19 octobre 2021

Rugby : Une bonne chose de faite pour le Stade Dijonnais , vainqueur à Chambéry

Première victoire à l'extérieur pour le stade dijonnais et c'est bien là l'essentiel © Nicolas GOISQUE/NikoPhot archives

Il aura donc fallu attendre fin avril pour voir le premier succès du Stade Dijonnais dans cette poule Nationale de rugby avec une victoire 20-26, en terres chambériennes. Un coup d’oeil au classement ce matin suffit pour comprendre l’excellente opération réalisée par Dijon. Comme souvent dans les matchs du Stade cette saison, il y a eu du bon et du beaucoup moins bon.

Tirs aux pigeons durant 30 minutes

Les Stadistes venaient en Savoie avec de l’ambition. Ils le savaient, ce déplacement était pratiquement leur dernière chance de s’imposer loin de Bourillot, même s’il restera une dernière sortie du côté de Nice qui s’annonce toutefois autrement plus compliquée. Dès le début du match on voit la volonté dijonnaise de jouer les coups. Trop ? en tous les cas tous les ballons, y compris les sorties de camp, sont joués à la main, avec la volonté de vite déplacer l’ovale vers les extérieurs pour y prendre de vitesse l’adversaire. Rabago bénéficie ainsi d’une première munition après plusieurs temps de jeu et perce sur une vingtaine de mètres avant de perdre le ballon au contact. Des actions de ce type on en verra beaucoup durant cette partie avec beaucoup de bonnes intentions mais une réalisation souvent trop approximative pour aller au bout. Sur la seconde offensive dijonnaise qui vient rapidement, Chambéry se met à la faute et Fuertès ouvre le score (3-0, 6′). Tout comme son visiteur du jour Chambéry est plutôt joueur et la défense dijonnaise est prise hors jeu, l’ouvreur sud africain Danré Gerber rétablit vite l’équilibre (3-3, 9′). A la 10ème minute on va assister à ce qui va malheureusement être un refrain extrêment pénalisant pour Dijon. Sur un lancer en touche à son avantage, le Stade choisit le fond d’alignement mais perd le ballon, une situation que l’on reverra pas moins de 6 fois durant ce match !!!. Bref si les intentions sont présentes des deux côtés, les approximations aussi, et ce sont bien les défenses, se mettant à la faute qui vont permettre aux buteurs de faire gonfler le score, sans que l’on s’enflamme véritablement (12-9, 25′).

Fin de première période tonitruante

Celà va heureusement s’animer en fin de première période, avec deux mouvements dijonnais qui vont cette fois aller au bout. Suite à une pénaltouche bien trouvée par Anthony Fuertès dans les 22m savoyards, le ballon est bien cueilli par Romain Gauthier en milieu d’alignement (les lancers en début et milieu d’alignement ont été bien plus efficaces pour Dijon qui a abusé du fond d’alignement pour de nombreux ballons perdus); après une avancée des avants, Thibaut Dufau lance au large ou Alban Conduché passe dans le juste temps à David Odiété lancé dans l’intervalle qui s’en va finir 20 mètres plus loin entre les perches (12-16, 36′). Sur le renvoi, Dijon récupère le ballon, Thibault Dufau monte une chandelle qu’Odiété récupère, le Stade enchaîne, plusieurs temps de jeu , Florian Desbordes déchire le rideau défensif local et perce sur 30 mètres. Il semble oublier Odiété sur sa droite mais sur le renversement de jeu, Conduché plein centre trouve la faille pour le second essai dijonnais en 3 minutes (12-23, 39′). On sent qu’avec de la justesse, les hommes du trio Noirot/Kohler/Paterson peuvent faire mal à chaque fois. En tous les cas à la pause il semble bien avoir pris l’ascendant.

David Odiété a inscrit à Chambéry son 8ème essai de la saison © Nicolas GOISQUE/NikoPhot archives

Dijon se fait peur

La seconde période sera très frustrante pour les supporteurs dijonnais. Bien que l’on sente les Stadistes supérieurs, la défaillance en touche va priver Dijon de bon nombre de ballons d’attaque. Pire elle va permettre à Chambéry de contrer sur des ballons de turnover dont on connait le danger. Néanmoins la défense dijonnaise tient bien le choc dans un premier temps et comme en première période, le score n’évolue qu’au pied durant une demi heure hachée et pas franchement passionnante. On atteint ainsi les 10 dernière minutes sur le score de 15-26. A force de rendre des munitions à l’adversaire, ce qui devait arriver arriva. Suite à une pénaltouche après un hors jeu de ligne dijonnais, la cocotte savoyarde enfonce le pack bourguignon sur 15 mètres et c’est le solide pilier Théo Sauzaret qui redonne espoir à ses couleurs (20-26, 70′) Dante rate la transformation. Ragaillardis, les locaux réinvestissent de suite le camp dijonnais, suite à une tentative de drop complètement ratée d’Anthony Fuertès. Dijon se met de nouveau à la faute et Kévin Amiot voit jaune, laissant ses camarades finir la partie à 14. Chambéry sent le coup jouable et choisit à nouveau la pénaltouche. Malheureusement pour eux les Chambériens commettent un en avant et Dijon parvient à se dégager. Dans ces denières minutes le Stade tente de faire défiler le chrono en enchainant les temps de conservation du ballon avec ses avants, mais le manque de soutien permet un ultime turnover tandis que le chrono indique que le temps de jeu est écoulé. Contre attaquant depuis leurs 15m les Chambériens remontent l’ovale sur 40m et obtiennent une nouvelle pénalité. Pénaltouche évidemment et Chambéry qui charge mais les Dijonnais défendent bec et ongles et obtiennent une pénalité. On croit alors la victoire en poche. Mais ultime coup de théâtre, l’arbitre de touche intervient pour signaler un placage sans les bras côté dijonnais et la pénalité est donc inversée. 84’07 au chrono et de nouveau une pénaltouche jouée par Chambéry à 5m de la ligne dijonnaise. Une dernière défense volontaire des stadiste évite cependant le pire et permet aux Dijonnais de tenir cette première victoire à l’extérieur. Très bonne opération puisque Dijon occupe ce matin la 11ème place et met Chambéry à 9 longueurs : objectif rempli. Reste ce sentiment d’inabouti, et une belle frayeur dont on aurait pu se passer. Prochaine échéance, la réception de Massy dans 15 jours à Bourillot.

Dijon a connu un déficit inhabituel sur ses lancers en touche © Nicolas GOISQUE/NikoPhot archives
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