1 décembre 2020

Rugby : un stade dijonnais multi-facettes s’incline à Suresnes

Hugo Alarcon était capitaine à Suresnes © nicolas GOISQUE/NikoPhot archives

Forcément attendu, après l’éviction de Renaud Gourdon en début de semaine, le Stade Dijonnais désormais version Benjamin Noirot a rendu une copie inégale à Suresnes pour finalement repartir avec le 4ème bonus défensif récolté cette saison (29-22)

On attendait de voir…. Après l’annonce du départ de Renaud Gourdon qui en a surpris plus d’un et que le président Philippe Verney a présenté vendredi dernier en conférence de presse comme la conséquence d’un malaise qu’il fallait trancher rapidement, l’annonce de la première composition de Benjamin Noirot puis la prestation stadiste face à une équipe en confiance étaient guettée de près.

Pour la composition on notait notamment la titularisation d’Adrien Vaslin, de retour de blessure au poste de pilier gauche, la première apparition en deuxième ligne du Sud Africain Schalk Oelofse, aux côté d’Hugo Alarcon, lui aussi de retour après blessure et promu capitaine, la présence d’Otilo Kafotamaki d’entrée en troisième ligne centre, celle de Thomas Sylvestre à l’ouverture (Thibault Dufau se remettant de son entorse contractée face à Cognac St Jean-d’Angely), formant la charnière avec l’argentin Ignacio Miérès présent au coup d’envoi lui aussi pour la première fois cette saison. Moins de mouvement derrière, Luca Liabot retrouvant une place de titulaire au centre aux côtés de Jean-Baptiste Pic, Saki Bureitakiyaca et Julien Caramel aux ailes et David Odieté derrière.

La première composition de Benjamin Noirot
benjamin NOirot © Stade Dijonnais

Belle entame dijonnaise

En passant du papier au pré de Jean Moulin à Suresnes, ce 15 entre bien dans la partie avec beaucoup de détermination et d’envie, étant rapidement récompensé par une pénalité de Miérès (0-3, 7′) et dans la foulée un essai en contre validé par la fusée fidgienne Saki Bureitakiyaca (0-8, 11′), Miérès ratant la transformation. Entrée prometteuse et domination stadiste durant une bonne demi heure sans que le score n’enfle pour autant, malgré 10 minutes de supériorité numérique, avec quelques choix qui auraient pu être plus justes. La fin de mi-temps allait s’avérer plus compliquée pour les hommes de Benjamin Noirot. Suite à une longue répétition de mêlées à proximité de la ligne dijonnaise, les piliers droit Diogo Ferreira, puis Quentin Pointud voyaient jaune tour à tour et à 13 contre 15, Dijon encaissait un premier essai sur le gong de la première période, oeuvre de l’arrière britannique Matthew Ford qui transformait dans la foulée (7-8, 40′) relançant parfaitement les locaux.

Les jambes de Saki Bureitakiyaca ont été une bonne arme dijonnaise © Nicolas GOISQUE/NikoPhot archives

Suresnes s’échappe, Dijon n’abdique pas

Le retour des vestiaires va être fatal à Dijon. L’infériorité se paye cash.Suresnes envoie du jeu d’entrée et par deux fois coup sur coup trouve la faille sur de jolis mouvements conclus par le centre Titouan Cazedepats puis le demi de mêlée Enzo Barbarit et le score enfle en faveur des locaux (24-8, 46′). De quoi assommer les Bourguignons ? On le croit, ceci d’autant plus qu’Otilo Kafotamaki est prié de quitter définitivement le terrain par l’arbitre sur un plaquage dangereux peu avant l’heure de jeu. Mais Dijon a du coeur, les rentrées d’Alban Conduché et de Romain Kusiolek apporte un sang neuf bienvenu et les visiteurs jouent alors leur va tout en prenant le jeu à leur compte et en lançant la cavalerie. Une bravoure récompensée par un essai de julien Caramel transformé par Anthony Fuertès rentré à la pause en lieu et place de Miérès (24-15, 72′). Mieux Dijon enchaîne et c’est le pilier Yanis Jamet qui redonne espoir aux supporteurs stadistes en marquant le troisième essai dijonnais dans la foulée ramenant les siens sur les talons suresnois (24-22, 76′). En infériorité numérique les coéquipiers de captain Alarcon font sérieusement douter l’adversaire. Malheureusement la “remontada” n’ira pas à son terme et c’est bien Suresnes qui aura le dernier mot avec un ultime essai sur le gong du pilier bastien Gallaire, l’arrière Ford ayant le bon goût de manquer la transformation, permettant ainsi à Dijon de ramener un point de bonus défensif amplement mérité au vu de la prestation d’ensemble.

L’essai de Julien Caramel est venu récompensé l’abnégation dijonnaise et a redonné de l’espoir © nicolas GOISQUE/NikoPhot archives

Il manque toujours un petit quelque chose à Dijon pour remporter une première victoire cette saison. Une fois encore l’indiscipline aura fait mal, ne fois encore il manque quelques points prenables durant le temps fort initial de 30 minutes. Si l’on veut être positif, on retiendra les 3 essais marqués (une première cette saison tout comme les 4 encaissés malheureusement !) et la superbe réaction révélateur d’un bel état d’esprit….. Malheureusement ceci ne rapporte toujours pas les points du succès et la confiance et les sourires qui vont avec……. Pas encore….

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