22 avril 2021

Handball : avec un W Helal en feu, le DMH fait le taf à Sélestat.

Les Dijonnais ont dominé les débats et ont été devant 60 minutes durant © Nicolas GOISQUE/NikoPhot archives

En l’emportant 22-29, ce vendredi soir à Sélestat, sans avoir souffert, le Dijon Métropole Handball, a réussi sa reprise après la mini trève internationale pour cause de TQO. La prestation de son gardien international tunisien a été époustouflante et la prestation défensive très cohérente. Il n’en demeure pas moins que je reste encore un peu sur ma faim.

On va me dire que je joue les fines bouches et que je cherche toujours la petite bête. Peut-être, mais si le DMH veut viser plus haut, gagner en stabilité et sérénité, il faut un degré d’exigence important. C’est aussi parce que je pense que cette équipe est capable de largement mieux que je me montre critique.

De bonnes choses évidemment !

Commençons par le positif. J’avais souligné dans mon avant match, l’importance de la prestation défensive et la nécessité d’y mettre de l’engagement de l’agressivité, individuelle, comme collective. Sur ce point on peut dire que les Dijonnais ont répondu aux attentes, si l’on excepte un trou en seconde période sur lequel je reviendrai. Autre point extrêmement positif, la fin de la rencontre. Alors que Sélestat revient à 4 longueurs, et qu’on se prend à trembler tant les fins de match dijonnaises ont souvent été décevantes cette saison, le temps mort pris par Ulrich Chaduteaud remet bien les têtes à l’endroit et Dijon tue alors tout suspense. Comme le souligne fort justement le technicien dijonnais que nous avons joint “c’était un match important, il fallait le gagner, on l’a fait, mettant ainsi au classement, à un peu de distance, Sélestat et à un degré moindre Nice. On avait insisté et travaillé sur la défense et cela a payé avec bien sur un grand Wassim dans sa cage”

Le temps d’enchaîner pour gagner cette fichue confiance et vraiment maîtriser

Qu’est ce qui te chagrine alors ? me demanderez-vous. Commençons par l’entame “les deux équipes étaient très crispées par l’enjeu” commente encore Ulrich Chaduteaud, il y avait en plus eu cette coupure et côté Sélestat ces fameux cas covid.” De fait on attend quasiment 5 minutes pour voir un premier but (Lilian Pasquet 4’52) après un festival de pertes de balle et de tirs ratés des deux côtés. Séletat va d’ailleurs être ainsi complètement perdu durant tout le premier acte, crispé certes mais aussi contrarié par la grosse défense adverse et écoeuré par la prestation de Wassim Hélal qui sort tout, pénaltys compris (11 arrêts à la pause dont 2 pénaltys à + de 60% d’arrêts). Le DMH s’en tire mieux après 10 minutes laborieuses et creuse le trou (5-12,23′). Il a alors véritablement l’occasion de “tuer le match”, l’adversaire étant au fond du trou. Mais les Dijonnais manquent une nouvelle fois de justesse et de maîtrise ne scorant qu’une fois en 7 minutes et accumulant de nouveau les pertes de balles (3 en 6 minutes). Dommage sur la physionomie du match Dijon aurait logiquement dû compter 10 longueurs d’avance, au moins, à la pause, atteinte sur le score de (7-13)

Wassim Helal a réalisé une performance majuscule ce vendredi soir © Nicolas GOISQUE/NikoPhot archives

Le début de seconde période est de bonne facture, Wassim reste sur sa lancée, Sélestat, malheureusement pour lui également. L’écart grimpe inéluctablement (9-18, 38′). A plusieurs reprises Dijon rate la balle du + 10 sur des tirs pourtant ouverts. Les Bourguignons vont connaître un trou d’air en attaque de 12 minutes, ne scorant qu’à deux reprises malgré, là encore, des situations plutôt franches. Et là, alors que c’est vraiment le moment, puisque l’attaque est en berne, les Bourguignons, au lieu de resserrer leur défense pour se rassurer et laisser passer l’orage, se relâchent également dans ce secteur. En deux temps Sélestat passe un 7-2 (16-20, 49′), retrouve quelques couleurs et peut espérer revenir dans le money time, chose inenvisageable 10 minutes auparavant. Heureusement, le temps mort pris par Ulrich Chaduteaud va porter ses fruits et comme déjà dit Dijon finira proprement le travail. Rien de catastrophique donc, mais tout de même une tendance facheuse à avoir du mal à gérer les temps faibles, à laisser passer l’orage. Des détails peut-être mais qui se sont parfois avérer facheux cette saison et que Dijon doit vraiment arriver à gommer.

Comme l’entraîneur Bourguignon, on est convaincu que cette “fébrilité”, ce manque de confiance, ne sera vaincu que si les Dijonnais arrivent à enclancher une série de victoires qui leur permettra de vraiment se lâcher. Pour le moment on va re souligner les points positifs de cette rencontre en espérant que les prestations futures (dès ce vendredi avec le derby face à Besançon) permettront de desserer complètement le frein à mains qui empêche un vrai plein régime du véhicuke DMH.

En l’absence de Jan Sobol, Kévin Préciado enchaîne les performances intéressantes, 5/6 pour lui ce vendredi © Nicolas GOISQUE/NikoPhot archives

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