28 juillet 2021

Sports mécaniques: Ultimate Cup Series endurance à Prenois : des Dijonnais dans la course

L’Ultimate Cup Séries auto se déroule tout ce weekend sur le mythique circuit de Dijon Prenois avec comme épreuve phare la course d’endurance de dimanche après-midi. Stéphane Perrin, Philippe Gaillard et Thomas Comparot: voici les noms des 3 dijonnais qui prennent part à cette course et qui vont pouvoir rouler à domicile ce week-end. A l’occasion de cet évènement, nous les avons interrogé durant les essais libres de ce vendredi.

Championnat assez récent proposant des courses réservées aux moteurs GT et Tourisme de 4 heures, l’Ultimate Cup Series prend possession du circuit bourguignon ce week-end. Promu par Michelin avec seulement 3 ans d’âge, cette compétition monte peu à peu en puissance. C’est donc une concurrence qui promet d’être rude pour les pilotes du coin. Vous trouverez ici-bas leur déclarations.

Dijon Sportnews: Peux-tu nous dire les différentes compétitions dans lesquelles tu es engagé cette année?

Stéphane Perrin (en catégorie TCR): Notre programme principal reste les 24h Series, un championnat intercontinental d’endurance qui commence à Dubaï et finit aux Etats-Unis à Sebring. Ce sont des courses de 24h et 12h. On est à mi-championnat avec 4 courses effectuées (Dubaï, Mugello, Paul Ricard et Hockenheim). On a toujours été bien placé en ce début de saison mais jamais gagnant encore, en passant 2 fois très près de la victoire. On est 2ème au championnat à 4 points de la première place donc on est encore dans la course, rien n’est joué. C’est quand même dommage d’avoir laissé quelques points au passage. Il va maintenant nous rester 4 courses importantes: les 24h de Portimao (Portugal), Barcelone, Sebring et les 12h de Sicile… On va vraiment entrer dans le money time, si je peux faire une allusion à la JDA, parce que les courses de 24h attribuent plus de points. Il faut qu’on score avec la ferme intention d’être champion à la fin de l’année.

Thomas Comparot (en catégorie 308): On commence aujourd’hui. On va faire l’Ultimate Cup comme ce week-end à Dijon et aussi un peu de Trophée Tourisme Endurance. C’est donc notre première sortie de l’hiver. On va être encore à domicile dans 1 mois en Trophée Tourisme Endurance, on attend juste confirmation de la course. On va après s’évader un peu plus en allant à Paul Ricard (mi-juillet), à Magny-Cours (mi-octobre), au Mans (mi-septembre et mi-novembre), …

On va essayer de jongler puisque, forcément avec 3 mois où elles n’ont pas eu lieu, les courses se sont toutes reportées. Le calendrier s’est donc complètement blindé: faudrait rouler tous les 15 jours voir toutes les semaines, c’est pas possible pour nous. On va donc faire au minimum une course par mois et on sélectionnera en fonction des possibilités.

Thomas Comparot qui va courir à bord de sa 308 dimanche. ©Nicolas GOISQUE/NikoPhot

Pourquoi es-tu venu participer à cette course?

Stéphane Perrin: Ca s’est vraiment fait à la dernière minute. On était en opération commerciale cette semaine sur ce circuit et on a appris qu’on était éligible à cette course qui a été reprogrammée et qui devait avoir lieu plus tôt dans la saison. Donc on s’est dit pourquoi pas, c’est l’occasion de courir à la maison. Pour un local comme moi, c’était l’occasion de mettre cette voiture sur cette magnifique piste et voir ce que ça donne.

Thomas Comparot: On a toujours fait des championnats loisirs. On n’est pas pilote professionnel même si on est classé pro pour prendre part à l’Ultimate Cup Series. C’est pas notre activité principale, on est surtout là pour s’amuser et puis essayer de performer.

Philippe Gaillard (en catégorie UGT): C’était pas forcément prévu mais c’est une bonne nouvelle puisque l’écurie Vortex d’Arnaud Gomez, avec qui j’ai roulé en formule France en 1998, a pensé à moi à Dijon. Un de leurs pilotes ne pouvait pas participer ce week-end. Donc il m’a demandé si je pouvais être là les 3 jours et j’ai répondu avec plaisir de venir remettre le pied à l’étrier. Je vais donc rouler ce week-end dans une voiture Vortex de plus de 500ch. L’équipage est composé de Karène Gaillard (aucun lien de parenté) et Gilles Courtois. Je vais donc faire connaissance avec cet équipage, la voiture et ce type qui est nouveau pour moi.

Donc c’est bien une pige pour toi Philippe? Sur le plan automobile, quelle a été ton actualité ces derniers temps?

Philippe Gaillard: Oui bien sûr, c’est une pige à Dijon, avec un temps qui va être magnifique donc on va prendre déjà beaucoup de plaisir. Pour la performance on verra quand j’aurai fait les premiers tours. Sinon j’ai arrêté de rouler avec cet environnement plutôt hostile (Covid ou autres). J’avais donc largement levé le pied. De revenir sur Dijon-Presnois, un circuit que j’affectionne bien évidemment, dans une équipe que je ne connais pas mais dont je connais les team managers, ça me fait vraiment plaisir. Sur le plan physique, Athletic Gym et Jacky Biondi s’occupent de mon cas.

Philippe Gaillard et la Vortex, sa voiture le temps d’un week-end. ©Nicolas GOISQUE/NikoPhot

Peux-tu nous présenter ta voiture et le déroulement de la course?

Stéphane Perrin: Ce sont des courses d’endurance, par équipage. Ce week-end nous sommes 2 avec Mathieu Detry, mon équipier belge habituel qui court aussi avec moi pour les 24h series avec 1 ou 2 autres pilotes. Ca se passe toujours par relais, l’idée étant de faire coïncider le relais du pilote avec le plein d’essence. En général avec ces voitures TCR (Touring Car Racing), on fait environ 1h30-1h45, selon la consommation du circuit. Sur un circuit rapide comme celui-ci, on est plus proche de 1h30. Pour la voiture c’est une Audi RS3 LMS, c’est une TCR, ce qu’on appelle une voiture de tourisme. C’est une catégorie très compétitive, ce sont des voitures traction avec un moteur 2L turbo qui développe a peu près 350ch. Le challenge de ces voitures est de conserver les pneus durant les relais. La motricité se passe donc sur les roues avant et on peut avoir des dégradations importantes par rapport à ça. Sur le circuit Dijon-Presnois, les voitures atteignent vers les 245km/h au bout de la ligne droite et sont très rapides en général sur les parties sinueuses. Elles sont très performantes.

Le circuit Dijon-Presnois, une piste rapide qui sera proposée aux pilotes dimanche.

C’est quoi tes ambitions sur ce week-end?

Stéphane Perrin: On vient jamais les mains dans les poches. L’idée c’est toujours de faire le mieux possible, de viser la victoire. On peut compter sur une équipe très professionnelle et des mécanos au tops sur les pit-stops. Avec Mathieu on a déjà démontré qu’il fallait toujours compter sur nous sur ces formats d’endurance quelles que soient les courses. Ce qui est notre point d’interrogation sur ce week-end c’est l’usage des pneus puisqu’on a jamais roulé avec ceux-là. Et comme à une rentrée des classes, on découvre aussi une série, une classe différente; on ne sait pas où se placer. On ne sait pas du tout où se situer par rapport à la concurrence. Mais il faut compter sur nous pour tout donner et avoir le meilleur résultat possible.

Thomas Comparot: Nos objectifs sont toujours les mêmes: aller au bout de la course, des 4 heures. C’est le principal objectif qu’on se donne à chaque fois, et essayer aussi d’être toujours dans les 3 premiers.

Philippe Gaillard (en catégorie UGT): C’est une endurance de 4h. Le premier objectif est de finir et enfin d’être le plus régulier possible. Après je ne connais pas la performance des autres pilotes, ni mon niveau de performance dans cette voiture. On va donc rester pour l’instant dans l’objectivité et dans le plaisir bien sûr.

Comment s’est déroulée cette saison exceptionnelle, avec ces conditions sanitaires, dans le domaine de l’automobile?

Stéphane Perrin: On a eu la chance de courir dans une série relativement bien organisé et qui a un statut professionnel. On a pu passer à travers pas mal de restrictions, en acceptant un protocole sanitaire assez strict, comme tous les sports professionnels. Je te passe le nombre de tests PCR qu’on a effectué! Dès le mois de juin dernier on a pu partir à Portimao. Depuis le début de l’année on a pu réussir à courir à Dubaï et toutes les courses européennes ont pu avoir lieu aux dates prévues. La seule interrogation pour cette saison est de savoir si on va rouler aux Etats-Unis comme prévu. Ca devrait être possible mais on est encore en attente. L’année dernière c’était la seule date où on n’a pas pu aller et qui a été relocalisée en Europe. Après il faut être aussi assez souple: à un mois près on pouvait changer 3 fois de destination pour les courses. Mais on a quand même eu beaucoup de chance de pouvoir dérouler le programme normalement. Cependant ça nous pose certains problèmes notamment au niveau des partenaires et donc du budget puisqu’on peut pas organiser d’évènements. Le deuxième problème est aussi avec nos pilotes qui viennent d’Italie, du Canada qu’on a pas revu. Mais ce championnat s’en est plutôt bien sorti.

Les deux pilotes, Stéphane Perrin et son coéquipier belge Mathieu Detry, posant devant leur voiture. ©Nicolas GOISQUE/NikoPhot

Les 3 dijonnais s’élanceront dimanche, départ à 14h sur le circuit Dijon-Presnois!

Les horaires de la compétition

Le live TV pour suivre la course

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