20 avril 2021

Rugby : encore de la frustration pour le Stade Dijonais battu à Narbonne

© Nicolas GOISQUE/NikoPhot archives

32-7 au final, on se dit qu’il n’y a pas eu match à Narboone d’où le Stade Dijonnais revient donc avec une lourde défaite. Mais en fait il en est autrement, d’où de nouveaux regrets nouuris par le collectif Bourguignon.

1ère période des occasions manquées

Oui le Bilan des Stadistes à l’extérieur est famélique avec 2 petits points de bonus défensif glanés à Bourgoin et Suresnes, oui ils ont parfois pris des fessées, mais souvent les matchs se sont déroulés en deux temps et ce fut encore le cas à Narbonne.

Si l’on s’en tient à la première période dans l’Aude….. ” Dans ce premier acte, on rivalise et on domine cette équipe de Narbonne” relate Benjamin Noirot, le coach Dijonnais. ” sur le plan offensif, c’est nous qui tenons le ballon, c’est nous qui mettons les temps de jeu, un peu comme à Cognac. Cela se joue vraiment sur des détails où l’on doit être plus performant, il faut qu’on soit plus patient dans la zone de marque, plus efficace sur les choix. C’est frustrant ! Dans ces temps forts, il faut concrétiser et marquer des points. On rentre à la mi-temps sur un score de 10-7 en faveur de Narbonne, alors qu’on aurait pu rentrer avec le score pour nous car on a plusieurs occasions, qu’on a pas su mener au bout. On reste longtemps dans leur zone de marque mais on manque de patience, on est pas réalistes.” Quand on vous disait regrets !!

Benjamin Noirot regrette le manque de réalisme de ses troupes lors de la première mi-temps qu’elles ont dominée © Nicolas GOISQUE/NikoPhot archives

Narbonne bien plus réaliste

Dès le coup de sifflet initial, Dijon est à l’offensive et s’installe dans le camp narbonnais. obtenant une pénalité sur un ballon porté, les partenaires du capitaine du jour Khaja Majola choississent la pénaltouche et enchaînent les temps de jeu dans les 22 m adverses, bien contrôlés toutefois par la défense audoise. Ils finissent par être sanctionnés sur un ballon gardé au sol. Dijon y retourne et joue quasiment tous ses ballons mais se heurte à une défense efficace et à des Narbonnais qui n’hésitent pas non plus à envoyer du jeu. Ainsi un premier mouvement local d’envergure est bien contre-carré par la défense bourguignonne qui récupère une pénalité sur l’action, là encore pour ballon gardé au sol. Une nouvelle fois les hommes du trio Noirot/Kohler/ Paterson repartent hardieusement à l’attaque, franchissent à différentes reprises la ligne défensive et obtiennent une mêlée à 15 m de la ligne adverse. Mêlée sur laquelle ils seront malheureusement sanctionnés; en 15 minutes, Dijon en a passé 12 dans le camp adverse. Le match est agréable et les locaux amorcent leur second beau mouvement mais la défense dijonnaise est vigilante. Malheureusement sur un lancer en touche pas droit, la mêlée narbonnaise gagne impécablement l’ovale et envoi sa paire de centre transpercer le rideau stadiste pour un imparrable essai de David Smith entre les perches (7-0, 21′) après la transformation de l’arrière Léo Griffoul. Leçon de réalisme pour Dijon.

Une belle relance d’Anthony fuertès a amenéle seul et bel essai dijonnais du match © Nicolas GOISQUE/NikoPhot archives

l’Eclair de Fuertès

Les stadistes remettent une nouvelle fois le métier sur l’ouvrage. Conduché perce sur 30 m mais l’action est ensuite avortée par précipitation et un en avant facheux. Tout juste revenu dans la moitié de terrain dijonnaise, Narbonne obtient une pénalité et Griffoul fructifie (10-0, 29′). Au tour des dijonnais de se voir offrir la possibilité de scorer avec une pénalité pour placage haut sur les 40m. Cependant on préfère la pénaltouche, sans doute discutable à ce moment du match. Ceci d’autant plus que le ballon est aussitôt perdu sur une mauvaise passe. Des détails qui s’additionant finissent par ne plus en être et qui font que Dijon est toujours à 0 après avoir eu plusieurs occasions de marquer. Les stadistes qui vont finalement être récompensés de leur premier acte ambitieux, sur une superbe inspiration d’Anthony Fuertès (local de l’étape) qui sur une relance, joue au pied pour lui-même bénéficie d’un rebond sympa, perce sur 40 m et attend intelligemment le soutien d’Andréa rabago qui termine le travail en jouant un deux contre un impeccable pour bastien Bérenguel qui amène l’ovale en terre promise (10-7, 40′). On vous a conté en détail cette première période pour vous illustrer les propos qu’on vous mettait en prélude du coach dijonnais.

Des Dijonnais une nouvelle fois frustrés © Nicolas GOISQUE/NikoPhot archives

Narbonne enfonce le clou

On va faire bien plus court pour la seconde période. Dijon se fait surpendre dès la reprise avec Saïa Fékitoa qui part au ras d’un ruck surprenant la défense dijonnaise au coeur avant de servir sur un plateau son demi de mêlée Stellio bessaguet pour le second essai narbonnais qui fait mal (17-7, 44′). Les stadistes auront un dernier sursaut avec un superbe mouvement depuis leur 22 m. Fuertes après un arrêt de volée choisit de jouer. Le ballon est écarté sur Julien Caramel qui s’échappe, est stoppé, se relève et repart sur 30 mêtres.l’action rebondit et l’ovale est vite déplacé sur l’aile opposée, où Florian Desbordes passe bien les bras sur son défenseur mais rate sa transmission à david Odiété pour un nouveau coup qui aurait pu être gagnant. Le stade a laissé passé sa chance trop de fois. Il baisse de pied, Narbonne en profite pour enfoncer le clou sur pénalité puis avec un troisième essai de l’ailier Pierre -Hugo Ducom suite à une touche, une fixation des avant narbonnais et un ballon envoyé par les arrières jusqu’à l’aile (27-7,65′). Dijon n’y est plus. Kusiolek récolte même un jaune pour en avant volontaire. Narbonne enfoncera même le clou en allant chercher sur le gong le bonus offensif sur un 4ème essai, suite à deux pénaltouche sur les 5 m dijonnais et un e cocotte ganante conclue par le troisième ligne Baptiste Abescat (32-7, 80 +2′). Dijon aura pris une leçon de réalisme mais repart sans doute avec un score un peu sévère vue la physionomie du match. Narbonne lui n’est plus qu’à un point du leadership de la Nationale.

Les impressions de l’arrière dijonnais Axel Ducellier sur cette rencontre lors du débrief de DIJON-SPORTnews du lundi 8 mars (après 42’50)

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