deux leaders de la poule 1 de fédérale 1. Pour avoir totalement raté son début de match, le Stade Dijonnais ne s’est pas donné les moyens d’obtenir un résultat. Ne manquant pas d’envie, il a souvent confondu vitesse et précipitation et s’est heurté à une défense de fer. Finalement il rentre en Bourgogne avec le tarif maison 34-7.

Il y avait peut être envie de trop bien faire, de montrer qu’ils étaient à la hauteur. Très (trop?) joueurs, les stadistes se sont fait contrer en début de rencontre et ont perdu d’entrée le fil du match. Dominés en outre dans les phases de ruck, ils ont cependant eu des munitions mais ne sont parvenus à prendre en défaut la défense locale qu’en toute fin de match alors que le mal était fait depuis longtemps.

Bonus offensif en 11 minutes.

Début cauchemardesque pour les troupes de Renaud Gourdon, sur une première relance dijonnaise depuis les 22 mêtres, Thomas Sylvestre se fait contrer en dégageant au pied derrière un regroupement, par le troisième ligne aile Maxime Danton, chassant parfaitement le demi de mêlée dijonnais pour aplatir le premier essai après 140 secondes de jeu. Jean Baptiste Claverie rate une transformation pourtant pas impossible (5-0, 3′). Dans la foulée , Miérès rate à son tour une pénalité récoltée sur le coup d’envoi, la aussi tout à fait dans ses cordes…. Mauvais présage. Le stade joue tous les ballons mais peine à trouver la profondeur, c’est très latéral et ça recule même sur les passes. La défense massicoise fait merveille et contre parfaitement. Sur une pénaltouche, les Essoniens enclenchent la cocotte et enfoncent la défense bourguignonne sur 10 mètres pour un deuxième essai du talonneur Nicolas Ferrer. Claverie trouve le poteau pour la seconde fois sur la transforamtion (10-0, 9′). Dijon ne change rien; sur le renvoi, Massy occupe le camp stadiste au pied, Aounallah relance une énième fois mais sur le ruck qui s’ensuit, Massy récupère le ballon, joue au pied rattrape l’ovale; Dijon se met à la faute et n’est pas attentif sur le coup; Benjamin Prier ne se fait pas prier pour jouer rapidement la pénalité en filou et pour passer une troisième fois la ligne dijonnaise. Claverie ne manque cette fois pas la cible (17-0, 12′).

Contrée d’entrée Thomas Sylvestre a été mis sous pression par La troisième ligne massicoise © Nicolas GOISQUE/NikoPhot archives

Stérilité dijonnaise et défense massicoise

Dijon a sans doute manqué de lucidité en ce début de rencontre, voulant se précipiter pour revenir au score. En tous les cas les rouges d’un jour continuent à jouer. Rabago est repris à quelques mètres de la ligne massicoise. Dijon refuse les points sur pénalité, préférant mêlée et pénaltouches, mais ne parvient pas à percer un rideau défensif local impeccable. Le Stade avance parfois, entame quelques beaux mouvements mais ne trouve jamais la faille, manquant de justesse au moment fatidique et subissant la bonne agressivité des défenseurs. Massy en confiance montre aussi qu”il sait jouer au ballon et après plusieurs temps de jeu, les Stadistes se mettent à la faute sur un regroupement. Claverie sanctionne (20-0, 24′). Au micro de l’équipe Renaud Gourdon regrette “on les a un peu regarder jouer sur ces 20 premières minutes, on s’est précipité sur nos sorties de camp, on manque d’efficacité en zone de marque….Faut qu’on remette la main sur le ballon et qu’on pose le jeu“. Lucide le technicien bourguignon. Dijon s’y emploie, possession et occupation sont dijonnaise mais de nouveau des maladresses rendent l’ovale à Massy qui joue les contres parfaitement renvoyant les Stadistes dans leur camp. Les locaux sont encore dangereux sur une dernière touche à quelques mètres de la ligne dijonnaise mais Dijon tient bien cette fois-ci (20-0). L’agressivité, la justesse et la lucidité ont vraiment fait défaut côté dijonnais à l’inverse de l’adversaire.

Dijon a beaucoup joué se heurtant à une très grosse défense local © Nicolas GOISQUE/NikoPhot archives

Caramel Sauve l’honneur

Au moins Dijon a stoppé l’hémorragie de début de match. De retour des vestiaires on va assister pendant une demi heure à un peu près le même scénario. Des stadistes qui tentent de jouer presque tous les ballons. Kusiolek, Fuertes ont pris le relais de Sylvestre Miéres et ils s’évertuent à mettre mettre leurs troupes dans le bon sens. Mais rien n’y fait Massy maintient une pression défensive, constante et parfaitement organisée, empêchant leurs adversaires d’avancer et provoquant des fautes techniques chez ces derniers, lui permettant de rester menaçant en contre. On en arrive dans le money time et on commence à craindre le “fanny” pour Dijon. Pire sur un nouveau contre, Claverie à la sortie d’un regroupement joue parfaitement au pied pour son ailier Aubin Mendès qui finit parfaitement le travail (27-0, 74′). Clinique, froid et sans doute un peu sévère pour de généreux mais trop brouillons Dijonnais. Dijon qui accumule les pénaltouches en cette fin de match, le pack stadiste fixe son vis à vis et finalement Julien Caramel trouve un intervalle pour sauver l’honneur Dijonnais, malgré un placage haut d’aubin Mendès voyant jaune sur l’action. Sur le renvoi, les stadistes jouent une dernière relance dans leur 5 mètres mais tombent un nouveau ballon offrant sur un plateau un dernier essai au 3/4 centre Arthur Seigneuret, comme un résumé de cette rencontre. (34-7, 80’+2).

Julien caramel a finalement sauvé l’honneur pour Dijon qui ne méritait pas d’être fanny © Nicolas GOISQUE/NikoPhot archives

Le Stade avait l’envie, il a beaucoup tenté, beaucoup joué, manquant de puissance et de justesse et se heurtant à une équipe massicoise bien organisée en défense et efficace au possible en contre. De quoi méditer pour le groupe dijonnais qui devra rebondir après cette désillusion face à Villefranche dimanche prochain.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

 

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.