24 juin 2021

Rugby : battu à Nice, le Stade Dijonnais a soutenu la comparaison.

Les sourires sont de sortie au Stade Dijonnais en cette fin de saison © Nicolas GOISQUE/NikoPHOT ARCHIVES

En “long” dépalcement à Nice pour son dernier match de la saison, le Stade Dijonnais, bousculé en début de rencontre a ensuite parfaitement redressé la barre pour rivaliser les yeux dans les yeux, avec l’un des leader de la poule nationale. Il revient de la côte d’azur avec le point du bonus défensif mérité (31-24).

Ils l’avaient annoncé, l’objectif des stadistes en se rendant à Nice était avant tout de prendre du plaisir sur le terrain, sans faire n’importe quoi bien entendu, mais en donnant une dernière fois collectivement le meilleur d’eux-même avant de voir partir ceux qui iront sous d’autres cieux la saison prochaine. Nul doute qu’une fois donné le dernier coup de sifflet final de cette saison, ils devaient afficher les mines du devoir accompli.

Un début de match cauchemardesque

Certes, ils peut parraître curieux de tenir un tel discours après une défaite, mais vu la qualité de l’adversaire, et le jeu produit par Dijon, il n’y a vraiment pas de quoi baisser la tête. Dans un stade des Arboras balayé par le vent (soufflant en faveur des locaux durant la première période) et retrouvant le public, c’est un stade Dijonnais quelque peu new look qui débute la rencontre. On trouve par exemple le futur Marmandais Andréa Rabago à l’ouverture pour la première fois de la saison, Thomas Sylvestre complète la charnière, tandis que le jeune Simon Hartmann est titularisé au centre en compagnie d’Alban Conduché et que le jeune Elie….Jeune dont c’est la première apparition dans le groupe est titularisé à l’aile. Autre “minot” Maxime Vilo fait lui partie des impacts players comme on dit.

Face à un Stade Niçois, lui aussi considérablement remodelé en vue sans doute des demi finales d’accession à la Pro D2, le début de match est très compliqué pour les Dijonnais. La mêlée est malmenée et plusieurs fois sanctionnée. Dès la 9ème minutes les locaux trouvent la faille. Suite à une pénaltouche dans les 22 dijonnais, la cocotte azuréenne fait merveille et emmène son jeune troisième ligne Louis Suaud derrière la ligne d’embut stadiste. Gêné par le vent, le demi d’ouverture Simon Ricquebourg rate la transformation en coin (5-0, 9′). 10 minutes plus tard sur un turnover, le centre sud africain Granton Mapoe, transperce le rideau dijonnais et inscrit un second essai transformé cette fois-ci (12-0, 22′). Et la déferlante se poursuit, l’arrière Julien Caminati tapant pour son ailier Augustin Slowik un astucieux coup de pied au sol après un mouvement de la ligne arrière azuréenne. Plus rapide que son vis à vis Slowik inscrit le troisième essai en 25 minutes sans la transformation les locaux marquent quand même de leur empreinte ce début de rencontre (17-0, 25′). On se prend à craindre le pire pour les Bourguignons.

Auteur d’un nouvel essai, Alban Conduché a retrouvé de très belles couleurs en cette fin de saison © Nicolas GOISQUE/NikoPhot archives

Les mouches changent d’âne.

Pourtant Dijon n’est pas qu’un faire valoir. Certes malmenés en conquête, les hommes du trio Noirot/Kohler/Paterson ne font pas que subir et tentent de jouer et de remonter cranement les quelques munitions qu’ils obtiennent. Passées ces 25 premières minutes ils montrent enfin le bout de leur nez dans le camp adverse. Peu après la demi heure de jeu, une relance fulgurante de Julien Caramel qui en deux temps traverse tout le terrain est stoppée irrégulièrement. Thomas Sylvestre joue rapidement la pénalité au nez et à la barbe de Niçois pas assez attentifs sur le coup, et ofrre à Elie Jeune, la joie d’un essai pour sa première apparition en Nationale. Le vent vole la transformation à Andréa Rabago (17-5, 32′). On en restera là dans ce premier acte durant lequel, le Stade aura eu le mérite de stopper la furia locale et de revenir dans la partie en n’accusant finalement “que” 12 points de retard aux citrons. Avec l’appui du vent, Dijon entame parfaitement sa dernière mi-temps de la saison. Et tout comme face à Massy, Lucas Marijon y va de suite de son essai, à la conclusion d’une cocotte bien construite suite à une pénaltouche (17-12, 45′) les Dijonnais sont dans le match. Ils vont même se retrouver en supériorité numérique quelques temps plus tard, quand Julien Caminati lancé à pleine vitesse oublie un deux contre un face à Simon Hartmann et rafute le centre dijonnais à la gorge le coude décollé. Après consultation de son juge de touche, l’arbitre sort un rouge logique pour cette action dangereuse (50′). Les Niçois ne se laissent toutefois pas abattre et le pack réenclanche la marche en avant pour mettre son vis à vis sur le reculoir et redonner un peu d’air à ses couleurs avec un essai collectif inscrit par le deuxième ligne Richard Fourcade (24-12, 55′). avec l’appui du vent et à 15 contre 14, Dijon réplique parfaitement. Alban Conduché, très en forme en cette fin de saison, prend un intervalle en puissance et inscrit tout de même le 3ème essai dijonnais du jour. Andréa Rabago, transformant, les Stadistes restent à portée d’un sacré exploit (24-19, 61′).

Avec deux essais inscrits lors de ses deux derniers matchs, Lucas Marijon aura fait de beaux adieux sous les couleurs stadistes © Nicolas GOISQUE/NikoPhot archives

Le dernier mot reste niçois

Nice ne l’entend évidemment pas de cette oreille et compte bien faire respecter la hiérarchie. Le collectif azuréen investit le camp adverse et les coéquipiers de captain Majola sont contraint de défendre leur ligne, sans parvenir à récupérer une munition de contre. Au contraire Dijon va concéder son 5ème essai du match, sur une mêlée à 5 m de sa ligne. Le troisième ligne centre argentin de Nice, Martin Freytas, faisant parler son impact pour franchir une nouvelle fois la ligne (31-19, 70′), du bel ouvrage pour des locaux qui montrent sur ce match l’étendue de leur gamme offensive. Mais Dijon n’abdique pas et va aller chercher un 4ème essai synonyme de bonus défensif mérité. Symboliquement c’est l’autre débutant du jour Maxime Vilo qui inscrit ce dernier essai. Sur une pénaltouche à 10 mètres de la ligne niçoise le balon st bien capté par Otilo Kafotamaki, Khaja Majola est stoppé à 3 mètres de la ligne et sur le reversement les 3/4 rentrent en action, Axel Ducellier intercalé transmet d’une belle passe acrobatique à Maxime Vilo qui fonce sur 10m vers son bonheur. Et si le vent prive Rabago d’une nouvelle transformation (31-24, 75′), le Stade tient bien, lui un point de bonus défensif, qu’il n’aura absolument pas volé. Des Dijonnais qui ont confirmé leur net regain de forme sur cette fin de saison de Nationale et qui vont maintenant pouvoir se tourner vers la prochaine en toute connaissance de cause . Une saison 2021-2022 qui promet déjà et que l’on espère évidemment plus emprunte de communion avec le public. En attendant place aux vacances .

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