26 octobre 2020

Office Municipal des Sports de Dijon : Robert Lacroix passe la main

© Nicolas GOISQUE/NikoPhot archives

L’Office Municipal des Sports de Dijon tiendra son Assemblée Générale le vendredi 9 octobre.Ce sera la dernière du président Robert LACROIX, qui tire sa révérence après 16 ans à la tête de l’ office.

Depuis 2002, l’office municipal du sport de Dijon apporte une aide aux associations et aux clubs sportifs dijonnais : organisation de soirées d’informations à thèmes, création de fiches pratiques, prêt de matériel…. Il est une aide à l’insertion et la prévention par le sport pour encourager tous les dijonnais à découvrir le milieu sportif, il apporte son soutien aux associations en émettant des avis, aussi bien dans le domaine de l’utilisation des installations sportives et de leurs transformations que dans celui de l’attribution des subventions de fonctionnement et s’attache à assurer la promotion des quelques 300 associations sportives dijonnaises en participant ou en organisant des manifestations en direction du grand public.

Depuis 16 ans à la tête de l’OMS Robert Lacrois aura oeuvré dans tous ces domaines au service du sport à Dijon, de ses clubs et des pratiquants. il passe aujourd’hui la main. DIJON-SPORTnews fait le bilan avec lui

Le maire François Rebsamen et Robert Lacroix ont rendant hommage à Gérard Dupire ex adjoint aux sports, lors de la nuit du sport 2014 © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

DIJON-SPORTnews Robert pouvez vous nous parler de votre parcours sportif?

Robert Lacroix : J’ai commencé à gagner mes premières médailles (que j’ai conservées) en gymnastique à l’âge de 9-10 ans (fin de l’école primaire) avec le club de « l’indépendante franc-comtoise » de Saint Claude (Jura).  J’avais été très impressionné par Michel MATHIOT (gymnaste de Lons le Saunier) médaillé olympique à Melbourne qui était venu nous rendre visite.

Parallèlement j’ai commencé à jouer au foot (comme tous les copains), gardien de but car c’était un poste « acrobatique » et au rugby (le FC Saint Claude)  où je suis resté jusqu’en juniors, année de l’entrée à l’Ecole Normale d’instituteurs de Lons ( promotion 61-65)).

J’ai bien évidemment joué dans les équipes du collège et du lycée de Saint Claude puis de l’EN ou nous retrouvions l’équipe du lycée de Saint Claude dans laquelle jouait, coïncidence, le fils du prof de gym de l’EN et le lycée Lamartine de MÂCON qui accueillait une classe préparatoire à la filière du professorat d’Education Physique à laquelle j’ai été admis après le bac et la réussite au concours d’entré.

Gymnaste, sans être sportif de haut-niveau, j’ai été associé à la préparation des copains de la classe prépa, et je continuais de jouer au rugby avec eux, mais toute adhésion à un club civil nous était interdite , préservation de l’intégrité physique avant tout pour le concours du professorat de fin d’année.

Stratégie payante puisque je suis admis à l’Ecole Normale Supérieure d’Education Physique, promotion 65-68 où je fais la connaissance d’un dijonnais, Gérard PONNAVOY.

Robert Lacroix au somme t du Mont Blanc en 1987

Et votre parcours de dirigeant ?

Nommé en novembre 1968 à l’Enseignement Supérieur à Dijon, je me consacre pleinement au sport universitaire avec la création du Service Universitaire des Activités Physiques et Sportives (SUAPS), mais aussi en intégrant le Dijon Université Club (DUC) en créant la section « Trampoline », premier club en Bourgogne.  J’ai organisé le championnat de France de Trampoline en février 1975 à DIJON dans le gymnase Epirey. Je suis aussi à l’origine de la création de la section planche à voile du DUC dont la pratique s’effectuait sur le plan d’eau de Saule Guillaume près de Nuits Saint Georges où nous avons organisé plusieurs manifestations de niveau national. Le meilleur classement national du club, essentiellement composé d’étudiants a été la 11ème place. Responsable sportif comme enseignant du SUAPS de l’Association Sportive de l’IUT, institut ouvert à la rentrée 68, j’avais pour mission de développer les pratiques sous toutes leurs formes. C’est ainsi qu’avec Pierre HARTMANN, directeur à l’époque de l’IUT, et de nombreux enseignants motivés, nous avons mis en place les semaines de « cours à la neige » dans le Jura pour les quatre départements d’études de l’établissement.

Dirigeant évidemment du sport universitaire régional, longtemps secrétaire-trésorier du Comité  Régional du Sport Universitaire de Bourgogne (CRSU Bourgogne) aux côtés des collègues (de la directrice puis des directeurs) successifs.

En stage avec les collègues du SUAPS en 1985 DR

Votre arrivée à l’OMS puis à sa présidence ?

Directeur du SUAPS de 1974 à 2002 ( je suis “officier des palmes académiques” depuis juillet 1993) et longtemps membre du bureau national des directeurs, mes différentes fonctions ne me permettaient pas de rejoindre la première équipe de dirigeants de l’OMS DIJON à sa création en octobre 2001, création à laquelle j’avais pris part dans le cadre d’un groupe de réflexion où étaient plusieurs collègues dont Gérard Ponnavoy, le premier président.

Libéré de mes obligations professionnelles en juin 2002 je rejoins l’OMS où je prends la succession de Muriel RACINE au secrétariat général.

Sollicité en 2004 pour poursuivre avec la même équipe le travail engagé par Gérard Ponnavoy et avec la confiance de François REBSAMEN, le nouveau maire dont une partie du programme était la création d’un office des sports municipal, j’ai pris soin d’entretenir la cohésion et de continuer à gagner la confiance des dirigeants sportifs locaux en disant ce que nous comptions faire et en faisant ce que nous avions dit : agir dans la transparence et tendre vers davantage d’équité dans l’attribution des moyens en équipement, matériels et financiers aux différents clubs dijonnais.

Avec Anthony Buonocore lors de la nuit du sport 2016 © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

Quelle a été l’évolution de l’OMSD sous votre présidence ?

Nous savions que cela allait prendre du temps et nécessiter quelques adaptations des outils d’aide à la décision des élus que nous avions mis en place, notamment en ce qui concerne la répartition des subventions attribuées aux associations et clubs sportifs.

A noter que l’OMSD a été et est toujours associé à l’étude des projets, petits et grands, qu’ils soient initiés par des clubs (aménagement des locaux du SCOD au vélodrome ou du CSLD à Epirey, ou encore construction de la piscine olympique, des terrains de foot synthétiques ou plus récemment projet de rénovation de la base du lac Kir pour ne citer que quelques exemples !)

L’OMSD a également évolué dans sa mission de « service aux clubs » en mettant à disposition de ses clubs adhérents d’avantage de matériels (vitabris, sonorisations, vidéoprojecteurs… ) et de petits équipements (défibrillateurs et prochainement thermomètres pour prise de la température faciale) ainsi que trois véhicules minibus de 9 places, services très appréciés des clubs.

Les commissions de réflexion ont bien fonctionné, la commission « manifestations » qui n’avait plus sa raison d’être dans la mesure où les deux personnels salariés permanents de l’OMSD assuraient l’essentiel de la mission a été transformée en commission des représentations pour assurer une plus grande proximité avec les clubs qui nous invitent à leur Assemblée générale et à divers évènements sportifs ou conviviaux.

La commission sport-santé qui avait du mal à se faire une place jusqu’à l’arrivée dans l’équipe de Jean Claude BONVALOT, ex-enseignant de discipline médical et dirigeant à l’époque de l’ASPTT DIJON, est la commission qui développe le plus d’activités : organisation de conférences (sur les AVC, la nutrition et l’alimentation du sportif, la sophrologie), d’ateliers pratiques sur les gestes qui sauvent (très demandés par les clubs), l’utilisation d’un défibrillateur…). Elle est en relation avec de nombreux  partenaires : le CROS de Bourgogne-Franche-Comté, le handisport local, départemental et régional, le secteur santé de la ville et le domaine médical public et privé.

Le « sport –santé » est sans doute le domaine appelé à se développer encore dans les années à venir, l’OMSD a en quelque sorte anticipé.

Quelles actions marquantes retenez vous ?

Sur le long terme : avoir gagné la confiance des dirigeants sportifs locaux. L’OMSD n’était pas là pour « prendre » leur place » mais les fédérer, les aider à mutualiser certains moyens humains ou en équipements…il reste encore du chemin à parcourir !

La qualité du. partenariat avec les élus successifs et les services de la ville est sans doute à souligner (mise à part la parenthèse Jean Claude DECOMBARD qui a failli tout faire capoter y compris faire imploser la structure dirigeante de l’OMSD).

Des remises de médailles « traditionnelles » du temps du maire précédent, l’OMSD, en accord avec la ville, a su faire évoluer le concept  vers ce que l’on a appelé la « Nuit du sport », véritable spectacle ouvert au public et pas seulement aux personnes impliquées directement dans le milieu sportif ou parents de sportifs honorés ce soir là.

Certes, cela impactait sensiblement le budget de l’OMS, mais cette soirée qui mobilisait beaucoup de monde et beaucoup d’énergie était LA SEULE dans le domaine sportif qui mettait en valeur tous les champions dijonnais (de France au minimum) qui avaient représenté leur club mais aussi la ville dans les compétitions nationales et au-delà.

Je regrette personnellement que ce temps fort ait disparu du calendrier sportif annuel de la ville, c’était « notre concert de rentrée » en quelque sorte.

« Faites du Sport », autre temps fort de l’OMSD, manifestation récemment créée, a vocation à rassembler les clubs sur une journée ouverte aux habitants de la métropole.

Placée fin juin en fin de saison sportive elle a dû être annulée cette année pour raisons sanitaires, de même que « le grand déj » de septembre auquel l’OMSD est associé.

Robert Lacroix au palais des sports au moment de sa dernière présidence © OMS

Vous laissez l’OMSD entre de « bonnes mains » ?

Un quatrième mandat pour François REBSAMEN, l’adjointe aux sports, Claire TOMASELLI, reconduite dans sa mission, un directeur des sports et son équipe à l’écoute de l’OMSD et des clubs dijonnais, aucun doute qu’il y aura, avec l’équipe de l’OMS et son nouveau président, continuité du partenariat dans la  conduite de la politique sportive développée au cours de ce mandat.

Le comité directeur est renouvelé par tiers tous les deux ans, cela signifie qu’avec quelques membres candidats à leur renouvellement la stabilité est assurée.

Un mot encore pour remercier Laure DESSEREY et Fabien CARDAMONE les deux salariés permanents de l’OMSD qui connaissent bien les clubs et avec qui j’ai eu plaisir à travailler pendant ces 18 années passées au service des clubs (un peu moins longtemps avec Fabien qui est arrivé plus tard).

Qu’allez vous faire maintenant ?

J’ai été médaillé d’or de la Jeunesse et des Sports en juillet 2013 et je souhaite rester au service des clubs dijonnais et de la nouvelle équipe dirigeante de l’OMSD (si elle a encore besoin de mes services ?) puisque je reste membre du comité directeur.

Je serai toujours bien occupé par mon deuxième engagement associatif, complémentaire de celui développé dans le domaine sportif, je veux parler de ma «  casquette » de président de l’Association Européenne des Sports de Bourgogne-Franche-Comté (l’AES- BFC) depuis 2002 jusqu’à la prochaine assemblée générale élective en 2021 où je passerai le relais de la présidence tout en restant disponible, mais plus en première ligne.

Robert Lacroix décoré de la médaille d’or jeunesse et sport en juillet 2013 © OMS

C’est ma deuxième passion, développer les relations sportives internationales entre clubs, permettre à de jeunes sportifs de se déplacer à l’étranger à la découverte d’autres cultures et de recevoir des clubs des villes jumelles par exemple. Là encore le soutien de la ville et de son service des relations internationales est particulièrement précieux.

L’heure de la « retraite associative » n’a pas encore sonné, mais je m’y prépare progressivement et sereinement ayant, en toute modestie, le sentiment « du devoir accompli » avec enthousiasme et beaucoup de plaisir en rendant au moins en partie  au mouvement associatif ce qu’il m’avait apporté dans ma jeunesse.

1 thought on “Office Municipal des Sports de Dijon : Robert Lacroix passe la main

  1. Bravo et merci Robert pour tous ce que tu as apporté aux sports Dijonnais ,grands et petits clubs.
    Tu resteras a mes yeux une personne sincère franche et généreux.

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